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Avril - Mai 2007 (page 3/4)

Sommaire Avril - Mai 2007 : Clic !

 
12 Mai 2007
Gricca a écrit :
 

DES LIVRES SUR L’EMPIRE ROMAIN

  • Chronologie de l'Empire romain de Georges GOYAU - Editions Errance 2007

Tous les faits de l’histoire romaine depuis la victoire d’Actium (31 av. J.-C.) jusqu’à la mort de Théodose (395 apr. J.-C.). Année après année, quelques fois mois après mois et même jour après jour, tous les évènements qui ont marqué l’Empire romain. Tous les empereurs, les usurpateurs, les généraux, les magistrats, comme tous les personnages qui ont joué un rôle dans la vie politique, militaire et religieuse sont cités, représentant une somme considérable d’informations pour l’historien. En réservant une place importante au christianisme, des premières persécutions jusqu’à la légitimation de son pouvoir, citant martyrs, papes et évêques, cette chronologie apporte des données essentielles sur l’histoire ecclésiastique au IVe siècle. La réédition d’un ouvrage paru en 1891, resté un instrument de base jamais encore égalé, et qui valut à son auteur le privilège d’apparaître dans le dictionnaire Larousse.

Remarques personnelles : Même s’il a été tenu compte, dans son ensemble, des errata et addenda de l’édition originale (Librairie C. Klincksieck 1891), cet important ouvrage, unique en son genre, aurait mérité mieux qu’une simple réédition en raison de l’ancienneté des informations, d’où, d’ailleurs le parti pris de l’éditeur de ne pas mentionner les sources, en effet inutiles, étant toutes antérieures au XXe siècle, ce qui permet d’aérer ce remarquable vade-mecum de 300 pages. Indiquons que l’édition originale continue après 395 en notant uniquement les consuls de l’année en Orient et en Occident jusqu’en 541. Le consulat, souvent négligé par la suite, sera définitivement aboli en 886 par l’empereur Léon VI le Sage.
Pour les dates des règnes des empereurs romains à partir de la mort de Commode, tenant compte des travaux de Michael Peachin, Roman Imperial Titulature and chronology, A.D. 235-284, Amsterdam, 1990 et de Dietmar Kienast, Romische Kaiserstabelle. Grundzüge einer römischen Kaiserchronologie, Darmstadt, 1996, voir : www.ucl.ac.uk/ et pour les collégialités impériales : www.ucl.ac.uk

Commentaire complémentaire (20 mai 2007) :
Indispensable pour la richesse de ses informations, [ce livre] aurait, comme je l’ai dit, mérité mieux qu’une simple réédition, vu que, depuis plus d’un siècle (1891), la chronologie a été, pour certaine période, renouvelée. Cela éviterait de continuer à propager les mêmes dates erronées. Ainsi, la chronologie de l’empire romain des Gaules est à revoir, on ne peut plus, en effet, situer en 268, à la fois, les morts de Postumus, Lélien, Marius, Victorin et l’avènement de Tétricus. D’autres dates ont été remises en cause, comme 223 pour la mort du jurisconsulte et préfet du prétoire Domitius Ulpianus au lieu de 228, ou encore 316 pour la première campagne de Constantin contre Licinius à la place de 314. Le fait d’indiquer en 248 l’usurpation d’Uranius Antoninus et de le faire régner 6 ou 7 ans, laisse perplexe. G. Goyau place la première prise d’Antioche par les Perses en 256, alors qu’elle eut lieu en 253, après la désastreuse défaite romaine de Barbalissos sur l’Euphrate qu’il ne connaissait pas, tout comme il ignorait, suite à de nouvelles découvertes, la victoire du gouverneur par intérim de Rhétie, M .Simplicinius Genialis, sur les Alamans en avril 260, et son ralliement à Postumus avant septembre 260, ou encore, la présence en Dauphiné du préfet des Vigiles Julius Placidianus en 269-270, indiquant que Claude II avait récupéré cette région sur l’empire des Gaules. Il est donc indispensable pour tenir compte de toutes ces nouveautés d’avoir recours au livre de Michel CHRISTOL « L’empire romain du IIIe siècle » aux Editions errance, corrigée et augmentée en 2006. Je n’insisterais pas plus, et on peut le comprendre, car je possède l’édition de 1891, et la refonte de l’ouvrage m’aurait sans doute beaucoup apporté, comme c’est, heureusement, le cas pour le livre suivant « La Fin de l'Empire romain d'Occident 375 à 476 » par Georges-André MORIN :

  • La Fin de l'Empire romain d'Occident : Chronique de son dernier siècle, de 375 à 476 - Georges-André MORIN - Editions du Rocher 2007

Étape essentielle de l'Histoire de l'Europe, la fin de l'Empire romain d'Occident, en 476, marque la transition de l'Antiquité vers le Moyen Age. Sur ses décombres se fixent les racines de l'Europe contemporaine. Cet événement - son contexte, son déroulement, ses acteurs - est pourtant mal connu. Comment, à la fin du Ve siècle, disparaît l'institution impériale en Occident, et quelles en furent les conséquences immédiates ? Pourquoi, après le partage de 395, l'Empire sombre-t-il en Occident en moins d'un siècle et survit-il plus de mille ans en Orient ? Cette mort rapide était-elle inéluctable ? Autant de questions sur le thème de la fin d'une civilisation, auxquelles Georges-André Morin apporte une réponse claire et précise. Chronique accessible et vivante, riche en personnages, en événements et en péripéties mouvementées, La Fin de l'Empire romain d'Occident offre au lecteur un aperçu novateur de cette période fondamentale mais mal connue.

Commentaire complémentaire (20 mai 2007) :
Voilà un ouvrage remarquable de presque 500 pages, une synthèse sur un siècle peu connu, comme le dit l’auteur qui en a découvert toute la richesse au fur et à mesure, et en délivre une narration précise des faits pour permettre au lecteur d’en avoir une vision claire à partir d’une réalité parfois complexe. Et c’est bien un tel livre qui manquait et rendait, de ce fait, toute cette période un peu ingrate et confuse à suivre. Il n’existait jusqu’à présent rien qui englobait les évènements de la partie occidentale de l’empire romain allant de 375 à 476. Beaucoup d’ouvrages s’arrêtaient à 395, d’autres commençaient à cette date ou en 284, et s’étendaient sur plusieurs siècles où l’Occident n’était pas l’unique sujet à traiter. Il existe des biographies de Théodose, Galla Placidia, Aetius, Attila, Ricimer, Genséric, qui sont valables, mais elles ne permettent pas d’avoir une vue d’ensemble sur ce siècle. Donc un ouvrage fondamental pour découvrir ou redécouvrir toute cette époque mouvementée.
Il comprend entre autres une chronologie et 9 tableaux généalogiques. A ce sujet, G-A. Morin explique (pages 125 à 130) pourquoi il y a de fortes présomptions pour que l’impératrice Justine soit bien la nièce du César Gallus (351-354), comme je le pensais. Par contre sur l’ascendance impériale de l’empereur Anthemius (467-472), G-A. Morin en fait un arrière petit-fils de Valens (364-378), par celle de ses deux filles, Carosa (Carausia dans le livre) ou Anastasia, mariée à un Procope, cité par Zosime comme apparenté à Valens, plutôt qu’un descendant de l’usurpateur Procope (365-366), et il s’en explique de façon assez convaincante (page 382), estimant entre autres que l’usurpateur Procope ne fut jamais considéré comme un « vrai » empereur et n’appartenait pas à la famille Constantinienne, mais à celle de Julien l’Apostat. J’apprends encore (page 363) que l’empereur Pétrone Maxime (455) serait le petit-fils du tyran Magnus Maximus (383-388) par sa mère, mais il est vrai que je ne m’étais guère intéressé à ce personnage rapidement passé sur le trône pour le plus grand malheur de Rome. G-A. Morin ne donne pas de référence, mais cette information vient de Procope, l’auteur de la Guerre Vandale, sous Justinien (527-565), et elle est reprise par des historiens byzantins postérieurs. Comme on ne connaît pas les ancêtres de Pétrone Maxime, cette parenté n’est pas à écarter, mais la donnée de Procope reste cependant sujette à caution. En tout cas, Pétrone Maxime, né vers 396, appartenait du côté paternel à une branche de la vaste famille sénatoriale des Anicii et il eut des descendants.
Ces quelques données indiquent toute la richesse en informations et en analyses de ce livre unique à mettre entre toutes les mains des amateurs qui veulent connaître et comprendre la fin de l’empire romain d’Occident.
Sur cet ouvrage voir : www.passiondulivre.com
La revue « Histoire Antique » vient de sortir, le 19 mai, son n° 31 avec un article sur Procope empereur : www.journaux.fr/

  • La vie sexuelle à Rome - Géraldine PUCCINI-DELBEY - Tallandier 2007

Les sociétés modernes fondent leur conception de la sexualité sur la distinction biologique et reconnaissent trois catégories de personnes : les hétérosexuels, les homosexuels et les bisexuels. Or ces notions n’ont pas cours dans la Rome antique, où tout est affaire de statut social et de classe d’âge. Pour simplifier, les citoyens mâles pénètrent et ne sont jamais pénétrés, tous les autres sont pénétrables, dans des conditions et des proportions variables selon qu’il s’agit de matrones respectables, de coquettes libérées, de prostitués et d’esclaves des deux sexes. A quoi s’ajoute le cas très particulier des empereurs libidineux, comme Tibère, Caligula ou Néron. Il s’ensuit une morale et des comportements bien différents des nôtres, au reste difficiles à se représenter car, pour les Romains, la sexualité relève de l’intime et doit rester cachée.
Géraldine Puccini-Delbey, forte de sa parfaite connaissance de la littérature latine, de Cicéron à Ulpien, parvient à faire parler les textes, et à démêler les possibles rapports entre la pratique sexuelle, le plaisir féminin et le sentiment amoureux. Là encore, rien n’est alors comme aujourd’hui. Ainsi la sexualité en dit long sur la culture et la société romaines, que l’auteur analyse et décrit sans aucune inhibition, mue seulement par la volonté de savoir et de comprendre.

  • Rome et l'amour. Des femmes, des jardins, de la sagesse - Pierre GRIMAL - Robert Laffont Collection Bouquins 2007

Suite du Voyage à Rome (paru en 2004), où Pierre Grimal se faisait l’arpenteur de la Rome d’aujourd’hui, ce volume ouvre des chemins variés, mais qui se rejoignent toujours. Amour et femmes, délices des jardins, orgues de la sagesse. Rome, monde ouvert, nous y apparaît ravivée et mystérieuse, presque énigmatique. Les femmes conduisent Pierre Grimal jusqu’à Boccace, les jardins jusqu’à Le Nôtre, la sagesse jusqu’à Montaigne. A travers une foule de textes restés inédits ou devenus introuvables, il regarde et pense l’Antiquité dans son mouvement même, donnant vie à la vaste fresque de Rome, et laissant apparaître, çà et là, certaines inclinations fortes pour Psyché, Vénus et Cynthia, Atticus, Sénèque ou Marc Aurèle. L’art du jardin est ici loin d’être mineur, lui qui, savante miniature culturelle et allégorique, exige la complicité et l’« acquiescement de nombreuses générations ». Livre d’histoire, fourmillant de récits et d’anecdotes, mais également livre de vie et de sagesse, il nous offre, à partir de ces espaces qui sont aussi ceux de l’élaboration de soi, une somme unique sur Rome et l’homme romain.

  • La Véritable histoire de Jésus, une enquête scientifique sur l'homme et sa lignée - James TABOR - Robert Laffont 2007

Et si Jésus avait surtout été un révolutionnaire politique ? Et si l'Église chrétienne avait confisqué cette figure historique afin d'élaborer une nouvelle religion sans rapport avec le projet premier du Christ ? Après vingt-cinq ans de recherche scientifique, James Tabor, spécialiste mondialement reconnu des religions archaïques, retrace ici l'histoire de l'homme Jésus, et contredit sérieusement un certain nombre de dogmes du christianisme. Il montre comment un mouvement religieux considéré comme dissident à l'époque - le christianisme - a pu s'imposer au détriment du projet initial de Jésus : conduire le peuple juif à sa rédemption politique, sociale et spirituelle. Et il dessine sous nos yeux l'image d'un Christ très humain, l'aîné d'une nombreuse fratrie, à la tête d'une véritable dynastie, rejoignant Jean-Baptiste dans son élan messianique, et enrôlant dans son mouvement ses quatre frères dont trois reprendront le flambeau après sa mort. Pourquoi et comment ces faits ont-ils été gommés ? Best-seller aux États-Unis, cette fascinante enquête transforme radicalement notre vision d'un des moments les plus cruciaux de l'Histoire. S'appuyant sur les découvertes archéologiques les plus récentes, le livre événement au centre de toutes les polémiques.

  • Vivre et mourir à Rome et dans le monde romain - Hugues MOUCKAGA - L'Harmattan 2007

Grâce à sa configuration géographique, son système scolaire, son environnement politique, Rome devint l'Urbs, la Ville lumière, la Ville Monde. Mais Rome et le Monde Romain ne furent pas que cela ! Autant ils furent un espace de vie, de bonne vie, autant ils furent un espace de mal vie, de mal être, de mort. L'auteur de cet ouvrage montre les deux facettes qui constituent cet univers et, à partir de l'exemple romain, s'efforce de comprendre certaines réalités auxquelles fait face son pays d'origine, le Gabon.

  • Noms de personnes celtiques dans l’épigraphie classique - Xavier DELAMARRE - Errance 2007

La langue gauloise se révèle, et chaque jour les chercheurs avancent dans sa compréhension. Plus d’un millier de mots sont connus et les traits essentiels de sa grammaire se précisent. Les Gaulois écrivaient leur langue, utilisant l'alphabet étrusque, grec ou latin, mais les textes en langue gauloise parvenus jusqu’à aujourd’hui sont rares. A l’opposé, de nombreuses inscriptions latines à travers tout l'Empire romain, dédicaces, ex-voto, formules funéraires, graffiti et signatures d'artisans sur des objets de la vie quotidienne, nous livrent des milliers de noms propres gaulois : ceux des personnes comme ceux des dieux, déesses. La nomination celtique, comme celle de nombreux peuples traditionnels, était descriptive et qualifiante c'est-à-dire que les noms de personnes avaient un sens concret : Chef-Suprême-des-Guerriers (Vercingétorix), Otage-d'Esus (Aesugeslos), Tête-de-Loup (Cunopennos), Belles-Oreilles (Suausia), Indépendante (Suarigilla), Gros-Tétons (Verbronara), Plein-de-Savoir (Vissulanios), etc. Les noms propres sont donc une source importante pour la compréhension de la langue gauloise et de la civilisation qu’elle reflète. Les noms celtiques de l’Antiquité sont présentés ici dans leur contexte, c’est-à-dire dans l'inscription où ils apparaissent, suivie de la mention de la province et du lieu de découverte, puis de la référence bibliographique principale. Dans une deuxième partie, un index des thèmes de la langue gauloise est proposé, précisant et complétant ainsi les données du Dictionnaire de la langue gauloise.

Ajoutons une revue :

  • Histoire Antique - hors-série n°13 : Le règne de Trajan ou l’apogée de l’empire : www.leg8.org

Et un bon roman historique :

  • Le rêve de Caligula - Maria GRAZIA SILIATO - JC Lattès 2007

A la mort de Tibère, les sénateurs choisissent pour empereur le jeune Gaius dit Caligula, qu’ils prennent pour un être falot et manipulable. Aussitôt nommé, Gaius César double la solde des légionnaires, abolit des impôts, ouvre les prisons et étend le droit de vote. Il choisit d’envoyer des ambassadeurs plutôt que des légions au-delà de l’Euphrate : il veut la paix. D’un bout à l’autre de l’Empire, c’est l’enthousiasme, mais les sénateurs sont épouvantés : ils ne cesseront désormais de chercher à l’abattre. D’autant plus que Caligula décide de consacrer un monument à la mémoire de son père de son père sur le lac de Nemi, au sud de Rome, en s’inspirant d’un temple égyptien dont le souvenir le hante. L’œuvre extraordinaire prévoit la construction de navires majestueux qui supporteront des temples en marbre et en or. Mais les sénateurs arriveront à leurs fins et assassineront Caligula alors âgé de 29 ans. Les temples seront détruits et noyés, avant de réapparaître 20 siècles plus tard … Ce très beau roman nous dévoile un Caligula visionnaire, insolite et complexe, bien différent de son portrait traditionnel.

 
Les deux ouvrages suivants sont, soit parus, soit à paraître prochainement, ils n’ont pas encore rejoint ma bibliothèque, ce qui ne saurait tarder.
  • Théodose : L'apogée de l'empire (379-395) par Bertrand LANÇON - Alvik Editions 2007

Théodose est sans conteste, avec Constantin et Justinien, l'un des empereurs les plus importants de l'Antiquité romaine tardive. De son règne (379-395), plusieurs aspects essentiels sont à retenir. D'abord, il pratique une politique d'intégration des peuples barbares (Goths, Alains, Huns), et conclut la paix avec les Perses. Il promulgue ensuite des lois qui prohibent les cultes chrétiens non-catholiques, ainsi que les cultes gréco-romains multiséculaires. Enfin, il consolide les institutions et favorise l'épanouissement d'un âge d'or intellectuel et artistique. Un nouvel état des lieux qui renverse quelques idées reçues.
ADDENDA (Décembre 2007)
Malheureusement pour des raisons d’édtion, cet ouvrage n’est toujours pas paru.

  • Vivre en Europe romaine - de Pompéi à Bliesbruck-Reinheim (57) - Collectif - Errance “Archéologie” 2007

L’opposition et la comparaison de ces deux sites permettent d’aborder la vie quotidienne dans les campagnes de l’Europe romaine : Pompéi, ville parfaitement conservée par les cendres du Vésuve, et Bliesbruck, village perdu dans le département de la Moselle. Ouvrage publié à l’occasion d’une exposition.

GRICCA

 
 
 
15 Mai 2007
"Pilatcod" a écrit :
 
On nous parle d'Europe, mais on oublie trop souvent qu'elle a déjà existé, qu'elle s'est défaite, puis reprise avec Charlemagne, Charles-Quint… et les conquérants qui ont suivi selon le pays qui voulait en imposer.
Mes connaissances historiques et stratégies politiques sont faibles, mais pourriez-vous nous présenter un tableau synthétisant pour ses 2000 ans le but toujours sous-jacent de reproduire cette unité romaine qui comme la fable de la grenouille et du bœuf a toujours la même destinée. S'enfler, attirer les convoitises et se délabrer.
Grâce à ce rappel montrer aux élèves l'importance d'apprendre, comprendre les stratégies qui ont déjà été appliquées et que l'on n'invente rien.
 
 
 
RÉPONSE :
 

Désolé, mais je ne vois pas très clairement ce que vous attendez de moi… Faire une synthèse de 2.000 ans d'histoire, de l'Empire romain jusqu'à l'Union européenne ? Cela représente une tâche nettement au-dessus de mes forces et de mes compétences. Peut-on d'ailleurs réellement comparer, sans forcer outrageusement le trait, notre actuelle Europe des 27, ou l'empire de Charlemagne, ou celui de Charles-Quint, au vieil empire des Césars romains ? Personnellement, cela me semble assez peu pertinent. Contrairement aux constructions postérieures, l'Empire romain était avant tout méditerranéen. Ses centres névralgiques (Rome, Carthage, Alexandrie, Antioche et Constantinople) se situaient tous sur les rives de la Mer Méditerranée, véritable mer intérieure, Mare nostrum. C'est d'ailleurs de ses provinces orientales et africaines que Rome tirait l'essentiel de ses ressources, tant elles étaient infiniment plus riches, plus développées et plus peuplées que ses possessions d'Europe occidentale. On pourrait même dire, sans exagérer, que l'Empire romain "orientalisa" l'Occident plutôt qu'il n'"occidentalisa" l'Orient. La culture que Rome propagea et promeut partout dans son Empire était en effet essentiellement hellénistique : c'était celle qui s'était développée à Alexandrie d'Égypte ou à Antioche sous le patronage des lieutenants d'Alexandre le Grand.

À côté de ce vaste ensemble, l'Empire romain restauré de Charlemagne faisait bien pâle figure. Avant tout "royaume des Francs et des Lombards", il ne réunissait guère que quelques provinces occidentales - et pas les plus riches - de feu l'Empire romain. Quant à celui de Charles-Quint, ce n'était qu'un assemblage hétéroclite de fiefs que rien n'unissait sinon la personne de leur souverain, lequel se trouvait être, par hasard, l'héritier d'une foultitude de maisons princières et royales. Et pour notre Europe des 27, son centre de gravité se situe aujourd'hui bien plus à l'Est que celui de l'Empire des Césars puisque l'Union européenne a maintenant intégré des régions qui oncques ne furent conquises par Rome (Allemagne de l'Est, Pologne, Pays baltes, ancienne Tchécoslovaquie)… Et comme l'élargissement de l'Union aux pays situés sur l'autre rive de la Méditerranée n'est probablement pas pour demain, sa ressemblance avec l'Empire romain se limiterait à la circulation d'une monnaie unique (et encore, pas dans tous les états).
Bref, pas grand-chose !…

 
 
 
22 Mai 2007
Éric a écrit :
 
Je suis à la recherche d’une copie grandeur réelle d’un buste de Marc Aurèle. D’après vous est-ce que cela existe ? Avez-vous des pistes de recherche ? Via votre site ?
L’objectif est faire trôner le buste dans l’entrée d’un petit centre de séminaires à Bruxelles. Ce centre portera le nom d’Aurelia (car fondé par des « admirateurs » de l’œuvre de Marc-Aurèle) et ouvrira ses portes en 2008.
Merci pour votre réponse
 
 
 
RÉPONSE :
 

A première vue, les bustes de Marc Aurèle, ce n'est pas ça qui manque ! Une recherche sommaire sur "Google" m'a déjà permis de découvrir ceux-ci (dont les dimensions ne sont hélas généralement pas communiquées) :

  • Buste de Marc Aurèle du British Museum de Londres : Clic ! et Clic !
  • Buste en or de Marc Aurèle, découvert à Avenches : Clic ! - Clic ! et Clic !
  • Buste de Marc Aurèle du Palais de Sans-Souci à Postdam : Clic !
  • Buste de Marc Aurèle du Kunsthistorisches Museum de Vienne (Autriche) : Clic !
  • Un buste de Marc Aurèle découvert à Pétra (Jordanie) et exposé au Musée de Louvre : Clic !
  • Buste de Marc Aurèle : Clic ! et Clic !

Mais il doit y en avoir encore bien d'autres qui vous conviendraient peut-être mieux…

marcus aurelius