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Sommaire Juillet-Août-Septembre 2008 :

  • 4 Juillet :
    • Encore un petit coup de vieux pour Jésus ! : Clic !
  • 6 Juillet :
    • GRICCA - Sélection de livres sur l'Empire romain : Clic !
      • La ruine du monde antique - Georges SOREL : Clic !
      • L’antiquité romaine au Portugal - Jorge de ALARCÃO : Clic !
      • Aureliani de Lyon - Nicolas PARISOT, Michel PRIEUR & Laurent SCHMITT : Clic !
      • Empires. Antiquité et Moyen Age - Frédéric HURLET : Clic !
      • Empire chrétien et Église aux IVe et Ve siècles - Jean-Noël GUINOT et Fr. RICHARD : Clic !
      • La province romaine Gaule lyonnaise - Yann Le BOHEC : Clic !
      • Rome antique retrouvée - Jean-Claude GOLVIN et Frédéric LONTCHO : Clic !
      • Guide de la Rome antique - Philip MATYSZAK : Clic !
      • Urbi et Orbi - Roman des temps postnéroniens - Célestin ALBIN de CIGALA : Clic !
      • Les mystères de Pompéi - Cristina RODRIGUEZ : Clic !
  • 11 Juillet :
    • À la recherche de l'édit de tolérance de l'empereur Julien : Clic !
  • 13 Juillet :
    • Gallien remonte sur les planches… : Clic !
2e PAGE
  • 13 Juillet :
    • Acquérir une vraie fausse mosaïque romaine ?… : Clic !
  • 6 Août :
    • Un événement marquant de 391 ap. J.-C.… : Clic !
  • 20 Août :
    • L'Histoire sainte comme bouche-trou ? : Clic !
    • Mithra à la place de Jésus ? : Clic !
  • 3 Septembre :
    • Un Jules (plutôt replet) repêché dans le Rhône ! : Clic !
  • 7 Septembre :
    • Jésus, le gommeux à gomina : Clic !
  • 15 Septembre :
    • Silences et non-dits de l’Histoire antique d’Emmanuelle GRÜN : Clic !
  • 21 Septembre :
    • GRICCA - Quintia Crispilla ou Cornelia Praetextata ? Qui était l'épouse de Maxime Pupien ? : Clic !
  • 26 Septembre :
    • Britannicus, double descendant d'Antoine : Clic !
 
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"EMPEREURS ROMAINS"
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4 Juillet 2008
Jean-Charles a écrit :
(…) D'après Daniel MASSE, Jésus serait né en l'année 739 de la fondation de Rome, à Gamala. Et il notait que "tous les christs sont de Bethléhem" (L'Enigme de Jésus Christ, tome I, ch. premier, C 4).
 
 
 
RÉPONSE :

Pour la date de naissance de Jésus, je crois que, faute de preuves décisives, tout le monde y va de sa petite hypothèse personnelle, plus ou moins étayée d'érudition… Personnellement - et compte tenu que la date que je propose (9 av. J.-C.) relève davantage de la boutade esotérico-parodique que de la science -, je serais assez tenté la repousser aussi loin que Daniel MASSÉ. En effet, jamais un rabbbi aussi jeune que celui présenté par les Écritures n'aurait eu l'audience qu'ils imputent d'autre part à Jésus. Surtout s'il était célibataire et sans enfants !…

Quelque part dans les Évangiles, des docteurs de la Loi reprochent à Jésus de se permettre leur faire la morale alors qu'il n'est un jeunot n'ayant "pas encore atteint la cinquantaine". Quelle aurait été leur attitude face au Jésus de 25 ans bien tassés de l'Évangile selon Luc, ou même face à celui de la majorité de nos érudits, qui n'aurait guère eu "que" 34 ou 35 ans au moment de sa crucifixion ?

 

 
 
CONCLUSION JEAN-CHARLES :

Jn VIII, 57 : "Les Juifs lui dirent alors : « Tu n'as pas cinquante ans et tu as vu Abraham ! »"

ll est amusant pour moi d'évoquer Daniel Massé avec vous, car c'est en lisant ses volumes sur l'énigme de Jésus-Christ et en recherchant je ne sais plus quelle précision sur un moteur de recherche que j'avais découvert votre site.
Pour Jésus, "né avant lui-même" comme Hugo habitait en son avenue, il est certain que ce ne pouvait être un jeune homme (dans une société patriarcale de surcroît) comme le veut la datation officielle.
Mais finalement, la date officielle - sans doute sans que le, ou plutôt les moines qui la fixèrent ne s'en doutent - réalise un compromis entre l'incertaine vraie date de la naissance de Jésus et celle d'événements dits "conscrits" de celle-ci, qui eurent lieu bien après. Le plus drôle, c'est que les rédacteurs des évangiles n'avaient pas conscience de la chronologie précise - et comme vous le soulignez souvent dans vos pages s'en souciaient sans doute fort peu - des événements historiques qu'ils rattachent à l'histoire de Jésus (comme le recensement pour avoir un christ né à Bethléem), mais que dire alors de ceux qui des siècles après ont fixé la date officielle dans leurs grimoires savants !
Comme quoi les voies du Seigneur des annales sont impénétrables !

 
 
 
 
6 Juillet 2008
Gricca a écrit :

Quelques livres sur l'empire romain

Voici quelques livres sur l’empire romain en complément de ma précédente liste du mois de mai :

  • La ruine du monde antique - conception matérialiste de l'histoire de Georges SOREL, Éditions Pardès, 2008

Il s’agit d’une réédition d’un ouvrage de 1902 (1ère édition).

Je n’ai pas encore pu me procurer cet ouvrage, qu‘il me semble avoir lu il y a fort longtemps.

  • L’antiquité romaine au Portugal de Jorge de ALARCÃO, Pluvia Nocturna, 2008

Introduction et synthèse de la recherche historique et archéologique sur l’Antiquité romaine au Portugal, cette œuvre de Jorge de Alarcão reste une référence incontournable pour qui s’intéresse conjointement à cette période de l’histoire et à cet espace du globe. Abordant aussi bien l’histoire événementielle et politique que la culture matérielle des hommes de ce temps, ce livre introduit les problématiques qui sous-tendent l’état de nos connaissances et les développements de la recherche historique et archéologique de cette aire spatio-temporelle.

  • Aureliani de Lyon - monnaies romaines de Nicolas PARISOT, Michel PRIEUR & Laurent SCHMITT, Éditions les Chevau-Légers, 2008

« Aureliani de Lyon » s’adresse autant au lecteur qui ne connaît rien aux monnaies qu’au spécialiste de l’atelier monétaire de Lyon ! Car Lyon, « antique capitale des Gaules », est aussi un atelier monétaire de l’Empire romain. Aurélien, Séverine, Tacite, (Florien), Probus, Carus, Numérien, Carin, Magnia Urbica, Dioclétien, Maximien, Constance, Galère prennent vie. Ces monnaies sont le lien direct avec vos ancêtres, qui ont effectivement utilisé ces pièces tant pour payer, économiser, récompenser, que pour connaître le visage de leurs empereurs, les dieux qu’ils priaient, les grands évènements des règnes. Une monnaie romaine, l’Histoire dans la main.

  • Empires. Antiquité et Moyen Age, analyse comparée - sous la direction de Frédéric HURLET, Presses Universitaires de Rennes, 2008.

L'empire est une forme d'État qui est attestée tout au long de l'Antiquité et du Moyen Âge, mais qui a été peu souvent étudiée en tant que telle en raison des succès rencontrés en Europe occidentale par l'État-nation. Loin de toute visée encyclopédique, cet ouvrage collectif a pour objet de définir en tant que structure politique la notion d'empire à partir d'une sélection qui invite à la comparaison.
Ont fait l'objet d'une synthèse rédigée par des spécialistes reconnus les empires suivants : l'Assyrie, Athènes au Ve siècle, les Séleucides, Rome depuis la République jusqu'à la fin de l'Antiquité, Byzance, les Carolingiens, le Saint-Empire romain germanique, Gênes, le califat abbasside, les Almoravides et le califat almohade. Une analyse comparée a été tentée à l’aide d’un argumentaire qui a conduit à traiter de façon systématique dans les onze contributions les trois questions suivantes : la terminologie utilisée durant l’Antiquité et le Moyen Age pour désigner ce que nous appelons un empire ; le mode de fonctionnement politique, administratif et militaire de la structure impériale ; la manière dont les idées, informations, objets ou personnes circulaient dans l’espace impérial depuis le(s) centre(s) du pouvoir vers les périphéries ou dans l’autre sens.
Les réponses liées à chacun des empires étudiés ont fait apparaître cinq traits communs : sentiment de s’inscrire dans une continuité historique ; existence d’un ou plusieurs pouvoirs centraux forts dont l’exercice passait par le commandement militaire, la délégation de compétences et l’alliance avec des pouvoirs locaux ; mise en relation de ce(s) centre(s) avec les périphéries ; prétentions à l’universalisme ; identité impériale au sein d’espaces étendus marqués par une diversité ethnique, politique et culturelle.
L’ensemble de ces cinq caractéristiques, ou en tout cas la majorité d’entre elles, se sont combinées et articulées d’une manière et sous une forme qui sont propres à chacune des entités politiques étudiées dans cet ouvrage. Il faut à ce titre cesser de raisonner par référence à un idéal-type qui serait à identifier avec l’Empire romain ou les empires coloniaux de l’époque contemporaine et à l’aune duquel les autres empires, antérieurs et postérieurs, seraient à évaluer. La référence à l’Antiquité et au Moyen Âge témoigne de la variété des expériences historiques dont chacune engendra une forme spécifique d’empire.

  • Empire chrétien et Église aux IVe et Ve siècles intégration ou « concordat » ? Le témoignage du Code Théodosien - Textes rassemblés et édités par Jean-Noël GUINOT et François RICHARD, Institut des sources chrétiennes, Les Éditions du Cerf, 2008

En 312, à la surprise générale, Constantin s’est déclaré chrétien, et peut-être l’était-il depuis 311, mais il n’existait encore, et pour cause, aucun modèle de l’empereur chrétien, ni, du côté de l’Église, aucune théologie politique approfondie. Les relations entre pouvoir impérial et Église furent donc mises en œuvre dans l’empirisme, ce qui les rend d’autant plus intéressantes à observer, car les principes qui les régulent sont plus sous-jacents et implicites que conscients et délibérés. Certes, le pouvoir romain ne se contente pas de reconnaître l’Église, il la reçoit. Ce rapprochement est plus qu’une simple juxtaposition dans une neutralité bienveillante : en reconnaissant qu’ils procèdent tous les deux du Dieu chrétien, le pouvoir impérial et l’Église trouvent en lui leur solide principe d’union. De ces relations, un témoignage direct et, chose exceptionnelle dans nos sources religieuses, émanant non pas de l’Église mais du pouvoir romain, est fourni par les lois religieuses du Code Théodosien. Elles situent l’Église dans l’Empire, lui fixent sa place, lui assurent des privilèges mais aussi, en contrepartie, un certain contrôle impérial. Ainsi se dessina la genèse de l’union du trône et l’autel qui fut pour des siècles une donnée cardinale de l’histoire de l’Occident, le cadre dans lequel « nous sommes devenus chrétiens » [Paul Veyne].
Le colloque de Lyon [octobre 2005] s’est consacré, à partir de divers exemples, à l’analyse de cette genèse.

  • La province romaine Gaule lyonnaise (Gallia Lugudunensis) de Yann Le BOHEC, Ed. Faton, 2008

Sommaire : Chapitre 1 : La création de la province ; Chapitre 2 : Les déséquilibres : les villes et l’urbanisation ; Chapitre 3 : Les déséquilibres : les agglomérations secondaires et les campagnes ; Chapitre 4 : Les déséquilibres : la richesse et la pauvreté ; Chapitre 5 : Celtes, Romains et Gallo-romains ; Chapitre 6 : Vers la dissolution de la province.

J’ai pu regarder ce beau livre bien illustré, mais son prix m’a dissuadé l’achat, d‘autant que je possède déjà différents ouvrages sur cette partie de la Gaule.

  • Rome antique retrouvée. L'Urbs, Ostie, Villa Hadriana, Palestrina, Villa de Tibère - aquarelles de Jean-Claude GOLVIN, photographies de Frédéric LONTCHO, Éditions Errance, 2008

Promenades archéologiques - Rome antique retrouvée. Cette promenade, du Forum au Palatin, de la Villa d’Hadrien à celle de Tibère, du temple de la Fortune au port d’Ostie, permet d’admirer ce que furent les monuments de la Rome antique et de contempler les ruines actuelles dans leur splendeur. Les restitutions font ressurgir des ruines les temples et les palais, les cirques et les théâtres, comme les quartiers d’une ville qui, pendant cinq siècles, voulut posséder tout ce que le monde pouvait construire de plus grand et de plus beau. Le dialogue entre la restitution et la photographie offre une approche originale au-delà du temps et renouvelle la vision de la capitale des Césars pendant les premiers siècles de notre ère.

  • Guide de la Rome antique de Philip MATYSZAK, Éditions du Panama, 2008

Découvrez la cité des Césars pour cinq deniers par jour.
Sommaire :
I. S’y rendre : Puteoli, En route ;
II. Les abords de Rome : Villas, Aqueducs, Sépultures, Le Pomœrium, Remparts & portes ;
III. Sur place : Où séjourner : les sept collines, Hébergement, Équipements sanitaires, Urgences médicales, Code vestimentaire, Nourriture ;
IV. Sortir : Dîners, Rencontres, Patronymes romains, Organisation sociale, Esclaves, Famille ;
V. Shopping : Où faire ses courses, Change, Achats, Édiles ;
VI. Ordre public : Prétoriens, Cohortes urbaines, Vigiles, Crime, Tribunaux, Prison, Châtiments ;
VII. Spectacles & distractions : Le Colisée, Le Circus Maximus, Théâtre, Prostitution & maisons closes ;
VIII. Religion : Temples à visiter, Le Panthéon, Fêtes religieuses ;
IX. Monuments incontournables : Le Forum Romanum, L’Arc de Titus, Forums impériaux, Colonnes triomphales, Le Tombeau de saint Pierre, Thermes ;
X. Balades romaines : Le Palatin, le long du Tibre, Le Champ de Mars ;
Carte, Phrases utiles, Note de l’auteur, Crédits photographiques.

Un petit livre original traduit de l’anglais.

J’ajoute deux romans qui nous plongent dans l‘ambiance de l‘empire romain :

  • Urbi et Orbi - Roman des temps postnéroniens par l'abbé Célestin ALBIN de CIGALA, Belles Lettres, 2008

La fin de Quo Vadis ? voyait Marcus Vinicius et Lygie, sauvés des griffes de Néron. Pierre marchait dignement vers le supplice et prononçait au seuil du trépas la bénédiction solennelle : "Urbi et orbi". Tout était bien sur terre et aux cieux. Pas pour longtemps. Alors qu’il n’attend plus que la venue de l’apôtre Jean pour célébrer son union avec sa bien-aimée, Marcus doit prendre le commandement d’une légion dans la Judée révoltée. Quant à Lygie, la voici envoyée en Judée elle aussi comme… grande Vestale auprès de l’armée d’Orient. Les deux fiancés se retrouvent dans l’arène romaine. Échapperont-ils aux crocs des lions ? Aux flammes de Jérusalem ? Aux laves de Pompéi où ils cherchent un asile à leur amour impossible ? C. Albin de Cigala, docteur en théologie et traducteur du best-seller d'Henryk Sienkiewicz, poursuit les aventures inachevées de Marcus et de Lygie dans ce roman plein de bruit et de fureur.
Urbi et orbi
est la suite du Quo Vadis ? d'Henryk Sienkiewicz. L'ouvrage, jamais réédité depuis 1904, est accompagné d'une préface, d'un dossier et d'une chronologie de Claude AZIZA.

  • Les mystères de Pompéi - Une enquête de Kaeso le prétorien, de Cristina RODRIGUEZ, Éditions du Masque, coll. Labyrinthes, 2008

En l’an 31, l’empereur Tibère, désabusé et las des intrigues de Rome, se retire à Capri. Une fin de règne délétère commence, sur laquelle plane l’ombre du terrible Séjan, préfet du prétoire, à qui l’empereur a confié le pouvoir, et dont l’ambition est sans limite… Personne n’ose s’opposer à ses hommes de main. Personne ? C’est oublier Kaeso, jeune centurion du corps des prétoriens impériaux, une tête brûlée, qui a le courage de s’insurger. Expédié à Pompéi comme chef de la police, il y découvre un climat de tourmente et plonge dans l’œil du cyclone. Devant l’urgence, Kaeso se lance à corps perdu dans un enquête serrée et tente de déjouer un complot qui pourrait bien viser l’héritier du trône, un certain Caligula. Le jeune homme a heureusement de précieux alliés : Io, son fidèle léopard; les gardes germaniques - ses frères d’armes; Hildr, sa mère, guérisseuse le jour et magicienne la nuit; et enfin sa propre cousine, la ravissante Concordia, très bien informée des secrets de la Cour …Le prétorien en aura bien besoin.

GRICCA

 

 
 
 
11 Juillet 2008
Catherine a écrit :

Je suis, depuis longtemps, à la recherche du texte exact de l'édit de tolérance de l'empereur Julien ("l'Apostat"), édicté, si je ne m'abuse, à Paris.
Pourriez-vous me confirmer que c'est bien exact (Paris) et, à défaut du texte lui-même, m'indiquer à quelle source je pourrais le trouver (dans Ammien ?).

Merci de votre obligeance.

 
 
 
RÉPONSE :

(…) Disons-le tout de suite aucun texte des "édits de tolérance" de Julien ne paraît nous avoir été conservé. En fait, c'est toute sa législation qui aurait été soigneusement expurgée des codes compilés ultérieurement, sous des empereurs "très chrétiens" et donc très peu favorables à Julien et à ses mesures réformatrices (d'autres diraient "réactionnaires"). Et c'est bien là qu'est le hic : les textes ayant disparu, on ne sait trop combien d'édits de ce genre furent publiés, ni où et à quelle date.

J. BIdez, l'un des plus éminents biographes de Julien, pense que Julien publia un premier édit de tolérance à la fin de l'année 360, alors qu'il se trouvait à Vienne (sur le Rhône, pas sur le Danube). Mais cette hypothèse ne trouve pas grâce aux yeux d'André Piganiol (L'Empire chrétien, PUF), qui estime quant à lui - à mon avis non sans raison - que Julien, à ce moment en lutte contre Constance, se borna à instaurer un climat de tolérance en Gaule, sans prendre encore la peine de légiférer à ce propos.

Plus tard, en 362, à Constantinople, l'empereur publia (probablement, précise Piganiol) un édit qui ordonnait la restitution aux temples païens des biens et des revenus que les chrétiens avaient accaparés durant les règnes de Constantin et de ses successeurs. Un autre édit permit encore le retour dans leur diocèse des dignitaires chrétiens qui avaient été exilés par Constance. L'existence de cet édit est confirmée par Théophylacte d'Achrida (ou "le Bulgare"), un obscur historiographe byzantin du Xe siècle, qui précise également qu'il fut affiché à Alexandrie le 9 février 362.

On trouve cependant un écho de ces mesures chez un historien moins confidentiel, en l'occurrence chez Ammien Marcellin (Histoires, livre XXII, 5) : "(…) Par des édits clairs et formels, il enjoignit de rouvrir les temples, et d'offrir de nouveau des victimes aux autels abandonnés. Pour assurer l'effet de ces dispositions, il convoqua au palais tous les évêques divisés entre eux de doctrine, et les représentants des diverses sectes qui partageaient le peuple, et leur signifia, bien qu'avec douceur, qu'il fallait que les disputes cessassent, et que chacun pût sans crainte professer le culte de son choix. S'il se montrait si tolérant sur ce point, c'est qu'il comptait bien que la liberté multiplierait les schismes, et que de la sorte il n'aurait pas l'unanimité contre lui, sachant par expérience que divisés sur le dogme les chrétiens sont les pires des bêtes féroces les uns pour les autres.' (Traduction site agoraclass.fltr.ucl.ac.be)

julien l'apostat
Ces mesures tolérantes sont aussi confirmées par les témoignages d'auteurs contemporains. Lucien Jerphagnon en cite quelques-uns dans sa merveilleuse biographie de Julien (qui vient d'être rééditée). Je ne puis résister au plaisir de citer celui de l'ineffable Grégoire de Nazianze, qui vaut son pesant de mauvaise foi : "Sa bonté était pleine de dureté, sa persuasion était violence, son indulgence servait d'excuse à la cruauté (…) Entre autres motifs, il voulait refuser aux athlètes [de Dieu] les honneurs du martyre. Aussi fait-il en sorte d'user de la violence sans en avoir l'air, de nous faire souffrir sans que nous puissions recueillir l'honneur d'avoir souffert pour le Christ (…) Dans l'intention de priver les chrétiens d'une grande gloire (…) ce qu'il attaque, avant tout, c'est notre réputation. Il le fait sans grandeur. Contrairement aux autres persécuteurs, il ne publie pas son impiété par un édit de poursuites ; à défaut de se conduire en roi, il ne se comporte même pas en tyran à notre égard, pour se parer du crime qu'il commettait en faisant violence à la population du monde et en opprimant une doctrine qui est supérieure à toutes les autres.” (cite par Lucien JERPHAGNON, Julien dit l'Apostat, Seuil, 1986).
Et Lucien Jerphagnon de conclure : "Le propos sincère de Julien était perçu comme doucereux et tordu. Sa mansuétude devenait méchanceté au second degré. Incroyable raffinement, n'est-ce pas ? dans la noirceur : Julien privait les chrétiens du martyre, qui agit comme une semence ; il les frustrait de la palme et de la couronne, qui suscitent une si généreuse émulation. (…) Bref, Julien est persécuteur parce qu'il n'a pas persécuté. Julien est un empêcheur de mourir en gloire, et, aux yeux de Grégoire, c'est une cruauté impardonnable." (Lucien JERPHAGNON, op. cit.).
 
julien dit l'apostat
 
 
 
13 Juillet 2008
Julien Bouchard-Madrelle a écrit :

Une belle aventure commence ! Un empereur romain renaît !

Les 18 et 20 décembre prochains, la pièce de théâtre intitulée "Gallien" sera montée au Théâtre des Hauts de Seine à Puteaux (700 places). La mise en scène sera de Colette Louvois, directrice artistique de l'Ecole de Théâtre de Paris et des comédiens pro participeront à cette grande aventure. La mairie du 1er arrondissement soutient activement cette pièce et a demandé à la maison du geste et de l'image de l'accueillir deux autres soirées, le même mois.

Gallien fut un empereur romain qui eut la malchance de régner à une époque où l'empire sombrait et était envahi de tous côtés ( 253 à 268 après JC). Esprit éclairé, grand réformateur, il a été confronté à la calomnie et il a beaucoup douté quant à sa mission. Gallien, c'est un aigle trop noble entouré de vautours trop affamés.

Je suis l'auteur de cette pièce.

Pour donner une suite, une ampleur à cet évènement, à cette pièce que nous monterons certainement dans d'autres lieux (toute proposition à ce sujet sera la bienvenue), nous vous proposons un partenariat (avec financement à échelle humaine). Votre logo apparaîtrait nettement sur l'affiche du spectacle mais aussi, si vous êtes créateur, nous mettrions en valeur vos créations sur la scène du spectacle (bijoux, éléments de décorations etc., style antiquité romaine).

gallien

Pouvez-vous contacter Colette Louvois, metteur en scène, à l'adresse suivante :

ecoledetheatredeparis@cegetel.net
116 rue Rambuteau
Paris

Un grand merci pour une aventure qui ne fait que commencer !!