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Sommaire Novembre - Décembre 2009 :

  • 8 Novembre :
    • GRICCA prolonge ses vacances… studieuses ! : Clic !
      • Et Rome brûla - Catherine SALLES : Clic !
      • D'Ulysse à Lucius, à travers les langues et la culture de l'Antiquité - Jacqueline VILLANI : Clic !
      • Le Christ et César - Joël SCHMIDT : Clic !
      • La Mort en face. Le dossier gladiateurs - Eric TEYSSIER : Clic !
      • 428. Une année ordinaire à la fin de l'empire romain - Giusto TRAINA : Clic !
      • Théodose le Grand (379-395). Le pouvoir et la foi - Pierre MARAVAL : Clic !
      • Les guerres gothiques de Rome - Michael KULIKOWSKI : Clic !
      • Rome et les provinces de l'Europe occidentale - Yann LE BOHEC : Clic !
      • Revue Pallas n° 80 : Rome et l'Occident IIe s. av. - IIe s. ap. J.C. - Collectif : Clic !
      • Rome et l'Occident de 197 av. à 192 ap. J-C. - Collectif : Clic !
      • Rome et l'Occident (IIe s. av. J.C- IIe s. ap. J.C). Gouverner l'Empire - Collectif : Clic !
      • Les cités grecques dans l'Empire romain - Eric GUERBER : Clic !
      • Des Huns et des autres. Histoires et Légendes - André-Paul WEBER : Clic !
      • Le païen, le chrétien, le profane. Recherches sur l'Antiquité tardive - Collectif : Clic !
      • Découvrir les Apocryphes chrétiens - Édouard COTHENET : Clic !
      • Les premiers chrétiens - Bertrand LANÇON et Tiphaine MOREAU : Clic !
      • Les premiers temps chrétiens dans le territoire de la France actuelle - Collectif : Clic !
      • Male mort. Morts violentes dans l'Antiquité - Philippe CHARLIER : Clic !
      • Saint Jérôme de Philippe HENNE : Clic !
      • L’Antiquité au cinéma. Vérités, légendes et manipulations - Hervé DUMONT : Clic !
      • Le péplum - Laurent AKNIN : Clic !
      • L'art de Rome - Cornelia ISLER-KERÉNYI : Clic !
      • L'Art romain - Giandomenico DE TOMMASO : Clic !
      • Les symboles du christianisme ancien. Ier-VIIe siècle - Gérard-Henry BAUDRY : Clic !
      • Revue L'HISTOIRE : Rome au temps de Néron (Hors-série Spécial Murena) : Clic !
      • Magazine CHAMPS DE BATAILLE, Hors-série n°11 (Guerres parthiques de Rome) : Clic !
      • Revue DOSSIERS D'ARCHÉOLOGIE N° 336 : Rome et ses palais : Clic !
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  • 14 Novembre :
    • Qui connaît Pusinius de Pusignan ? : Clic !
  • 12 Décembre :
    • Lacus Planctessus… : Clic !
  • 17 Décembre :
    • Costumes et signes de reconnaissance des premiers chrétiens : Clic !
  • 18 Décembre :
    • GRICCA remplit la hotte du Père Noël : Clic !
      • Dans l'intimité des maîtres du monde - Gilles SAURON : Clic !
      • L'Empire romain et les sociétés provinciales - Jean-Pierre BOST : Clic !
      • Barbares - Immigrés, réfugiés et déportés dans l'Empire romain - Alessandro BARBERO : Clic !
      • Le Péplum, un mauvais genre - Claude AZIZA : Clic !
      • Modes de l'Antiquité grecque et romaine - Eve BERTERO et Milo SAGIS : Clic !
      • Rome et les provinces de l'Occident - Yann Le BOHEC : Clic !
      • Renseignement et espionnage dans la Rome antique - Rose Mary SHELDON : Clic !
      • Le Principat d'Auguste - Frédéric HURLET et Bernard MINEO : Clic !
      • La Gaule selon Strabon - Patrick THOLLARD : Clic !
      • Les Gaulois en guerre - Alain DEYBER : Clic !
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"EMPEREURS ROMAINS"
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8 Novembre 2009
Gricca a écrit :

Ouvrages sur l'Empire romain

Mes vacances s'étant prolongées jusqu'au début octobre, je me suis attelé plus tardivement que prévu à la "récolte" des ouvrages parus récemment sur l'empire romain lesquels se sont révélés assez nombreux. J'en livre ici une large sélection :

  • Et Rome brûla de Catherine SALLES - Larousse, 2009 :

Le 18 juillet 64, alors qu'une chaleur de plomb écrase la capitale de l'Empire, un incendie se déclare. Durant dix jours, poussé par un fort vent du Sud, le feu dévore le quartier du Grand Cirque puis s'étend à la colline de l'Aventin et aux rues populaires du centre. Les vigiles, dépassés par l'ampleur du désastre, assistent impuissants aux progrès des flammes. Quand l'incendie est enfin maîtrisé, plus de 250 000 personnes (sur les 900 000 habitants que compte alors Rome) ont perdu leur logement. Et déjà les rumeurs enflent : certains accusent l'Empereur Néron d'avoir lui-même provoqué la catastrophe. D'autres dénoncent les chrétiens. La colère gronde... .

  • D'Ulysse à Lucius, à travers les langues et la culture de l'Antiquité. Textes et mythes fondateurs de Jacqueline VILLANI - Ellipses Marketing, 2009 :

L'enseignement des "langues et culture de l'Antiquité" en classes préparatoires littéraires a pour objectif d'abord la préparation de la nouvelle épreuve de l'École normale supérieure - un commentaire d'un texte en langue ancienne -, mais aussi, plus largement, elle vise à susciter un retour à la lecture des textes fondateurs de la civilisation occidentale pour les inscrire dans le présent de notre culture. Si les nouvelles consignes prévoient d'aborder les textes par le biais d'une thématique, il est des oeuvres d'une richesse telle qu'elles se prêtent à une pluralité d'approches et illustrent aussi bien la problématique amoureuse ou le rapport à l'étranger que les pouvoirs de la parole, l'esclavage ou l'élaboration d'une religion... C'est le cas de celles qui ont été retenues dans le cadre du présent ouvrage : théâtre, poésie, récits historiques, textes philosophiques, l'Odyssée, Le Banquet de Platon, l'Énéide de Virgile, Les Métamorphoses d'Apulée, etc. C'est à travers ces oeuvres, distribuées en chapitres dont chacun est consacré à une problématique particulière, que l'on découvrira les clés et les passerelles donnant accès à la littérature et la philosophie gréco-romaines : bases (concepts fondamentaux, repères chronologiques, explications pour lire le grec), études de détail - tenant compte de la langue d'origine, de façon à rendre possible une vraie réflexion, si modeste soit-elle, sur la lettre du texte -, ouvertures sur les arts plastiques et la musique... Enfin les oeuvres sont mises en relation avec leurs réécritures et leurs prolongements dans la littérature française. En 1ère comme en 2ème année de classes préparatoires ou de licence ou encore ailleurs, tous ceux qui souhaitent s'initier à la "culture antique" pourront y trouver leur compte et, pourquoi pas, leur bonheur.

et rome brula - catherine salles
 
  • Le Christ et César de Joël SCHMIDT - Desclée de Brouwer, 2009 :

Le Christ et César ! Plus que le face à face de deux figures, plus que l'opposition du spirituel et du temporel, c'est bien du choc de deux univers dont il s'agit, aux origines de notre culture commune. Mais comment le monde romain va-t-il basculer dans le christianisme, se demande Joël Schmidt ? Comment expliquer cette conversionà une autre religion, à une mentalité différente, à des moeurs nouvelles ? Peut-on dire que la sagesse antique a préparé la foi chrétienne ? A travers cet essai où l'histoire rejoint nos propres interrogations, l'auteur aborde les multiples dimensions de cette transition : les croyances, la place des femmes, la question des martyrs, les armées romaines et la non-violences des chrétiens, le sacré et le politique.

  • La Mort en face. Le dossier gladiateurs d'Eric TEYSSIER - Actes Sud; 2009 :

La gladiature est un phénomène économique et social fondamental pour la compréhension de la civilisation romaine. Complexe et diverse, elle est souvent caricaturée pour ne voir dans cette pratique qu’une exaltation des penchants sanguinaires et barbares des Romains. Depuis les premiers auteurs chrétiens, ce phénomène est toujours abordé avec une certaine distance et un a priori moral constant. Pourtant, malgré la condamnation de ces tueries, ce spectacle continue à passionner par le biais de péplums qui s’appuient toujours sur la vision moralisante et voyeuriste du XIXe siècle. Pour éviter ce travers, il est nécessaire de poser certaines questions : pourquoi ce qui n’est au départ qu’un rituel funéraire prend-il une telle ampleur, et pourquoi ces gladiateurs esclaves, qui se révoltent avec Spartacus, deviennent-ils ensuite des volontaires idolâtrés par les foules ? Il convient également de percevoir le caractère fondamentalement technique des gladiateurs : le mirmillon, le rétiaire ou le thrace sont le fruit d’une évolution séculaire et ont leur propre signification aux yeux du public. Ce phénomène doit aussi être apprécié sous l’angle économique : quels ressorts financiers et politiques permettent d’entretenir des milliers de gladiateurs pendant trois siècles ? Cet ouvrage introduit aussi le lecteur dans le ludus, là où vivent et où s’entraînent les gladiateurs, là où leurs armes sont élaborées. On suit enfin les gladiateurs dans l’arène, jusqu’à l’instant crucial où le vaincu remet son sort "entre les mains" du public. Ainsi, en s’appuyant sur les textes et l’épigraphie, sur un corpus iconographique de plus de mille cinq cents représentations de gladiateurs et sur les enseignements les plus récents de l’archéologie expérimentale, il est possible de mieux comprendre la réalité de la gladiature. Par son universalité et sa durée, elle constitue une composante forte de la pax romana, et non une marque de décadence.

[Voyez aussi, sur le site Peplums.info : Clic !]

dossier gladiateurs - eric teyssier
 
  • 428. Une année ordinaire à la fin de l'empire romain de Giusto TRAINA - Belles Lettres, 2009 :

428 est une année sans autre événement mémorable que la chute du royaume d'Arménie, perdu aux confins d'un Empire romain déclinant. Pourtant, cette année ordinaire est loin d'être une année sans histoire : rien n'est fait, rien n'est joué, tout est en train de se faire. Le paganisme s'étiole avec panache, les nouveaux gouvernants ont des noms qui quelques années auparavant auraient semblé barbares. Les temps changent, imperceptiblement : le crépuscule de l'Antiquité devient l'aube du Moyen Age. Renouant avec deux traditions bien antiques, à la fois celle des chroniqueurs et celle des itinéraires circulaires qu'affectionnaient les compilateurs, Giusto Traina propose un tour du monde romain en 365 jours, où le lecteur découvre villes, palais, déserts, monastères et surtout, à côté des grands noms comme Saint Augustin, les figures peu banales et hautes en couleur du chef barbare Genséric, du Sarrasin al-Mundhir, du Copte Chenouté ou encore de l'extraordinaire impératrice Galla Placidia.

  • Théodose le Grand (379-395). Le pouvoir et la foi de Pierre MARAVAL - Fayard, 2009 :

Les seize années du règne de Théodose Ier (379-395) ne furent pas de tout repos. Ce fils d’un général disgracié originaire d’Espagne accéda au pouvoir dans des circonstances tragiques, après une bataille contre les Goths dans laquelle l’empereur et les deux tiers de son armée périrent. Contraint de faire face à des périls tant extérieurs qu’intérieurs – intégrer ces Barbares à l’empire, combattre en Occident deux usurpateurs, Maxime et Eugène –, il a su imposer son pouvoir à Constantinople et en Orient, et apaiser les tensions religieuses qui agitèrent son empire. Son action a été très diversement jugée : si de multiples historiens lui accordent le titre de Grand, d’autres le taxent un peu vite de mollesse ou de fanatisme. Se fondant sur les documents les plus sûrs et les recherches les plus récentes, ce livre se propose de présenter le personnage et son bilan de façon mesurée. Il s’inscrit dans une perspective de réévaluation du règne, en matière législative, politique et religieuse : son action envers les païens et les Barbares, les lois qui tendent à établir le christianisme comme religion d’État et l’application de lois répressives, mais aussi son entourage et son combat contre Eugène. Autant de questions examinées dans cette synthèse qui parcourt la carrière de Théodose et des empereurs contemporains (Gratien, Valentinien II, Maxime, Eugène).

theodose le grand - pierre maraval
  • Les guerres gothiques de Rome de Michael KULIKOWSKI - Editions Autrement, 2009 :

Vers la fin d'août 410, l'armée des Goths, à court de vivres et au bord de la mutinerie, stationne aux portes de Rome affamée. Son chef Alaric n'a plus d'autre issue que de piller Rome. En trois jours, la Ville éternelle succombe... pour la première fois depuis huit cents ans. Cette date de 410 fut longtemps considérée comme marquant la fin brutale de l'Antiquité. Les Goths, des barbares venus de l'est, auraient, en cent ans de guerres incessantes en raison de cultures supposées irréconciliables, attaqué l'Empire romain jusqu'à sa perte. Il n'en est rien. Ce sac de Rome par Alaric vient clore une période de deux cents ans - les IIIe et IVe siècles - au cours de laquelle les Goths, peuples des confins, se sont intégrés peu à peu au monde romain. Rome et les Goths explique, grâce à une relecture critique des textes anciens, les premières mentions des Goths aux frontières du monde romain, leur entrée en relation avec l'immense puissance de Rome et leur riposte violente quand l'armée romaine fut envoyée pour les détruire. Amis ou ennemis de l'Empire, les Goths sont inséparables de l'histoire de Rome, entre invasions et intégration. Une relecture passionnante et provocante de la fin de l'Empire romain d'Occident.

  • Rome et les provinces de l'Europe occidentale jusqu'à la fin du principat. Conquêtes et stratégies de Yann LE BOHEC - Editions du Temps, 2009 :

La première image que beaucoup de peuples européens ont eue de l'Etat romain, ce fut l'irruption de légions ; ce fut la conquête ; ce fut la violence. Pourtant, trés rapidement l'adhésion suivait et la romanité se diffusait. Sans doute parut-il bon d'installer des camps permanents, mais cette stratégie ne fut mise en œuvre qu'à partir de l'époque d'Auguste/Tibère. Pourquoi cette conquête a-t-elle eu lieu ? Quand ? Comment ? Obéissait-elle à une stratégie élaborée ? Quelles tactiques ont été appliquées ? Quelle organisation a suivi ? L'histoire militaire est maintenant bien intégrée à l'histoire générale, liée à l'étude de l'économie (soldes, logistique), de la société (hiérarchie, recrutement), de la culture (romanité), des religions, et à tous les aspects de l'anthropologie.

  • Pallas Revue d'études antiques n° 80 : Rome et l'Occident IIe siècle avant J.-C. - IIe siècle après J.C. - ouvrage collectif, introduction générale de Bernadette CABOURET-LAURIOUX, Jean-Pierre GUILHEMBET et Yves ROMAN - Presses Universitaires du Mirail, 2009. Actes du colloque de la SOPHAU, Lyon 15-16 mai 2009 :

Au sommaire :

  • Introduction généralé ;
  • Prémices : La Gaule avant Rome ;
  • Les voies de l'intégration ;
  • Circulations, échanges et économie ;
  • La romanisation des provinces occidentales et conclusions.
  • Rome et l'Occident, de 197 av. à 192 ap. J-C. - ouvrage collectif, sous la direction de Yves ROMAN - Ellipses, 2009 :

Sicile, Corse, Sardaigne, Alpes, péninsule Ibérique, Gaule, Bretagne.. Cet ouvrage fait le point sur l'avancée de l'Empire romain, et met en avant la diversité des rythmes de la romanisation. Commerce, urbanisation, rôle des élites ; les auteurs décryptent les vecteurs de la romanisation des provinces occidentales. Un empire, un seul modèle, mais quelle unité ? Les contributions montrent clairement qu'il reste des réalités provinciales. Une chronologie générale et une chronologie des empereurs et dynasties complètent l'ouvrage, offrant aux étudiants les outils indispensables à la préparation de la nouvelle question de concours (Capes/Agrégation).

  • Rome et l'Occident (IIe siècle av. J.C- IIe siècle ap. J.C). Gouverner l'Empire - Collectif sous la direction de Frédéric HURLET - PU Rennes, 2009 :

Cet ouvrage collectif étudie les relations multiformes qui se sont établies entre Rome et l'Occident depuis la création des provinces d'Hispanie en 197 av. J.-C. jusqu'à la mort de l'empereur Commode en 192 ap. J.-C. L'espace pris en considération comprend les îles de la Méditerranée occidentale (Sicile, Sardaigne, Corse), la péninsule Ibérique, la Gaule (Cisalpine exclue), la Germanie, les Alpes (provinces alpestres, Rhétie) et la Bretagne romaine. Au coeur des questionnements se trouve le mode de fonctionnement de l'Empire romain. La longue durée retenue - près de quatre siècles - permet de mieux saisir les évolutions qui se manifestèrent dans les régions occidentales en relation avec la conquête romaine et à sa suite, mais aussi les continuités que le passage de la République à l'Empire ne fit pas disparaître. Frédéric Hurlet a réuni une équipe internationale de chercheurs français, allemands et anglo-saxons. Dix-huit contributions ont été rassemblées pour analyser les différents aspects de l'emprise de Rome sur l'Occident dans une perspective qui mêle les approches thématiques et géographiques. Le manuel est divisé en deux parties. La première étudie les structures qui permirent à l'Empire romain de dominer un aussi vaste espace. On y trouve des synthèses sur la loi provinciale, les gouverneurs, l'armée, la circulation des hommes et de l'information, la fiscalité, le cens, l'exercice de la justice et la monnaie. La seconde partie adopte une perspective géographique en étudiant différentes régions de l'Occident dans leurs relations avec Rome. Quatre thématiques principales y sont développées: des synthèses régionales (Lusitanie, Trois Gaules), le statut des cités et des personnes (Gaules), la cité comme cellule de base de l'Empire (Bretagne, Germanie, Rhétie) et la religion (Germanie, Bretagne).

  • Les cités grecques dans l'Empire romain. Les privilèges et les titres des cités de l'Orient hellénophone, d'Octave Auguste à Dioclétien par Eric GUERBER - PU Rennes, 2009 :

L'abondance des privilèges et des titres accordés ou confirmés par les autorités romaines à des cités de la partie hellénophone de l'Empire romain (Egypte exclue), est l'un des traits saillants de la politique impériale entre les règnes d'Auguste et de Dioclétien. Par privilège, il faut entendre "le droit particulier (le statut, le règlement), accordé à une personne ou à une communauté". Ainsi, l'octroi de la liberté (ou éleuthéria) ou encore l'élévation au rang de colonie romaine constituent d'authentiques privilèges, tandis que l'autorisation d'édifier un temple du culte impérial au niveau du koinon (la néocorie), l'obtention des titres de métropole, de cité navarque, de siège de diocèse, ou de "première (cité) de la province", ainsi que l'octroi de concours sacrés doivent être considérés comme la marque d'une gratification impériale (dôréa) sans effet sur le statut des communautés. Les sources modifient notre regard sur une question que l'on croyait résolue : ces titres longtemps considérés par les historiens comme autant de hochets de vanité ont été mis en relation avec l'idée d'une dépolitisation objective des cités grecques en matière de relations internationales, de sorte que s'est établie, de façon plus ou moins consciente, une relation entre la pax Romana, l'assujettissement des cités grecques à l'imperium romain, et l'entêtement d'autant plus grand des cités grecques à lutter pour leur préséance. Or l'esprit agonistique grec et l'aspiration à la primauté qui en découle subsistent en aval de la période de la Paix Romaine puisqu'elle lui survit et même s'exacerbe sous les règnes des empereurs soldats, que ce soient Valérien, Gallien ou Tacite. La loyauté des Grecs vis-à-vis de Rome ne s'est pas manifestée par la seule voie du culte impérial (au sens étroit du terme) comme on le croit communément. Il y eut entre l'empereur et les cités grecques un système d'échange particulièrement efficace, dans lequel l'empereur, respectueux du tropisme grec de la recherche de la primauté, canalisa cette dernière tout en s'imposant en arbitre suprême par le contrôle et le monople des gratifications.

  • Des Huns et des autres. Histoires et Légendes. Révélations sur la saga du Waltharius et des Nibelungen de André-Paul WEBER - Jérôme Do Bentzinger Editeur, 2009 :

Des Huns et des autres. Les Autres, ce sont les Celtes, les Romains, les Francs, les Germains... C'est à partir des héroïques combats lors des grandes invasions et migrations que sont nées les légendes. Dans la vallée rhénane, c'est la saga du Waltharius qui a précédé celle de la chanson des Nibelungen. André-Paul Weber rappelle et démontre après d'autres, que cette dernière a été engendrée par le Waltharius. S'il en est effectivement ainsi, l'épopée des Nibelungen, déjà saga germanique et scandinave, dépasserait largement cette unique géographie pour faire partie, avec la Chanson de Roland, les cycles de la Table Ronde, l'histoire de Tristan et Iseult, du corpus légendaire du patrimoine culturel universel de l'Europe. Savez-vous que la première histoire d'amour de l'Occident se trouve dans le Waltharius ? Que l'empereur romain Constantin a eu la révélation de l'ouverture au christianisme alors qu'il était stationné dans les Vosges ? De même que son intention de fonder l'Empire romain d'Orient à Constantinople ? Que le royaume des Wisigoths en Aquitaine a une de ses sources mythiques dans ce même Waltharius ? Dans ce livre, vous irez à la rencontre de Vercingétorix, César, Arioviste, Varius, Aetius, Sainte Geneviève, Attila, le grand pape Léon, Arminius-Siegfried et bien d'autres héros et dieux de légende ! Ce roman est à lire comme un reportage où règne le souffle épique, mais aussi le récit de folles passions amoureuses, de jalousie, de haine, de vengeance, de conquête du pouvoir et de richesse. Tout comme le transmettaient il y a longtemps les ménestrels, trouvères et troubadours au cours de ces longs siècles où est née notre Histoire.

huns - andre-paul weber
  • Le païen, le chrétien, le profane. Recherches sur l'Antiquité tardive de Benjamin GOLDLUST, François PLOTON-NICOLLET, Jean-Marie SALAMITO (Préfacier), Collectif - PU Paris-Sorbonne, Coll. Religions dans l'Histoire, 2009 :

L'Antiquité tardive (IIIe-VIe siècles) est une époque de profonde mutation. A la survivance de la culture classique se superpose un âge nouveau de la spiritualité, marqué par l'essor et la victoire du christianisme. Quel que soit l'objet particulier d'étude abordé, on ne saurait faire l'économie d'une approche qui tienne compte du fait religieux, omniprésent dans la vie quotidienne et dans la culture de tout romain de l'époque tardive. Dans sa préface, Jean-Marie Salamito revisite la notion même d'Antiquité tardive. Au coeur du monde gréco-latin des IVe-Ve siècles, se durcit le conservatisme culturel des derniers païens, tandis que la culture antique se transmet au christianisme dans des oeuvres profanes, et qu'émergent une société, une littérature et un art proprement chrétiens.

  • Découvrir les Apocryphes chrétiens. Art et religion populaire de Édouard COTHENET - Desclée De Brouwer, 2009 :

Scènes de la vie de la Vierge ou adoration des Mages, enfance de Jésus ou figure de Marie-Madeleine, récits de la vie des Apôtres : les Apocryphes chrétiens ont nourri depuis des siècles l'imaginaire occidental et continuent de fasciner. Spécialiste averti du Nouveau Testament, et en particulier de saint Paul, le père Edouard Cothenet en propose ici une approche systématique et très pédagogique, en tenant compte des découvertes récentes. A leur manière, ces textes permettent de jeter un autre regard sur les chrétiens des premiers siècles, tout en offrant de mieux connaître certaines légendes, images ou ajouts qui n'ont pas été sans influer sur notre manière de percevoir le christianisme. A partir d'une vingtaine d'images commentées, Christine Pellistrandi éclaire de son côté l'apport des Apocryphes à l'art de l'Occident.

  • Les premiers chrétiens de Bertrand LANÇON et Tiphaine MOREAU - Le Cavalier Bleu, Collection Idées reçues, 2009 :

Au sommaire :

  • Introduction ;
  • Les premiers temps ;
  • Les modes de vie ;
  • Les valeurs chrétiennes ;
  • Dans l'Empire romain ;
  • Une culture métissée ;
  • Conclusion ;
  • Annexe.
  • Les premiers temps chrétiens dans le territoire de la France actuelle. Hagiographie, épigraphie et archéologie - sous la direction de Dominique PARIS-POULAIN, Daniel ISTRIA et Sara NARDI COMBESCURE - PU Rennes, Collection Archéologie & culture, 2009 :

Durant les trente dernières années, la recherche a été particulièrement féconde dans le domaine de la diffusion du christianisme et de l'organisation de l'Eglise primitive. Les colloques et les publications ont été nombreux, tant en France qu'à l'étranger, et les avancées très significatives. Toutefois, le phénomène le plus marquant de ces décennies est incontestablement la multiplicationde fouilles préventives en milieu rural comme dans les villes, souvent sur des superficies de plusieurs hectares. Il en résulte une documentation renouvelée et d'une extraordinaire richesse. Le moment semblait donc opportun pour tenter de dresser un bilan, certainement provisoire, sur les premiers temps chrétiens dans le territoire de la France actuelle, en favorisant la confrontation et le croisement des sources écrites et archéologiques.

  • Male mort. Morts violentes dans l'Antiquité de Philippe CHARLIER - Fayard, 2009 :

Il y a ceux qui meurent lentement d'une mort douce, ou attendue. Et il y a ceux qui partent de façon brutale : guerre, crime, catastrophe naturelle, suicide, épidémie, accident, exécution, etc. Grâce à l'examen de squelettes provenant de fouilles archéologiques du pourtour méditerranéen, il est désormais possible de reconstituer, cas après cas, un tableau des morts violentes dans l'Antiquité gréco-romaine. Des récits, des anecdotes, des commentaires historiques permettent de préciser ce descriptif complet. L'auteur s'attache également à étudier le devenir du cadavre des individus partis avant l'heure ou soudainement, centré sur la peur du retour des morts (nécrophobie) : mise à l'écart, démembrement, magie noire, mutilation, etc. A travers ce voyage dans les morts violentes, c'est à une déambulation dans les bas-fonds de la société antique qu'est convié le lecteur, à la recherche d'un étonnant et méconnu côté obscur.

  • Saint Jérôme de Philippe HENNE - Cerf, 2009 :

Le visage est émacié, la bouche crispée, le corps décharné ; les yeux sont brûlants de passion, brûlants d'amour. De son regard, Jérôme scrute les Ecritures, il les creuse, il les griffe, il les laboure pour trouver le vrai visage de Dieu. Rien n'est épargné dans cette recherche, ni l'étude des Lieux saints, ni l'apprentissage de l'hébreu, ni les longues nuits de réflexion. Tout l'agite, sa passion pour Dieu, mais aussi son amour des belles lettres et les ardeurs de la chair. Tout l'inquiète. Le moindre soupçon sur son attachement à la doctrine de la foi le pousse à trahir même ses amis, s'il le faut. Rien ne l'apaise. Depuis le cadre austère de ses communautés à Bethléem, il perçoit les doctrinales et les mensonges proférés sur la vie consacrée. Il ne peut réagir qu'avec violence. Misanthrope, il adore la communauté religieuse. Attaquer celle-ci, c'est l'atteindre personnellement. Non seulement il traduit la Bible, mais il la commente aussi. Il commence par de petits textes prophétiques, comme celui d'Abdias, pour terminer par celui d'Isaïe, un chef-d'oeuvre. Toute cette science ne fut pas seulement acquise dans les livres, elle mûrit dans l'ascèse personnelle. Elle fut le fruit d'une véritable vie de prières. Ce fut un grand maître spirituel. Jérôme, c'est plus qu'un saint, c'est un empire, bouleversé, torturé, mais triomphant. Le découvrir ne laisse pas indifférent.

saint jerome - philippe henne
  • L’Antiquité au cinéma. Vérités, légendes et manipulations par Hervé DUMONT - Nouveau monde éditions, 2009 :

Créant l'illusion de voyager dans le temps, le cinéma a mis dès ses débuts l'histoire à la portée des foules. Cabiria, Spartacus,Cléopâtre, Gladiator ont fait jubiler des millions de spectateurs, et la récente série Rome a confirmé l'engouement du grand public comme des cinéphiles pour un genre haut en couleurs. Mais que sait-on vraiment de ce passé reconstitué à grands frais à Cinecittà, à Hollywood, en Roumanie ou à Ouarzazate ? Est-il éloigné de la vérité des archéologues - ou les mensonges du cinéma ne contre-balancent-ils pas ceux, beaucoup moins innocents, de l'histoire elle-même ? Et si ces films en disaient plus long sur l'époque et la société qui les ont produits que sur les temps anciens ressuscités à l'écran ? Chaque décennie, chaque pays à sa vision propre d'Ulysse, d'Alexandre, de César, de Néron, d'Attila, héros pour les uns, fourbes ou criminels pour les autres. Ces récits des origines sont propices aux confrontations archétypales, à l'instrumentalisation politique. A l'écran, on ne recense pas moins de 2200 films, dramatiques et téléfilms dont l'action se déroule entre la préhistoire et la fin de l'Empire romain d'Occident. C'est cette production réalisée entre 1896 et 2008 que l'ouvrage analyse de manière systématique, en la resituant dans un courant culturel, esthétique, économique et idéologique plus global. Agrémenté de 810 photos rares, il offre une lecture historique des films souvent décapante, doublée d'un éclairage cinématographique stimulant de l'histoire et de ses occultations. En plus d'être une filmographie unique en son genre, il réunit une somme d'informations souvent difficilement accessibles sur une catégorie de films qui n'à, à ce jour, guère retenu l'atttention des historiens francophones.

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antiquite au cinema - herve dumont
 
  • Le péplum de Laurent AKNIN - Armand Colin 2009 :

Empereurs fous, chrétiens jetés aux lions, femmes fatales et jeunes vierges évanescentes, culturistes et gladiateurs, Atlantide et Rome de la décadence... N’arrête surtout pas ton char, Ben-Hur ! Ce genre éminemment « populaire » qu’est le péplum s’est emparé du fonds culturellement « noble » de l’Occident, l’Antiquité et le monde biblique, pour le magnifier en le travestissant. Son côté « phénix », car il finit toujours par réapparaître quand on le croit mort, prouve qu’il porte en lui quelque chose qui nous est nécessaire. Il est de fait l’un des modes privilégiés d’expression des tensions à l’oeuvre dans nos sociétés, vastes cirques où chacun de nous peut se rêver en gladiateur de l’impossible ou en impératrice prête à sortir de son tapis...

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  • L'art de Rome de Cornelia ISLER-KERÉNYI ; Fabienne-Andréa COSTA (Traducteur) - Rouergue, 2009 :

Impossible d'évoquer l'art de Rome sans raconter l'histoire incroyable de cette ville, simple regroupement de huttes sur le mont Palatin devenu capitale d'un empire. Avec l'essor économique et politique de Rome, l'art devient progressivement le langage spécifique d'une société où les univers politique et religieux sont intimement liés. L'art de Rome s'exprime dans toutes les parties de l'Empire, au coeur du pouvoir et dans les régions les plus lointaines, au centre de la cité et chez les riches commanditaires. Il a ainsi produit des monuments aussi divers que l'Ara Pacis au style raffiné, les monuments des provinces impériales aux formes réalistes et expressives, les intérieurs ornés de fresques splendides, les aqueducs symboles de l'ingénierie romaine... Aux côtés de ces oeuvres majeures, les créations artistiques plus modestes et les productions artisanales (petits bronzes, monnaies, objets en verre, bijoux...) expriment de manière authentique la façon de vivre des Romains. Dans ce livre très illustré, l'auteure remonte aux origines des fondements culturels de notre civilisation occidentale.

Citons encore

  • L'Art romain de Giandomenico DE TOMMASO - Le Figaro Editions, Coll. La grande histoire de l'art, 2009.
    et
  • Les symboles du christianisme ancien. Ier-VIIe siècle de Gérard-Henry BAUDRY - Cerfn 2009.

En principe je laisse de côté les bandes dessinées et les revues, d'autres sites se chargeant de le faire, mais je tenais à signaler deux revues hors-série remarquables :

  • Hors-série L'HISTOIRE : Rome au temps de Néron - Dargaud Spécial Murena : www.bedetheque.com
  • CHAMPS DE BATAILLE thématique, Hors-série n°11 - Les premières guerres entre Romains et Parthes : www.zepresse.fr
  • et surtout, par curiosité personnelle, car portant sur Rome et ses palais, le numéro 336 de Novembre/Décembre 2009 des DOSSIERS D'ARCHÉOLOGIE : www.dossiers-archeologie.com

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