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Juillet - Août 2007 (page 2/2)

Sommaire Juillet-Août : Clic !

 
31 Juillet 2007
Thierry a écrit :
 

A ce jour, j'ai lu tous les auteurs antiques des premiers et seconds siècles, à l'exception de l'Histoire romaine intégrale de Dion Cassius (Editions Firmin-Didot) qui est assez difficile à se procurer… Peut-être disposeriez-vous de cette œuvre ou d'écrits d'historiens modernes susceptibles de renseigner davantage les réductions en provinces romaines de royaumes (autres que la Galilée, la Judée et la Commagène) par Vespasien et les diverses guerres menées par Domitien ?

SUETONE, Vie des douze Césars, Vespasien :

VI. Il priva de la liberté l'Achaïe, la Lycie, Rhodes, Byzance, Samos, et les réduisit en provinces romaines, ainsi que la Thrachée-Cilicie et la Commagène, jusqu'alors gouvernées par des rois. Il mit des légions en Cappadoce, à cause des continuelles incursions des Barbares, et y établit un gouverneur consulaire, au lieu d'un chevalier romain.


EUTROPE, Abrégé de l'histoire romaine

[7,13] Il eut pour successeur Vespasien, proclamé empereur dans la Palestine; prince de basse extraction, il est vrai, mais comparable aux meilleurs souverains. (…) Sous son règne, la Judée fut réunie à l’empire, ainsi que Jérusalem, ville la plus fameuse de la Palestine. L’Achaïe, la Lycie, Rhodes, Byzance, Samos, libres jusqu’alors ; la Thrace, la Cilicie, la Commagène, gouvernées par des rois alliés, furent réduites en provinces romaines.


SUETONE, Vie des douze Césars, Domitien :

VI. Parmi ses expéditions militaires, il y en eut qu'il entreprit de son plein gré, par exemple, la guerre des Chattes. D'autres furent faites par nécessité, comme celle des Sarmates, qui avaient taillé en pièces une légion et un de ses lieutenants. Telles furent aussi les deux campagnes dirigées contre les Daces, la première, après la défaite du consulaire Oppius Sabinus, la seconde, après celle de Cornelius Fuscus, préfet des cohortes prétoriennes, auquel Domitien avait confié le commandement en chef. Après divers combats contre les Chattes et les Daces, l'empereur célébra un double triomphe. Mais, en commémoration de sa victoire sur les Sarmates, il se borna à déposer un laurier dans le temple de Jupiter Capitolin. Il étouffa avec un bonheur inouï, et sans sortir de Rome, une tentative de guerre civile faite par L. Antonius, commandant de la Haute-Germanie. Au moment du combat, le dégel subit du Rhin empêcha les troupes des Barbares de se joindre à celles d'Antonius.


EUTROPE, Abrégé de l'histoire romaine :

[7,15] Domitien, jeune frère de Titus, prit ensuite possession de l’empire (…) Il soutint quatre guerres : la première contre les Sarmates, la seconde contre les Chattes et les deux autres contre les Daces. Il triompha deux fois après son expédition contre les Daces et les Chattes ; mais, après sa victoire sur les Sarmates, il se contenta de prendre une couronne de laurier. Au reste, il éprouva plus d’un désastre dans ces mêmes guerres ; ainsi, dans la Sarmatie, sa légion fut taillée en pièces avec celui qui était à sa tête, et les Daces massacrèrent de grandes armées romaines, le consul Appius Sabinus et le préfet du prétoire Cornelius Fuscus.


PLINE L'ANCIEN, Histoires naturelles :

Livre II
X. (XIII) [3] Quant à deux éclipses, l'une de lune et l'autre de soleil, se succédant dans un intervalle de quinze jours, cela s'est vu de notre temps sous le règne des deux Vespasien, le père et le fils étant en même temps consuls (14).Quand cela s'est-il produit ? Malheureusement, le renvoi 14 ne mène nulle part. Peut-être disposeriez-vous de cet ouvrage ?

XXII. (XXIV) [1] Les aconties sont lancées comme un javelot ; elles indiquent des événements d'un accomplissement très prochain : [2] telle est celle dont le César Titus Imperator, dans son cinquième consulat (an de J. C. 77), a fait le sujet d'une pièce de vers admirable. C'est la dernière de ce genre qu'on ait vue.
Je suppose que Pline l'Ancien est le seul à rapporter cela. Et dire qu'il mourut deux ans plus tard … lors de l'éruption du Vésuve…

Merci.

 
 
 
3 Août 2007
Alain FABER a écrit :
 
Le fait de n'avoir plus aucune trace des descendants de CRISPUS ne veut pas forcément dire qu'ils auraient été tués !
Il est un fait que les origines de la lignée Mérovingienne est assez trouble à retracer.
Marcomir serait le père de Pharamond qui serait à son tour le père de CLODION le Chevelu, premier roi mérovingien.
Cette théorie est très controversée !
Il serait assez logique de penser que s'il y avait des survivants de la lignée de CRISPUS qu'ils viendraient un jour réclamer leurs droits !
Ainsi, nous comprendrions mieux le pacte fait entre l'église crée sous le règne de Constantin et ces fameux rois mérovingiens.
Je vous ferais simplement remarquer que le mot MÉROVINGIENS contient, les mots VIGNES ROME !!
Qu'en pensez-vous ?
 
 
 
RÉPONSE :
 

Je sais bien que l'origine de la lignée mérovingienne a fait couler beaucoup d'encre. Depuis le mythe germanique de Lohengrin, décrivant - je crois - les Mérovingiens comme issu d'une l'union d'une vierge consacrée et d'un être étrange venu de a mer, jusqu'aux "révélations" de l'Énigme sacrée (et du Da Vinci code) affirmant que la lignée des rois francs ne serait rien d'autre que la résurgence du Saint Graal, c'est-à-dire du Sang Royal de Jésus et de Marie-Madeleine !…

Tout cela est amusant, et ces légendes, ces fables, voire ces fariboles peuvent même se révéler fécondes si elles procurent l'occasion de s'intéresser aux périodes obscures ou de l'histoire, de redécouvrir l'un ou l'autre vieil auteur tombé injustement dans l'oubli, ou encore de relire les "Saintes Écritures" sous un regard critique plutôt qu'avec les œillères de l'intégrisme.

Je me garderais donc bien de rejeter a priori votre "théorie" faisant de Crispus l'ancêtre des Mérovingiens, comme le feraient sans doute nombre d'historiens sérieux, et ce sous le prétexte qu'aucune preuve historique ne semble pouvoir l'étayer. Contentons-nous de dire que votre hypothèse est des plus… hypothétiques, pour ne pas dire hautement aventurée.
Il n'est certes pas impossible que Crispus, fils aîné de Constantin, ait eu le temps d'engendrer avant d'être exécuté sur ordre de son propre père, mais, à ma connaissance, aucune source ne mentionne l'existence de cette postérité. De toute façon, vu les mœurs cruelles de l'époque, ces bambins auraient eu toutes les "chances" de partager le sort de leur infortuné géniteur : les royaux assassins répugnaient à laisser en vie des proches de leurs victimes, toujours susceptibles de se transformer en vengeurs potentiels !
Comme vous le voyez, ce n'est donc pas seulement la généalogie des Mérovingiens qui pose problème, mais déjà les prémisses de l'hypothèse que vous avez échafaudée.

Mais ce n'est pas tout ! Avant d'en arriver au baptême du fier Sicambro-Méro-romano-vingien Clovis des mains de saint Rémi, et au présumé "pacte" liant sa lignée à l'Eglise catholique, apostolique et romaine, les mystérieux descendants de Crispus auraient eu bien des obstacles à surmonter. L'hypothétique rejeton de Crispus aurait d'abord dû échapper à la liquidation de tous les rivaux des héritiers légitimes de Constantin, organisée par ceux-ci dès que leur père eut rendu le dernier soupir. Puis ce double miraculé aurait dû parvenir sain et sauf en Germanie, y être accueilli à bras ouvert par les Francs (pourtant fort réservés - et c'est un euphémisme - à l'égard de tout ce venait de Rome) au point d'y fonder une lignée royale.

Tout ça fait quand même beaucoup de "si", sans compter que cette cascade de conjectures ne s'appuie pas sur la moindre certitude historique.

crispus
 
 
 
Alain réécrit :
 

Dans mon analyse, je ne prétends pas que les Mérovingiens auraient accueilli les descendants de Crispus mais que les Mérovingiens seraient des descendants directs de Crispus !
Les origines des Mérovingiens ne sont absolument pas claires !
Les rois PHARAMOND et MARCOMIR seraient les pères de cette lignée, pourtant, il est prouvé que ces personnages auraient été ajoutés aux récits d'histoire 300 ans après lesdits événements !
Crispus ainsi que son épouse Hélène (le même prénom que la mère de Constantin !) vivaient dans la région du Rhin, en Allemagne ! Crispus avait pour mission principale de protéger cette région !
Il est un fait que le mot MÉROVINGIENS contient l'anagramme VIGNES ROME (100 %) !
Dans le nom CONSTANTIN LE GRAND qui est la version officielle historique de cet empereur, nous retrouvons comme par hasard, la phrase "LE SAINT GRAAL"

Pour comprendre le sens que j'essaye d'apporter à ces explications, je vous invite de découvrir la sortie prochaine de mon livre (octobre/novembre) qui explique en long et en large tous ces codes et symboles secrets.
Le titre du livre est "Projet V.E.N.U.S. Genèse Cosmique de la Vie sur Terre" et paraîtra aux éditions NENKI.

La fonction du Maire du Palais est également très étrange !
En recherchant l'étymologie des mots MAIRE et PALAIS, j'ai découvert que ce titre signifierait GRAND DE ROME !
MAIRE = MAJOR = GRAND / PALAIS provient du premier mont de la ville aux sept collines (ROME) et le nom de ce mont est le MONT PALATIUM d'où proviendrait le mot PALAIS.
Cette colline est la première, c'est depuis cet endroit qu'est né la légende de Romulus et Remus et par ce biais la ville de Rome.
Je travaille depuis un certain temps déjà sur tous ces bizarreries "Ésotériques" qui dévoilent souvent de drôles de résultats !

 
 
 
RÉPONSE :
 

Vous savez, ce qui me convaincrait le moins dans votre théorie, c'est précisément ce jeu d'anagrammes auquel vous vous livrez. Moi je veux bien que l'on puisse construire "VIGNES ROME" avec les lettres du mot "MÉROVINGIEN" et "LE SAINT GRAAL" avec celles de "CONSTANTIN LE GRAND" (encore qu'apparemment, il manque un "a" et un "l" pour faire le compte). Soit ! Mais cela ne fonctionne qu'avec le français moderne, une langue que ne pratiquaient ni les Francs ou leurs rois, les "Merowingen", descendants de Merowig et de Chlodoweg, dit Clovis, lesquels n'usaient évidemment que d'un dialecte germanique, ni les descendants de Caius Flavius Valerius Aurelius Constantinus Magnus (alias "Constantin le Grand") qui, eux, s'exprimaient dans le latin déjà abâtardi du IVe siècle.

Parlant des étymologies, Voltaire disait (en substance) qu'on pouvait leur faire dire ce qu'on voulait, pour autant qu'on oublie les voyelles et que l'on ne se préoccupe pas trop des consonnes. Il en va un peu de même des anagrammes, qui ne sont, tout au plus, qu'une vue de l'esprit, jamais une preuve !

Cela dit, je me garderais bien de préjuger de la valeur de votre théorie puisque je n'en connais que le peu que vous avez eu l'extrême amabilité de me confier. Au demeurant, ce serait également très sympa de votre part de prévenir lorsque votre livre sera disponible, afin que je répercute cette info dans les pages de mon site.

 
 
 
Conclusion d'Alain :
 

Concernant ces histoires d'Anagrammes et de noms, j'ai bien indiqué que le nom officiel "historique" est de nos jours Constantin le Grand, c'est sous ce nom qu'il a été immortalisé dans nos livres d'histoire contemporains.
Les historiens étaient dans les temps anciens des personnes appartenant à l'Église et plus tard beaucoup d'entre eux seront membres de certains groupes ésotériques.
Je pense que certains faits ne sont pas forcément des hasards.

Vous aurez une idée assez large de ce dont je parle dans mon livre dévoilant certains faits assez troublants que certains nomment des "Hasards ou des coïncidences".
Mon livre brasse des siècles de savoir cache et dévoile certaines autres possibilités "historiques" et "archéologiques". Ci-joint au livre, j'offre au lecteur la possibilité de commander une présentation Power Point avec pas moins de 700 slides dévoilant en image toutes ces bizarreries.

Concernant, les anagrammes, il y en a une qui est assez intéressante.
Le nom du maître de LEONARD DE VINCI était ANDREA DEL VEROCCHIO, en faisant attention aux lettres, nous découvrons à 95 % les mêmes lettres, encore un hasard.
Le pourquoi à cette chose pourrait en fait dévoiler une sorte de message code, un texte qui concerne un savoir transmis de maître à élève (apprenti).
Ce ne sont pas des anagrammes à 100 %, j'en conviens.
LA DIVINE CORNE pourrait par exemple se cacher dans ces deux noms.
Je n'ai dans mes travaux qu'un petit chapitre concernant les Romains et la montée au pouvoir de la nouvelle religion qui en découle, le christianisme.
Le livre dévoile une autre réalité concernant les religions de ce monde.
Pour moi, nous avons principalement affaire à des codes Astrothéologiques transformés en religions.

Vous découvrirez tout cela si vous pensez porter un intérêt à de tels sujets.
À bientôt

 
 
 
17 Août 2007
François-Dominique Fournier (www.mediterranee-antique.info) a écrit :
 

Aujourd’hui je ne viens pas vous proposer de texte, mais vous posez une question :

Quintilius Varus a trouvé la mort en Germanie en 9 de notre ère. Il fut auparavant légat de Syrie de 6 à 4 avant notre ère, où il paraît ne pas avoir laissé que de bons souvenirs. Sauriez-vous me dire si à la fin de sa légation il est parti directement vers la Germanie, ou avons-nous quelques traces de ses activités en 3 avant notre ère et sa mort ?

 
 
 
RÉPONSE :
 

Il semble effectivement qu'il y aurait comme un "trou" dans la biographie de Varus : rien à se mettre sous la dent entre la fin de son gouvernorat de Syrie, en 3 av. J.-C., et son départ pour cette Germanie - qui tant lui fut funeste -, sans doute l'an 6 de notre ère.

Si j'en crois cette page du site www.livius.org, cette période obscure serait la conséquence de l'exil de Tibère, le futur empereur. Rappelons brièvement les faits (pour plus de détails, voyez ici : Clic !). En 5 av. J.-C., en dépit de ses éminentes qualités militaires et politiques, Tibère, le double beau-fils d'Auguste (à la fois fils de l'impératrice Livie et mari de Julie, la fille unique du princeps), décida de se retirer de la vie publique. Pourquoi ? Oh ! sans doute s'était-il lassé, à la longue, de servir d'éternel bouche-trou, de jouer sempiternellement le rôle du pion, jetable et sacrifiable à merci, dans la politique successorale de son impérial beau-père. De surcroît, il devait aussi être sensiblement gêné aux entournures par les monumentales cornes dont ne cessait d'orner son chef la dévergondée d'épouse qu'on lui avait refourguée, en troisième main. En soi, de fort bonnes raisons, bien légitimes. Cependant, Auguste prit très mal cette décision, à ses yeux une désertion pure et simple, et relégua son gendre sur l'île de Rhodes, en semi disgrâce, en semi exil.
Or, Varus se trouvait être un ami de Tibère (il avait été son collègue pour le consulat de 13 av. J.-C.). Il est donc probable qu'Auguste, étendant aux proches de son beau-fils la suspicion qu'il éprouvait à l'égard du "déserteur", renonça à lui confier la moindre charge.

La situation évolua à partir de 4 ap. J.-C. Auguste se trouvant à nouveau dépourvu de successeurs potentiels, Tibère fut instamment rappelé aux affaires… et, presque automatiquement, notre Varus redevint "bien en cour". C'est ainsi qu'en 6, il prit le relais de Tibère en Germanie. Le futur empereur avait - apparemment - achevé la conquête militaire de cette nouvelle province, et il revenait maintenant au gouverneur Varus de la pacifier et d'y poser les fondements de la civilisation romaine qui était appelée à s'y épanouir.
Hélas, il apparut bien vite que ledit Varus était tout sauf the right man in the right place !…

quintilius varus - quinctilius varus

NB. Pour plus d'infos sur Varus et son désastre, jetez un coup d'œil, sur le site PÉPLUM - Images de l'Antiquité, au volumineux dossier que Michel ELOY a consacré à la bataille de Teutberg (plus précisément, pour Varus : Clic !)

 
 
 
23 Août 2007
Thierry a écrit :
 

J'ai une énigme à vous proposer. Elle est digne du père Fourras. Il s'agit d'essayer de situer chronologiquement une petite apocalypse de type daniélo-historique : l'apocalypse d'Elie. La première partie semble s'inspirer de l'histoire romaine depuis Marc Antoine (qui hériterait des traits d'Antiochus Epiphane, le roi du Nord) et Octavien Auguste. La seconde, d'une intervention des peuples d'orient, qu'espéraient sans doute les juifs d'Egypte.

L'oeuvre a été composée en grec. Du grec, elle a été traduite en copte, en dialecte achmîmique d'une part, en dialecte sahidique un peu plus tard (seconde moitié du IVe siècle).

Je me suis penché sur différentes périodes de l'histoire pour tenter de résoudre l'énigme. A ma connaissance, il n'y a eu que deux époques où l'Egypte a été conquise par les Perses : de 525 à 404 avant notre ère - mais il n'y avait plus d'Assyriens - et à la fin de l'empire des Sassanides (mais cela ne cadre plus avec la datation des manuscrits).

Toutefois, j'ai entendu parler de la reine Zénobie de Palmyre (qui est appelée la ville du soleil). Se pourrait-il que le manuscrit fasse allusion à cette période ?

 
 
 
RÉPONSE :
 

En l'occurrence, je serai hélas moins perspicace que le moins futé des clients du Père Fourras, puisque l'énigme que vous me proposez non seulement dépasse largement mes maigres compétences, mais reste irrésolue même par les plus éminents exégètes. La date de composition de l'Apocalypse d'Élie demeure en effet aussi mystérieuse que controversée. Voyez ce qu'en dit l'éditeur et traducteur de ce texte pour le compte de la "Bibliothèque de la Pléiade" :

La datation de l’Apocalypse d’Élie au IIIe siècle de notre ère repose sur l’identification incertaine, en II, 39, de « la Ville du Soleil » avec Palmyre. Les seules allusions historiques à peu près assurées sont celles au roi de l'Iniquité et au roi de la Paix. Le premier doit être Marc Antoine qui avait épousé Cléopâtre et s'était laissé imposer une politique égyptienne. Le second est, sans doute, Auguste qui prit des mesures favorables au bien-être de l'Empire et eut des faveurs pour les Juifs.
Le conflit entre les trois rois perses et les quatre rois assyriens ne correspond à aucune situation historique connue.
L'
apocalypse d'Élie est un assemblage de matériaux hétérogènes. Au premier chapitre, l'homélie sur le jeûne est, très vraisemblablement, d'origine juive. L'auteur du deuxième chapitre a puisé dans le fonds de l'apocalyptique égyptienne et les rapprochements avec I'Oracle du potier sont nets. Le troisième chapitre montre une connaissance précise des doctrines angélologiques juives. On relève, enfin, l'existence d'interpolations ou de retouches chrétiennes en I, 6 et III, 3, 8. Il n'est pas nécessaire, cependant, d'identifier la vierge Tabitha avec son homonyme du livre des Actes des Apôtres (IX, 36, 40). L'histoire d'Élie et d'Hénoch est, sans doute, indépendante de celle des deux témoins cités dans l'Apocalypse de Jean (XI,3).
La nature hétéroclite de l'
Apocalypse d'Élie n'autorise que des conclusions de portée limitée : l'écrit est d'origine juive et a été remanié par un rédacteur chrétien à une date indéterminée, entre le IIe et le IIIe siècles de notre ère.
(Jean-Marc ROSENTIEHL, présentation de l’Apocalypse d’Élie in La Bible - Écrits intertestamentaires, La Pléiade, Gallimard, 1984).

Bref, pour cet exégète, tout ce que l'on peut dire, dans l'état actuel des recherches, c'est que l'Apocalypse d'Élie serait un écrit d'origine juive, composé à une date incertaine et finalement compilé et bidouillé par un chrétien du IIe ou du IIIe siècle…
Comment oserais-je, moi, modeste historaillon amateur, venir contredire tant d'érudition, certainement éclairée par de longs travaux exégétiques, étayée par de savantes recherches ?…

 
 
 
25 Août 2007
Gricca a écrit :
 

DES LIVRES SUR L’EMPIRE ROMAIN

Voici des livres sur l’empire romain sortis récemment :

  • Rome et la naissance de l'art européen, Peinture, littérature, architecture et sculpture par Michel MEYER - Arlea 2007.

L'Europe actuelle est héritière de la Rome antique, cette mosaïque de nations unies par une même culture dans un territoire aussi vaste qu'il ne l'est aujourd'hui. La littérature, l'architecture, la peinture et la sculpture y ont été un langage commun, de l'Espagne à la Turquie, en passant par l'Afrique du Nord. Forum, aqueduc, amphithéâtre, villa romaine, où qu'ils se trouvent, traduisent cette cohérence et cette unité. Michel Meyer nous offre ici une synthèse inégalée sur l'art romain, la 1ère en français depuis de nombreuses décennies. En apportant les preuves de sa grande originalité, il nous en propose une lecture philosophique, historique, esthétique, sociologique et politique, et nous aide à découvrir cette civilisation qui est l'ancêtre de la nôtre. Rome et la naissance de l'art européen est un livre indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à Rome et désirent comprendre ce que ces ruines grandioses et mystérieuses, ces stades, ces temples, ces pierres et ces fresques nous disent.

  • Les voies romaines en Gaule par Gérard COULON - Collection Promenades archéologiques, Editions Errance 2007

Les voies romaines nous fascinent. Dans notre imaginaire collectif, ces routes antiques toujours rectilignes sont, comme les rues de Pompéi, revêtues de larges dalles et striées de profondes ornières creusées par le passage répétée des chars. Aujourd’hui les voies romaines nous apparaissent dans une étonnante diversité : chemins de terre, chaussées asphaltées, simples lignes de buissons, limites de parcelles ou de communes. Quand elles ont disparu, seule la photographie aérienne permet parfois de les faire revivre de façon éphémère et souvent spectaculaire, sous la forme de tracés linéaires dans les champs cultivés. A travers 7 chapitres consacrés notamment à la mise en place du réseau routier, à la construction des chaussées, à la signalisation, aux ouvrages d’art et aux aléas du voyage, cet ouvrage de référence fondé sur les découvertes les plus récentes, offre une vision suggestive de ces voies qui jouèrent un rôle essentiel dans la romanisation de la Gaule. Jamais encore un livre n’avait réuni une telle somme d’images pour ressusciter l’univers des routes romaines.

  • Les nouvelles hypothèses sur les origines du christianisme : Enquête sur les recherches récentes par Jacques GIRI - Editions Karthala 2007.

Jamais la recherche sur les origines du christianisme n’a été aussi intense que ces dernières décennies. Elle a mobilisé plus de chercheurs qu’elle ne l’avait jamais fait. Autrefois concentrée en Europe, elle s’est fortement diversifiée. Les Etats-Unis y jouent désormais un rôle majeur et elle a aussi gagné Israël, terre de naissance du christianisme. La découverte de documents enfouis depuis des siècles et la réinterprétation de documents bien connus grâce aux progrès des sciences sociales et de l’archéologie ont changé la donne. A côté de l’histoire des origines chrétiennes enseignée par les Eglises et des scénarios proposés par les anciens historiens, il existe maintenant toute une gamme d’hypothèses nouvelles ou renouvelées. Jacques Giri est parti à la découverte de ces terres peu connues du grand public et nous fait partager les résultats de son enquête. Comment les chercheurs perçoivent-ils aujourd’hui la société dans laquelle est né le christianisme ? Que pensent-ils de Jésus et des premières communautés de disciples ? Comment celles-ci ont-elles évolué ? Les résultats de ces recherches sont loin de dissiper toutes les brumes qui entourent la naissance du christianisme. Mais ils suscitent de nombreuses interrogations qu’il n’est plus possible d’ignorer. Loin du Da Vinci code et des interprétations fantaisistes livrées au public ces dernières années, le présent ouvrage réussit le tour de force de présenter quelques hypothèses plausibles sur ce qui a pu se passer à la naissance des premières communautés chrétiennes.

  • Les origines du christianisme 30-451 par Michel ROUCHE - Editions Hachette coll. Carré Histoire 2007

Ce livre traite de la naissance d’une religion radicalement nouvelle qui va finir par bouleverser l’Empire romain, lors de son apogée au IIe siècle et de sa crise au IIIe siècle, et le transformer de fond en comble aux IVe et Ve siècles. Cette secte minoritaire, grâce à la révolution mentale qu’elle provoque, devient une Eglise majoritaire qui tente de créer une Chrétienté englobant toute la civilisation. Cette expansion pacifique en quatre siècles est un phénomène d’autant plus unique dans l’histoire des religions qu’elle modifie et transforme les croyances romaines. Le christianisme parvient à un premier apogée lorsqu’il devient religion d’Etat en 392. Mais cette date a une importance politique bien moindre que celle de 451 qui, voit, avec le concile de Chalcédoine, s’achever l’essentiel de la formulation du dogme de la Sainte Trinité. L’Eglise est alors structurée sur le plan institutionnel ; au niveau théologique, elle vient de mettre au point des définitions dogmatiques auxquelles les siècles suivants n’ajouteront que peu d’éléments avant le XIXe siècle.

  • Les douze Césars. Du mythe à la réalité par Régis MARTIN - Editions Perrin, Collection Tempus 2007 (réédition en poche).

C'était un nom propre, c'est devenu une appellation politico-médicale : qui pense pouvoir absolu dit César et césarisme. Chacun des douze Césars présenterait les signes cliniques de la maladie, voire de la folie, à quoi le pouvoir solitaire conduit. De Domitien torturé par la hantise de l'assassinat à Néron déclamant ses poèmes à la lueur du grand incendie de Rome, les clichés ne manquent pas. De même que les tentatives de réhabilitation. Régis F. Martin démonte ces interprétations mythiques et, en se fondant sur la totalité des sources exploitables et les recherches les plus récentes, il dresse le portrait aussi bien physique que moral des empereurs, et pose le problème toujours actuel des rapports de l'homme avec le pouvoir absolu.

  • L’Histoire de France hors série n° 3 : L'Empire Romain d’Occident de ses débuts (27 av. J.-C.) à sa chute en 476 ap. J.-C.

Les empereurs d’Auguste à Romulus-Augustule - La Rome impériale - La vie quotidienne.
Un seul reproche : les fils de Constantin Ier sont escamotés (337-361).

 
Quelques romans historiques [choix limité de nouveautés et rééditions poches]
  • Shâhpur, roi des rois par Paul DELORME - L’Harmattan 2007

Au IIIe siècle de l'ère chrétienne, l'Iran, pièce essentielle de l'échiquier international, est incarné par Shâhpur, second Roi des rois de la dynastie perse des Sassanides. Au cours de ses trente ans de règne, Shâhpur, étend son pouvoir sur la Mésopotamie, l'Arménie et les confins de l'Inde. Son armée de cavaliers, dans laquelle on découvre les gyanavspar, probablement les premiers kamikazes de l'Histoire, tient Rome en échec ; la mort en déportation de l'empereur Valérien, capturé avec ses légions, a un retentissement mondial. Le zoroastrisme, le plus ancien monothéisme connu, prétend devenir religion d’Etat, mais Shâhpur protège le prophète Mani, dont les idées, neuf siècles plus tard, seront reprises en Occident par les Cathares. Dans ce livre qui fait revivre un grand souverain méconnu, guerrier et bâtisseur, évoluent les personnages réels ou imaginaires d’une société féodale qui peut être comparée à celle de l’Europe du Moyen Age. Une évocation historique puisée aux sources littéraires, artistiques et scientifiques.

A Rome, sur la colline du Pincio, s'étendaient autrefois les jardins de Lucullus. Au Ier siècle après J.-C., ils furent achetés par Valerius Asiaticus qui en fit un luxueux domaine. Tacite révèle que Messaline, l'épouse de l'empereur Claude, convoitait ce domaine et fit en sorte que Valerius soit condamné à mort pour s'approprier ses biens. Le dépit amoureux aurait également poussé Messaline à agir. Mais qui était donc Valerius Asiaticus ? Sur un papyrus retrouvé dans un tombeau de la Via Appia, Tiron, son affranchi raconte l'histoire de son maître après avoir enquêté jusqu'en Egypte et réalisé un véritable voyage initiatique.

  • Uchronie : l’utopie dans l’histoire par Charles RENOUVIER - Ed. PyréMonde/Princi Negue 2007

Le terme « Ucrhronie » est composé des mots grecs « U » et « Chronos » signifiant respectivement « non » et « temps » ce qui peut se traduire par « un temps qui n’existe pas ». C’est le terme qu’inventa le philosophe Charles Renouvier, en 1857, avec son ouvrage précurseur : « Uchronie : l’utopie dans l’histoire ». Il y entreprend rien moins que de réécrire l’Histoire en partant de l’hypothèse que le christianisme n’étant pas devenu religion d’état sous l’empereur Constantin, la face du monde s’en trouve changée dans la mesure où le monde s’évite les siècles d’obscurantisme, de répression et de tyrannie du catholicisme… Ou quand, au XIXe siècle, la philosophie flirte avec la science-fiction pour donner naissance à un genre littéraire qui connaîtra son heure de gloire un siècle plus tard. Un ouvrage capital à redécouvrir absolument…
Si je signale ce livre c’est qu’il s’intéresse de façon particulière à l’empire romain. Il est disponible sur internet : gallica.bnf.fr

En rééditions poche :

  • Aux éditions Pocket 2007 les 2 tomes de A.B. Daniel, « Reine de Palmyre » (T.1 La danse des dieux et T.2 Les chaînes d’or) qui mettent en scène Zénobie.
  • Aux éditions Actes Sud collection Babel 2007 de Norbert Rouland « Soleils barbares » qui introduit le lecteur au cœur du Ve siècle.
  • Aux éditions Points 2007 les 2 volumes du roman de Rachel Tanner, « le cycle de Mithra » (série Fantasy n° 1641 : L’empreinte des Dieux et n° 1669 : Le glaive de Mithra).

 

 

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