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Sommaire Janvier 2009 :

  • [8 Février 2009] :
    • Les Femmes et les Romains montent sur les planches : Clic !
  • 1er Janvier 2009 :
    • Pourquoi Dioclétien s'opposa-t-il aux successions héréditaires ? : Clic !
      • Lui aurait-on forcé la main ? : Clic !
  • 13 Janvier 2009 :
    • La valeur militaire des Romains aurait-elle décliné au fil des siècles ? : Clic !
  • 14 Janvier 2009 :
    • Hadrien et Julien : à l'eau de la claire fontaine Castalie… : Clic !
  • 16 Janvier 2009 :
    • La date du sac de Rome en style romain : Clic !
    • Un bon livre sur la prise de Rome par Alaric : Clic !
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  • 18 Janvier 2009 :
    • Ravenne, une ville bien romaine ! : Clic !
  • 25Janvier 2009 :
    • Julien et le Sénat de Rome : Clic !
  • 26Janvier 2009 :
    • Jésus subit-il l'influence des gnostiques ? : Clic !
  • 28 Janvier 2009 :
    • Monuments romains : le prestige n'a pas de prix ! : Clic !
 
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"EMPEREURS ROMAINS"
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[8 Février 2009]
Virginie Girod a écrit :

Je suis doctorante à l’université Paris IV où je fais une thèse sur l’érotisme et les femmes au Ier siècle. Dans le but de promouvoir la culture latine, j’ai monté un petit spectacle de lecture de poésies antiques, que je connais bien par ma thèse et que j’avais envie de partager avec le public et les passionnés d’histoire romaine.

femmes et romainsfemmes et romains

Les FEMMES et Les ROMAINS
Lectures tirées des œuvres d’Ovide, de Juvénal, de Sulpicia et de Catulle

Représentation exceptionnelle
le 8 Mars à 15h30

Les poètes Romains ont beaucoup écrit sur leurs contemporaines. Réunis dans un banquet hors du temps, Ovide, l’auteur de l’Art d’Aimer, Juvénal, l’écrivain de satires et la jeune Sulpicia, unique poétesse Romaine connue, nous font partager leurs œuvres. La poésie antique n’a jamais été aussi proche de nous, fraîche, drôle, piquante et attendrissante.

Choix des textes et mise en scène : Virginie Girod
Avec : Nathanael Kahn, Roméo Fratti, Isabelle Pellegrin et Rachel Mootien.

MUSEE DES LETTRES ET MANUSCRITS
8 rue de Nesle
75006 Paris
Informations et réservations : 01-40-51-02-25
 
Tarif unique :
9 €, entrée du musée comprise 
 

 
 
 
 
1er Janvier 2009
France a écrit :
J'aimerais beaucoup avoir votre opinion sur cette question :
Avons-nous des indications vraiment certaines sur le fait que cet empereur ne voulait pas d'une succession héréditaire ?
Est que ce ne fut pas la grande erreur de son règne ou tout au moins de sa succession ?
 
 
 
RÉPONSE :

Le refus par Dioclétien du principe de succession héréditaire est bien attesté, sinon par les textes, du moins par le fait qu'il refusa résolument de prendre en considération pour les promotions impériales Constantin et Maxence, respectivement fils du césar Constance et de l'auguste Maximien. Évidemment, Dioclétien étant dépourvu d'héritier légitime, cette décision lui coûtait bien moins qu'à ses "chers collègues".

Était-ce vraiment une erreur ?

Si l'on juge a posteriori, certainement. Mais, si l'on considère la grave crise qu'avait traversée l'Empire pendant le demi-siècle qui avait précédé l'avènement de Dioclétien, on doit reconnaître que le système de succession que celui-ci tenta de mettre en place n'était dénué ni d'intelligence, ni d'intérêt. L'instauration du système tétrarchique, cette promotion "au mérite" d'officiers illyriens, très expérimentés et au patriotisme éprouvé, aurait dû rendre définitivement obsolètes les usurpations et les guerres civiles qui avaient émaillé la période précédente. Il est seulement dommage que Dioclétien n'ait pas prévu que les liens du sang - et les dents longues de jeunes princes ambitieux - auraient infiniment plus de poids que le loyalisme, les serments solennels aux divinités et le sens de l'État. On peut aussi regretter que Dioclétien ait voulu aller jusqu'au bout de sa logique en abdiquant en 305, après 20 ans de règne (de surcroît, en entraînant son vieux frère d'armes Maximien dans sa retraite anticipée). C'était, certes, pousser à son terme la logique de son système (il fallait que la promotion des césars s'effectue avant que ceux-ci soient hors d'âge), mais d'était aussi se condamner à l'inaction si des grains de sable s'en venaient à gripper la belle mécanique institutionnelle qu'il avait mise en place… Ce qui ne manqua pas d'arriver, et le vieil empereur dut assister, impuissant, depuis son palais de Split, à la ruine de l'œuvre de sa vie.

diocletien

Cela dit, le système tétrarchique fut moins le fruit d'une doctrine politique, d'une idéologie, que de circonstances particulières. Il s'élabora progressivement, pour répondre aux nécessités de l'heure. Ayant besoin d'un alter ego pour régenter l'Occident et (surtout) remettre de l'ordre en Gaule, Dioclétien s'adjoignit son vieux pote Maximien. Ensuite, Maximien éprouvant les pires difficultés à contrecarrer les ambitions de l'usurpateur Carausius et Dioclétien ne pouvant faire face efficacement aux révoltes en Égypte ainsi qu'à la menace perse, il fallut bien s'adjoindre des subordonnés : Constance Chlore et Galère. Mais je vous fiche mon billet que si Dioclétien, à cette époque, avait eu un fils, valeureux et intelligent, c'est à lui qu'il aurait d'abord pensé pour lui donner un coup de main !

On voit bien ce qui s'est passé avec les Antonins, au IIe siècle. On entend souvent dire que cette dynastie avait instauré un système successoral basé sur l'adoption. Et il est vrai que Nerva adopta son successeur Trajan, que Trajan adopta (encore que…) Hadrien, qu'Hadrien adopta Antonin et que celui-ci fit de même pour Marc Aurèle. D'accord ! mais ni Nerva, ni Trajan, ni Hadrien, ni Antonin n'avaient engendré de fils. Il leur était donc facile d'adopter leur successeur ! Mais dès qu'un de ces Antonins, en l'occurrence le très sage Marc Aurèle, se trouva dans le cas de faire fonctionner ce prétendu système successoral au détriment de son fils légitime, il y renonça, et ce fut bien son fiston, le sinistre Commode qui lui succéda.

Alors, vous voyez, les principes, c'est bien beau, mais face aux liens du sang, ils ne pèsent pas bien lourd…

 
 
France réécrit :
Merci beaucoup de cette réponse, si rapide.
Je suis auteur de bd et je travaille actuellement sur ce sujet. Cette question est au centre de mon histoire. Si je pouvais comprendre ses raisons, cela me serait infiniment précieux. (…)
De mon point de vue, le refus de l'hérédité est la plus grande faute politique de Dioclétien. C'est ce qui a remis en cause tout son système.
Peut -on imaginer qu'on lui a forcé la main ?
 
 
 
RÉPONSE :

Je ne pense pas que Dioclétien, ce rude et fruste soldat, cet empereur énergique, autoritaire et volontariste, était homme à se laisser forcer la main ni pour quoi que ce soit, ni par qui que ce soit !… Bien sûr, il s'est dit qu'il s'était laissé dicter la grande persécution des Chrétiens par son césar Galère, mais il s'agit sans doute là d'une manœuvre pour dédouaner ce grand empereur, jusque-là assez favorable au christianisme, de cette répression terrible… et absurde autant qu'inutile !

Dioclétien eut d'autant moins besoin de se laisser forcer la main pour refuser l'hérédité des successions impériales que cette disposition s'intégrait parfaitement dans la "militarisation" de la fonction impériale qui s'était imposée progressivement depuis le règne de Claude le Gothique (268-270). Tous les successeurs de ce souverain avaient été des soldats illyriens, sortis du rang, qui, en guise de cursus honorum, avaient gravi, au mérite, tous les échelons de la hiérarchie militaire pour accéder enfin au pouvoir suprême. Il n'est d'ailleurs pas impossible qu'un genre de "tableau d'avancement" ait été établi - de manière plus ou moins occulte, plus ou moins tacite - entre tous ces généraux afin de remplacer sans trop de heurts l'empereur régnant si celui-ci venait à trépasser fortuitement et prématurément (ce qui fut d'ailleurs toujours le cas). Car ces soldats étaient aussi des patriotes sincères. Théoriquement - en pratique, c'était autre chose ! - tous répugnaient aux guerres civiles qui affaiblissaient un Empire déjà assiégé de toutes parts. (Notons que Dioclétien tenta de s'accorder avec Carin, mais devant le refus de celui-ci de partager le pouvoir avec lui, il dut se résoudre à l'affronter).

L'arrivée au pouvoir de Dioclétien marque l'apogée de cette lignée d'empereurs-soldats dont la succession était réglée sous les tentes de l'état-major, sans tenir aucun compte de la famille de l'empereur défunt. Dès lors, pourquoi diantre cet empereur aurait-il été tenté par un règlement de succession qu'il n'avait jamais connu et auquel il ne voyait aucun avantage, pas même sur le plan personnel puisqu'il n'avait aucun rejeton à "placer" ? Pour lui, c'était sans doute l'évidence même : l'empereur devait être désigné "comme d'habitude", parmi les officiers d'état-major. Mais, afin d'éviter les conflits qui pourraient naître d'ambitions contrariées, il convenait que, dorénavant, la succession fût réglée d'avance, selon un ordre connu, accepté et qui respectait les principes de la hiérarchie militaire. Ce fut la Tétrarchie avec ses deux Augustes remplacés au bout de vingt ans par leurs deux Césars.

À mon avis, il ne faut pas voir dans le système mis en place par Dioclétien une innovation, mais plutôt un aboutissement. S'il fut inspiré par quelqu'un, ce fut moins par ses contemporains que par ses prédécesseurs : Claude le Gothique avait, en quelque sorte "adoubé" Aurélien, Aurélien avait distingué Probus, et l'on peut penser que celui-ci avait fait de même pour Carus, dont Dioclétien lui-même avait été le principal lieutenant. Il n'avait donc guère qu'officialisé et systématisé ce principe de succession informel. Et il n'avait eu besoin de personne pour lui souffler l'idée.

 

 
 
 
13 Janvier 2009
Thierry a écrit :

Juste une petite question qui me turlupine (même si c'est plus l'Empire Romain d'Orient) :
Les légions romaines ont été les maîtresses des champs de bataille (discipline, moral, équipement,...) jusqu'à la barbarisation de l'armée (je me trompe peut-être ?)
Pourquoi les empereurs orientaux ou occidentaux n'ont-ils pas essayé d'à nouveau restaurer la bonne vieille discipline légionnaire romaine (à coup de ceps de vignes, entre autres ?) (je pense un petit peu à La Dernière Légion)
N'y pensaient-ils pas ? (pourtant, il devait y avoir des sages connaissant l'art de la guerre et les exploits des ancêtres).
Comme c'était du temps des dieux (les chrétiens n'auraient peut-être pas apprécié ? les écrits étaient-ils perdus ?).

 
 
 
RÉPONSE :

Comme je le répète souvent, je ne suis pas très à l'aise avec les questions relatives à l'histoire militaire romaine : je ne connais pas grand -chose à ce sujet, très vaste et complexe, et j'ai toujours peur de proférer d'énormes bêtises.
Votre question est néanmoins très intéressante : pourquoi la valeur militaire romaine semble-t-elle avoir décliné au fil des siècles ?

Serait-ce seulement un problème de discipline ? Que je sache, le troufion romain du IVe ou du Ve siècle n'était pas moins rigoureusement "dressé" que son prédécesseur des époques glorieuses de l'Empire romain (Ier - IIe siècle), que du contraire ! Il faut dire aussi que le soldat volontaire n'existait plus guère : la piétaille était très majoritairement constituée de paysans recrutés de force, les grands propriétaires "devant" à l'État un nombre fixé d'hommes de troupe. Je vous laisse à penser combien devait être terrible, stricte, impitoyable, la coercition exercée à l'encontre de ces pauvres bougres dont la motivation n'était certainement pas la vertu première. Quant à la science militaire, notons simplement que le seul traité romain consacré à ce sujet dont nous disposons encore, celui de Végèce, date du début du Ve siècle ap. J.-C.… donc d'une époque où l'Empire était déjà bien décadent.

Ceci posé, et mine de rien, je viens de vous indiquer deux pistes pouvant peut-être expliquer les revers militaires de Rome à partir du IVe siècle : la qualité du recrutement n'était plus ce qu'elle avait été, et l'art militaire s'était probablement un peu sclérosé. Je n'ai pas lu l'ouvrage de Végèce, mais si - comme je le pense -, il se contentait de compiler les stratégies et techniques en usage aux temps glorieux de César, de Vespasien ou de Trajan, ses recettes devaient être passablement éculées. Un peu comme si elles étaient tombées dans le domaine public ! Or, de la même façon que les Romains avaient beaucoup appris de leurs désastreuses confrontations avec certains stratèges hellénistiques (Pyrrhus, et même Hannibal qui, quoique Carthaginois, s'inspirait fort de modèles militaires grecs), les "Barbares" avaient tiré de profitables leçons de leurs défaites face aux légions. De plus, nombre de leurs jeunes guerriers s'engageaient au service de Rome, faisaient carrière dans son armée. Ensuite, ils s'en retournaient chez eux, la tête remplie de tactiques "civilisées" qu'ils s'empressaient de transmettre à leurs congénères. En outre, ces transfuges n'ignoraient plus rien des faiblesses de l'appareil militaire du colosse aux pieds d'argile qu'était devenu l'Empire et ils surent en tirer profit lors des futures batailles. De l'espionnage militaire avant la lettre, quoi !

Et qui ces barbares vaguement romanisés devaient-ils affronter ? Outre la masse informe des conscrits très peu motivés, dénués de valeur combative, c'étaient des escadrons d'autres barbares, toujours au service de Rome, qui constituaient désormais l'essentiel de la "force de frappe" romaine. Or, la loyauté de ces mercenaires n'était que proportionnelle au versement de la solde, et ils répugnaient parfois à exterminer des adversaires qui leur ressemblaient tant.

À mon avis, c'est là que se trouve la raison de déclin du prestige militaire romain : dans la barbarisation de l'armée. Les sujets de l'empereur étaient assez peu enclins à défendre un régime qui les écrasait d'impôts, de corvées, de réquisitions. Et d'un autre côté, la quasi-totalité de cette intolérable pression fiscale était consacrée à assurer la défense de l'Empire, soit en payant les services d'alliés barbares - fort peu fiables -, soit en signant avec des peuples menaçants, provisoirement amadoués à prix d'or, des pactes de non-agression, en fait de véritables "chiffons de papier" qui valaient moins que les parchemins sur lesquels ils étaient rédigés et qui étaient généralement dénoncés avant que leur encre ne fut sèche.
Bref, un genre de cercle vicieux… très vicieux !

 

 
 
 
14 Janvier 2009
Nicolas a écrit :

Je lis dans Ammien (livre 22, chapitre 12, 8) qu'Hadrien avait fermé la source prophétique de Castalie et que Julien l'a rouverte. Problème, de quelle source parle-t-on ? Car il existe deux sources du nom de Castalie, une a Delphes, l'autre près d'Antioche.

Merci d'avance de m'éclairer sur cette difficile question.

 
 
 
RÉPONSE :

Je lis en effet dans mon édition "savante" d'Ammien Marcellin :

"Et tandis que se développaient ces pratiques [sacrifices et arts divinatoires] comme en temps de paix, Julien [alors à Antioche], dans sa grande avidité de connaître quantité de choses, s'engagea pour la consultation dans une voie nouvelle : méditant de rouvrir les sources prophétiques de la fontaine Castalie que César Hadrien avait, dit-on, obstruées par une énorme accumulation de rochers - craignant, lui qui avait personnellement appris par une prophétie des eaux qu'il prendrait la tête de l'État, que d'autres aussi reçoivent la même révélation -, Julien décida de transférer les corps inhumés en foule autour de la source, selon le rite par lequel les Athéniens avaient purifié l'île de Délos." (Ammien Marcellin, Livre XXII, 12 - 8, Texte établi, traduit et annoté par Jacques FONTAINE, Éditions Les Belles Lettres, 1996).

Et M. Jacques FONTAINE de préciser, en notes :

  • qu'il s'agit bien de la fontaine Castalie de Daphné, près Antioche, et non de celle, homonyme, de Delphes ;
  • que, comme le relate l'historiographe byzantin Jean Malalas, Hadrien fit effectuer des travaux considérables à Daphné, où il construisit notamment un temple des Sources et institua une fête des Sources ;
  • que, par conséquent, la rumeur voulant que le même Hadrien ait fait obstruer la source prophétique pour éviter que celle-ci ne promette l'Empire à d'autres que lui est "peu convaincante" ;
  • que Julien suivit l'exemple de la purification de Délos (voir Hérodote, 1, 64 et Thucydide, 3, 104, 1) parce que les reliques d'un martyr chrétien, en l'occurrence celles de saint Babylas, transférées là par son demi-frère Gallus, rendaient l'oracle muet. Julien fit donc ramener les restes du saint à Antioche et procéder à cette fameuse purification, mais "les chrétiens auraient contre-attaqué en chantant des psaumes pour abuser les dieux païens - et peut-être en incendiant le temple d'Apollon, selon Julien (…), ou, du moins, selon Jean Chrysostome, (…) en obtenant par l'intercession de saint Babylas que ce temple prît feu".

Si vous voulez mon avis, il avait bon dos, saint Babybel… euh, saint Babylas !

 

hadrien

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Julien dit l'Apostat

 

 
 
 
16 Janvier 2009
France a écrit :

1. (…) Est-il possible de trouver la concordance en année romaine de la date fatidique du 24 août 410 ? Comment les Romains contemporains nommaient ce jour ? Est-ce que "1164 ab urbe condita" est correct ?

 
 
 
RÉPONSE :

Je ne suis pas très sûr de la manière qu'avaient les Romains (surtout ceux du Bas-Empire) de noter les dates. J'ai bien l'impression que la datation Ab Urbe condita (à partir de la fondation de la Ville) n'était pas couramment utilisée, et que la traditionnelle mention du nom des consuls de l'année avait progressivement été remplacée par l'année du règne de l'empereur. Mais je n'en suis pas sûr…

Quoi qu'il en soit, notre 24 Août 410 devrait (sous toute réserve) correspondre :

 
 

2. Et plus généralement y a-t-il de bonnes études sur la manière dont l'empire a reçu le sac de Rome ?

 
 
 
RÉPONSE :

Il existe - mais comme il n'est pas récent, récent, vous ne pourrez probablement vous le procurer que dans votre bouquinerie préférée - un excellent petit livre consacré (surtout) à prise de Rome par Alaric, même si son titre paraît indiquer un sujet plus vaste. Il s'agit de :

  • André PIGANIOL, La chute de l'Empire romain, Éditions Albin Michel, 1964 - réédition : Marabout (Collection le Mémorial des Siècles), 1982.

Cet ouvrage (peu volumineux mais dense) propose une "vue d'ensemble du sac de Rome par Alaric", une topographie de Rome avant et après sa chute, ainsi que des témoignages relatifs à cette catastrophe (prophéties de la ruine de Rome, témoignages sur la société romaine du début du Ve siècle, sur la guerre d'Alaric et le siège, et sur les réactions païennes et chrétiennes après la prise de la ville).

 

chute empire romain - andre piganiol

RÉACTION À CE COURRIER :
La Cité de Dieu
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