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Décembre 2007 (page 3/3)

Sommaire de Décembre : Clic !

Durant les mois de décembre 2007 et de janvier 2008, des problèmes de connexion internet ont perturbé la réception de mon courrier et m'ont empêché gérer celui-ci avec la célérité que la politesse requiert.

Je présente mes excuses, les plus plates et les plus sincères, à tous les correspondants qui auraient reçu tardivement la réponse qu'ils attendaient, ou - ce qui est encore pire - qui l'attendent toujours, leur courriel s'étant égaré dans les nébuleux méandres de la Toile.

Le webmaster, Lucien J. Heldé - 6 février 2008.

 
 
10 Décembre 2007
Jean-Philippe nous écrit encore ceci :

(…) J’ai toujours été intrigué par celle de savoir comment les riches Romains et les empereurs pouvaient mettre à l’abri des concupiscences les immenses tas de sesterces métalliques en or, en argent ou en bronze qu’ils avaient accumulés. J’imagine que les chambres fortes des particuliers, comme celles des empereurs d’ailleurs - celles de la BIR (la Banca Imperialis Romana) - devaient être à peu près aussi résistante aux effractions que des décors d’Hollywood en contreplaqué, leurs coffres aussi inviolables que l’armoire à confiture de ma grand-mère et leurs serrures de sécurité aussi sûres qu’un anti-vol de vélo… D’autant que la monnaie-papier étant encore à inventer, lorsqu’il fallait payer - et ce de manière courante -, des factures de plusieurs centaines de milliers, voire de plusieurs millions de sesterces - pour l’organisation de jeux avec gladiateurs par exemple -, c’étaient sûrement des convois entiers de chars à bœufs qu’il fallait affréter pour transporter ces masses de monnaie, non ? Et tout le monde n’avait peut-être pas la possibilité d’entretenir une garde armée pour assurer et surveiller l’intégrité de ses richesses en liquide ! Sans compter les énormes quantité de métal qu’il fallait annuellement extraire, fondre et travailler par tout l’empire et importer, rien que pour la fabrication de la monnaie, sans doute des milliers de tonnes ! Bien évidemment, la même question se pose pour toutes les époques antérieures et ultérieures, non seulement jusqu’à l’invention de la banque mais surtout jusqu’à celle des aciers Krupp, non ?
Avez-vous quelques lumières à ce sujet ? Je serais bien heureux d’en être éclairé…

 
 
 
RÉPONSE :

Je vous avoue ma perplexité… D'après le peu que j'en sais, le trésor de guerre de Rome était stocké dans le temple de Jupiter Capitolin. On raconte d'ailleurs que, parmi bien d'autres trophées, le trésor du Temple de Jérusalem s'y trouvait encore lors de la prise de Rome (en 410) et que les hordes d'Alaric s'en seraient emparé. Mais ça, j'ai peu de peine à le croire : tous ces sacrés bibelots devaient avoir été fondus et monétarisés depuis belle lurette. Depuis le temps que l'Empire romain était dans une épouvantable dèche financière !
Mais le Temple de Jupiter était-il pour autant le "Fort Knox" des Romains ? Là, c'est une autre question… dont je n'ai pas la réponse.

Je crois savoir que les émissions des monnaies (du moins celles d'or et d'argent) furent centralisées à Rome jusqu'au milieu du IIIe siècle. Il fallait donc bien que le métal précieux fût entreposé quelque part dans la Ville. Après avoir été frappées à Rome, les monnaies circulaient dans l'Empire… d'une façon qui - d'après ce que j'ai cru comprendre de mes lectures - fait l'objet de maintes et âpres controverses entre les spécialistes de l'histoire économique. Et comme je suis à peu près aussi à l'aise en économie qu'un poisson rouge hors de son aquarium, je préfère ne pas trop m'avancer.
Il semble toutefois généralement admis que le monnayage était prioritairement destiné à l'armée. L'argent est le nerf de la guerre, n'est-ce pas ? Ceci explique que, dans certaines zones peu ou pas militarisées, les espèces anciennes restaient très longtemps en circulation. On peut donc penser que les fonds étaient acheminées jusqu'aux frontières par des convois fortement sécurisés - et que l'on privilégiait les itinéraires terrestres, la navigation étant si aléatoire. Ensuite, la monnaie circulait : les soldats touchaient leur solde, la dépensaient auprès de particuliers, ceux-ci en reversaient une bonne partie au fisc, et la boucle était bouclée.

 

 
 
Jean-Philippe réécrit :

(…) Quant à la manière des Anciens de thésauriser, de mettre à l’abri leurs richesses en espèces sonnantes et trébuchantes, de les transporter, etc., bref quant à l’histoire de l’économie et des échanges, bien sûr vous ne pouvez l’inventer. Et il est certain que c’est un aspect qui manque dans les livres, même les mieux documentés, que l’on peut lire sur la civilisation romaine. Connaissez-vous par exemple l’étude très approfondie de Marcel Le Glay (hélas aujourd’hui décédé) parue en deux tomes en 1992 chez Perrin, dans la collection « Tempus », intitulée Rome ? Là non plus on ne trouve pas de réponse à ce genre de question qui pourtant ne manque pas d’intérêt. D’autant que l’on ne peut, à mon sens, bien comprendre une civilisation sans se pencher sur tous les détails de sa vie matérielle et sur les modalités exactes des échanges internes autant qu’externes qui faisaient son pain quotidien. Car, un exemple entre mille, c’est bien l’invention du crédit et de la lettre de change qui, seule, a permis à la partie occidentale de l’humanité, après quelques millénaires d’une vie qu’on pourrait qualifier de quelque peu végétative, de s’extraire de sa gangue antique, pour prendre un immense essor à partir des XIVe, XVe siècles ; essor qui aboutira au capitalisme complètement développé du XIXe, avec ses conquêtes et… ses horreurs !
Bien que de telles inventions « silencieuses » aient permis l’accouchement d’un monde, est-ce que cela ne semble pas dérisoire comme sujet d’étude aux esprits qui survolent le monde depuis de trop grandes hauteurs et dont les ailes ont trop d’envergure pour se permettre de se poser à terre afin d’aller y chercher pitance ?
L’on pourrait prendre mille autres questions de la sorte : comme celle de savoir comment et qui a eu un jour cette idée proprement géniale dans sa simplicité et son insurpassable efficacité de découper sa langue (un dialecte phénicien ?) en ses sons constitutifs, donc en unités phoniques, et, constatant leur nombre ridiculement petit, à peine deux dizaines, d’attribuer à chacun un signe simple et caractéristique, toujours le même, la lettre. Quel progrès, quelle libération, d’abord pour les échanges commerciaux, laissant à des milles derrière lui la vieille écriture cunéiforme à peu près impraticable, et aussi pour la pensée ! Ne pensez-vous pas que le grand - et sans doute très modeste - inconnu dont l’esprit fut un beau jour traversé par cette idée aussi lumineuse que l’éclair, idée qui même aux dieux n’est jamais venue, aurait mérité qu’on lui consacrât un des plus grands phares du monde ? (surtout pas le plus grand : il est paraît-il japonais… !)

En tout cas, si vous deviez avoir un jour connaissance d’un livre traitant de la manière des Anciens de créer, de manipuler, de transporter [1] et de sauvegarder la monnaie, ne manquez pas de me le signaler.


1. [1] Il doit être assez facile de calculer par époque combien, par exemple, Rome devait débourser mensuellement pour payer ses légionnaires.

 
 
 
RÉPONSE :

Oui, je suis bien d'accord avec vous, l'étude des ressorts pratiques d'une civilisation peut-être à la fois passionnante, révélatrice et enrichissante. Cependant, et pour vous parler sans fard, moi, à la longue, je me suis un peu lassé de cette vision marxisante de l'histoire. Trop de données rébarbatives, de chiffres, de données statistiques, de tableaux, de relevés !… Alors, peut-être que je "régresse", mais, aujourd'hui, horribile dictu, je préfère lire une bonne biographie d'un "grand homme qui a fait l'Histoire" plutôt qu'une savante étude sur - par exemple - l'évolution des valeurs monétaires durant l'Antiquité romaine… Ou que les bouquins de Le Glay sur l'Empire romain, qui sont excellents, j'en conviens, mais que j'utilise moins comme livres de lecture et de plaisir que comme ouvrages de référence (ils restent toujours à portée de main, sur mon bureau et je les consulte quand besoin est).
Peut-on d'ailleurs tout réduire à l'économie ? La Grèce hellénistique aurait-elle existé sans Alexandre le Grand, la Rome impériale sans Jules César et Auguste ?
Mais, évidemment, si un internaute me communique les références d'un bon bouquin traitant des sujets qui vous intéressent, je ne manquerai pas de vous les communiquer…

 

 
 
Jean-Philippe répond :

Bien sûr je brûle d’argumenter un peu au sujet de deux autres passages de votre courrier (…) mais ce sera pour une autre fois. Je préfère clore sur ce que vous me dites de vos préférences concernant le point de vue à adopter pour considérer l’Histoire : celui d’une « (…) bonne biographie d'un "grand homme qui a fait l'Histoire" plutôt qu'une savante étude sur - par exemple - l'évolution des valeurs monétaires durant l'Antiquité romaine… ». Outre que j’ai trouvé justement à ce sujet dans mon « Glay » (format de poche) quelques pages fort intéressantes sur la crise économique, l’inflation et la dépréciation monétaire du IIIe s. (p.423 à 432), j’ai découvert qu’il existait chez R. Laffont en collection « Bouquins » une Histoire économique et sociale de l'Empire romain par Michel Ivanovic Rostovtseff. Cet ouvrage, cité par Le Glay, semble ancien, mais ça ne saurait l’empêcher d’être intéressant. Aussi, je me suis empressé de le commander.

D’après ce que Le Glay en dit - et lui reproche - il semblerait bien, justement, que ce soit l’un de ces auteurs dits «marxisants », mais que j’appellerais à la Plékhanov, c’est-à-dire aux vues plus mécanistes que dialectiques et donc en réalité fort éloignées de la méthode de Marx. Il s’agit au fond d’une compréhension insuffisante du rapport entre les « Grands Hommes » et l’Histoire : Plékhanov, et à sa suite toute l’école de Moscou, expliquaient que quel que soit le rôle que puissent jouer les fameux grands hommes dans l’Histoire, les faits se seraient déroulés tôt ou tard de manière similaire, même sans eux. A quoi Léon Trotsky, revenant dans son Histoire de la Révolution russe sur la discussion qui eut lieu à maintes reprises dans les rangs bolcheviks sur le fait de conjecturer ce qui serait advenu si une tuile tombant d’un toit à Zürich avait tué le Camarade Vladimir Ilitch, réplique que si l’ « Histoire » sait en général parfaitement faire émerger l’individu dont telle ou telle période - surtout celles de crise aiguë - a besoin pour impulser, orienter, donner tel ou tel cours aux événement, elle prouve aussi que le cours des évènements, loin de ressortir à une fatalité, est également hautement tributaire de l’impact décisif que peut avoir l’individu particulier, réellement à la hauteur de ladite situation et que celui-ci ne dispose en général que d’un très bref laps de temps pour agir, celui des circonstances favorables, hors duquel soit il est trop tôt, et le résultat est un flop, ou trop tard et tout est perdu. Et comparant la situation russe de 17 avec celle de la révolution allemande de 19, il constate qu’il ne faut pas chercher en dehors des occasions manquées l’échec des conseils allemands d’ouvriers et de soldats. C’est évidemment à propos du rôle de Lénine en avril 1917, lors de son retour de Suisse à Petrograd, qu’il développe ce point de vue. Et il affirme que pendant un court laps de temps, Lénine fut à lui tout seul le Parti bolchevique, autrement dit le seul à comprendre profondément la réalité de la situation (cf. les thèses d’Avril), tandis que tous les autres étaient dans les choux… Il me semble bien que vous ne sauriez réfuter ce point de vue intéressant sur le rôle ponctuel des grands hommes. Quant à leur position exacte dans l’Histoire, pour en terminer et avec ces développements et avec mon courrier de ce soir, vous ne m’en voudrez pas de vous rappeler le poème de Brecht : Questions d’un ouvrier qui lit qui vaut son besant d’or bien sonnant (traduction personnelle) :

Fragen eines lesenden Arbeiters
Wer baute das siebentorige Theben?
In den Büchern stehen die Namen von Königen.
Haben die Könige die Felsbrocken herbeigeschleppt ?
Und das mehrmals zerstörte Babylon… Wer baute es so viele Male auf ?
In welchen Häusern des goldstrahlenden Lima wohnten die Bauleute ?
Wohin gingen an dem Abend, wo die Chinesische Mauer fertig war die Maurer ?
Das große Rom ist voll von Triumphbögen. Wer errichtete sie? Über wen triumphierten die Cäsaren?
Hatte das vielbesungene Byzanz nur Paläste für seine Bewohner ?
Selbst in dem sagenhaften Atlantis brüllten in der Nacht, wo das Meer es verschlang die Ersaufenden nach ihren Sklaven.
Der junge Alexander eroberte Indien. Er allein?
Cäsar schlug die Gallier. Hatte er nicht wenigstens einen Koch bei sich ?
Philipp von Spanien weinte, als seine Flotte untergegangen war. Weinte sonst niemand ?
Friedrich der Zweite siegte im siebenjährigen Krieg. Wer siegte außer ihm ?

Jede Seite ein Sieg.
Wer kochte den Siegesschmaus ?
Alle zehn Jahre ein großer Mann.
Wer bezahlte die Spesen?

So viele Berichte.
So viele Fragen.

Questions d’un travailleur qui lit
Qui a construit la Thèbes aux 7 portes ?
Dans les livres on trouve les noms de rois.
Sont-ce les rois qui ont amené les blocs de pierre à pied d’œuvre ?
Et Babylone, plusieurs fois rasée… Qui la reconstruisit tant de fois ?
Dans quelles maisons de Lima, toute rayonnante d’or, vivait le personnel des chantiers ?
Où allèrent les maçons, le soir où fut terminée la muraille de Chine ?
Rome la Grande est remplie d’arcs de triomphe. Qui les a érigés ?
Sur qui les Césars remportèrent-ils leurs triomphes ?
N‘avait-elle, Byzance la tant célébrée, que des palais pour ses habitants ?
Même dans la légendaire Atlantide, cette nuit où la mer l’engloutit, ceux qui se noyaient réclamaient leurs esclaves à grands cris.
Le jeune Alexandre a conquis l’Inde. Lui tout seul ?
César a vaincu les Gaulois. N’avait-il pas au moins un cuisinier avec soi ?
Philippe d’Espagne pleura quand sa flotte eut sombré. Personne d’autre n’a pleuré ?
Frédéric II fut vainqueur de la Guerre de sept ans. Qui à part lui fut vainqueur ?

A chaque page une victoire.
Qui a préparé le festin ?
Tous les dix ans un grand homme.
Pour qui étaient les frais ?

Tant de récits
Tant de questions.
 
 
 
RÉPONSE :

J'ai croisé votre copain Rostovtseff lorsque je me documentais sur les règnes de Sévère Alexandre, Maximin le Thrace, les Gordiens, et sur cette fameuse crise du IIIe siècle, dont l'historien russe nie le caractère essentiellement politique pour la considérer surtout comme une révolution sociale. Ouais, bon, je suis a priori assez sceptique - presque autant que vous à l'égard du Suaire de Turin - devant ce qui me paraît être une vision de l'histoire teintée d'anachronisme. Mais je n'en dirai pas davantage, vu que je n'ai pas suffisamment étudié la question…

Quelques mots, pour terminer, sur ces bouquins qui offrent une vision "matérialiste" de l'histoire. Attention ! je n'ai pas dit que je rejetais totalement ou que j'y étais allergique ! En fait, je me renierais si je pensais cela, tant j'ai pendant si longtemps rigolé doucement, dans ma barbe (que je ne porte pas), de certains historiens locaux qui ne trouvaient rien de plus beau ni de plus intéressant que les prouesses de tel ou tel potentat du "Grand siècle" ("dont les descendants ont encore si fière prestance, savez-vous !") et oubliaient allègrement le sort de la vile populace majoritaire. Non, ce que je voulais dire, c'est qu'après m'en être délecté pendant de très nombreuses années, je suis, pour l'instant, un peu saturé de cette littérature austère. Je reconnais la valeur et l'intérêt de toutes ces données statistiques, de toutes ces analyses objectivées (à défaut d'être totalement objectives)… Mais à s'appuyer essentiellement (sinon uniquement) sur des données objectives, une "science humaine" comme l'histoire ne risque-t-elle pas de passer à côté de bien des aspects de son objet, forcément subjectif ? That's the question…

 

 
 
 
27 Décembre 2007
Dan Peliss a écrit :

Touchant la naissance du Seigneur, votre approche sur le problème posé par le récit de Luc est loin d'être honnête. Sur un ton moqueur, vous préférez le récit de Josèphe à celui de Luc. Je ne pense qu’il y ait de problème à ce niveau. Mais votre propension à conclure hâtivement est mauvaise. Il y a certainement des détails qui ne sont pas connus au sujet de Quirinius. L'évangéliste rapporte ces choses avec exactitude. Savez-vous qu'il y a (eu) deux Bush administrations aux États-Unis. Le lecteur qui dans un siècle lira l'histoire de la guerre d’Iraq sera facilement troublé par le récit des deux guerres que ces deux présidents firent contre Hussein en Iraq. Savez-vous qu'il y a eu, dans un petit pays de la caraïbe, deux administrations Aristide. Il gouverna et fut renversé par un coup d'état, rétabli quelques années plus tard il sera renversé avant la fin de son second mandat.

Avant de vous moquer du récit de Luc, demandez-vous si tous les détails sur l’administration de Quirinius, gouverneur de Syrie sont disponibles.

 
 
 
RÉPONSE :

Vous avez probablement raison quand vous vous interrogez - sur un ton moqueur ? - sur ce que nous savons encore des actes de Quirinius pendant son gouvernorat de Syrie. Certes, nul ne peut prétendre en connaître tous les détails, et surtout pas moi, qui ne suis qu'un historien amateur !

Toutefois, je persiste et signe : ainsi que je disais dans le courrier auquel vous vous référez : "le premier mandat de Quirinius en Syrie me paraît donc extrêmement douteux".
Hautement suspect et fort peu déontologique me paraît aussi cette obstination de certains commentateurs à vouloir à tout prix "faire coller" de maigres indices historiques tirés des sources "païennes" avec celles, encore plus étiques, fournies par l'Écriture sainte. D'autant plus que ce sont souvent ces mêmes exégètes qui, lorsque leurs efforts s'avèrent vains, vous assènent sans moufter que les Évangiles ne sont pas des documents historiques, qu'il ne furent pas conçus dans ce dessein, et qu'il est vain d'y rechercher des vérités historiques sur Jésus et son temps…
Cherchez l'erreur !

 

 
 
 
29 Décembre 2007
Clémence a écrit :
(…) Je dois faire un exposé sur Vespasien. J'ai déjà trouvé un certain nombre d'infos sur sa carrière politique mais jamais sur sa vie privée. Je n'ai jamais trouvé écrit le nom de sa femme à part dans son arbre généalogique. Pourriez-vous me donner plus d'informations là-dessus ou des liens vers des sites où se trouve la réponse ?
 
 
 
RÉPONSE :
Je ne crois pas qu'on sache grand-chose de l'épouse de Vespasien. Elle s'appelait Flavia Domitilla. Avant son mariage avec Vespasien, elle avait été la concubine d'un chevalier (c'est-à-dire d'un "bourgeois", d'un homme d'affaires) romain nommé Statilius Capella. Ayant épousé Vespasien, elle lui donna trois enfants : deux garçons, les futurs empereurs Titus et Domitien, et une fille, Domitilla. Elle mourut avant que Vespasien n'accède au pouvoir suprême. Devenu veuf, celui-ci se mit en ménage avec une de ses "ex", Célis, une esclave affranchie qui avait été la secrétaire d'Antonia la Jeune, la mère de l'empereur Claude. (Voir SUÉTONE, Vie de Vespasien, III).

 

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