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Sommaire Mars 2007 :

  • 2 Mars :
  • 3 Mars :
    • Le divin Jules et les bestioles exotiques : Clic !
  • 7 Mars :
    • Que penser des œuvres de Robert AMBELAIN ? : Clic !
    • Les Évangiles, rien d'autre que "le chant du psylo qui joue avec les âmes et ouvre les volets de la perception" (*) : Clic !
  • 8 Mars :
    • GRICCA : Silbannacus : encore d'autres problèmes ! : Clic !
    • GRICCA : Livres d'histoire romaine : Clic !
      • Antiquité proche-orientale, des peuples, des cultes par Annette PIOCHE : Clic !
      • Les chrétientés d’Afrique, des origines à la conquête arabe par Anne BERNET : Clic !
      • Lyon monnaies romaines - collection Daniel Compas par Daniel COMPAS, Nicolas PARISOT, Michel PRIEUR, Laurent SCHMITT : Clic !
      • L’architecture de la Gaule romaine - les fortifications militaires sous la direction générale de Pierre AUPERT : Clic !
      • Tacite, ses vérités sont les nôtres par Xavier DARCOS : Clic !
      • Les persécutions dans l’Antiquité - Victimes, héros, martyrs par Marie-France BASLEZ : Clic !
      • L’Algérie des origines. De la préhistoire à l’avènement de l’islam par Gilbert MEYNIER : Clic !
      • La femme romaine au début de l’empire par François GILBERT et Danielle CHASTENET : Clic !
      • La Rome antique de la fondation de Rome au déclin de l’empire romain par Philippe VALODE : Clic !
      • Quand notre monde est devenu chrétien (312-394) par Paul VEYNE : Clic !
      • La révolution de la croix, Néron et les chrétiens par Alain DECAUX : Clic !
      • Etrangers dans la cité romaine « Habiter une autre patrie » : des incolae de la République aux peuples fédérés du Bas-Empire sous la direction de Rita COMPATANGELO-SOUSSIGNAN et Christian-Georges SCHWENTZEL : Clic !
      • Les christianismes disparus - La bataille pour les Ecritures : apocryphes, faux et censures par Bart EHRMAN : Clic !
      • ROMANS HISTORIQUES : Clic !
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  • 9 Mars :
    • L'arc de Titus : le poids des mots : Clic !
  • 9 Mars :
    • Deux livres sur Constantin et son temps : Clic !
      • Quand notre monde est devenu chrétien de Paul VEYNE : Clic !
      • Constantin en son temps : le baptême ou la pourpre ? de Robert TURCAN : Clic !
  • 10 Mars :
    • GRICCA : Les insignes impériaux de Maxence : Clic !
  • 22 Mars :
    • Claude avait des lettres, mais pas assez ! : Clic !
    • Diderot et les règnes de Claude et de Néron : Clic !
  • 25 Mars :
    • GRICCA : Qui était l'impératrice Justine ? : Clic !
    • GRICCA : Quelques livres sur l'Empire romain : Clic !
      • Itinéraires des voies romaines de l’Antiquité au Moyen Age - Pierre HERRMANN : Clic !
      • Quand le christianisme a changé le monde. 1. La subversion chrétienne du monde antique - Maurice SACHOT : Clic !
      • L’urbanisme des villes romaines de Transpadane : Lombardie, Piemont, Vallée d’Aoste - Laurent CHRZANOVSKI : Clic !
      • Ponce Pilate - Jean-Pierre LEMONON : Clic !
      • La Palestine à l’époque romaine - Caroline ARNOULD-BEHAR : Clic !
      • Revue Numismatique & change. Hors-série : Rome, son histoire et ses monnaies - Donatien GRAU : Clic !
 
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"EMPEREURS ROMAINS"
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2 Mars 2007
J. Audibert a écrit :
 

Merci d'avoir fait connaître mon site et de l'avoir référencé, mais pour des raisons d'hébergement, j'ai dû changer son adresse et son appellation : il se nomme désormais ROMA QUADRATA.

site roma quadrata
 
 
 
3 Mars 2007
Gérard a écrit :
 
Encore une petite question concernant notre cher Jules :
Julius a combattu dans tous les endroits important de l'Europe, ainsi qu'en Afrique ! Pourtant, je lis un peu partout (livres et autres écrits historiques) que Jules César est surpris des animaux qu'il découvre (Rhino - Hippo) le jour de son triomphe, lorsque tous ces ennemis sont "exterminés" ! N'avait-il pas eu le temps de s'apercevoir que lesdits animaux existaient ?
 
 
 
RÉPONSE :
 

Alors là, je serais bien en peine de vous répondre… Je n'ai vraiment aucune idée des animaux exotiques que notre ami le Grand Jules connaissait… ou ignorait. Et si des historiens ou romanciers prétendent, eux, que César aurait été surpris par tel animal, ou que tel autre l'aurait laissé de marbre, ils en ont menti de par la gueule, comme on disait au doux Moyen Age. Ils inventent, ils brodent, ils affabulent, car comment diantre voulez-vous que quiconque sût précisément cela ? Il faudrait trouver le moyen de se re-glisser dans la peau de notre héros et de lui sonder le cerveau !…

En revanche, ce dont on est sûr c'est qu'à l'occasion de l'un de ses cinq triomphes consécutifs, César exhiba quarante éléphants, en l'occurrence utilisés comme chandeliers géants (voir SUÉTONE, Vie de César, 37). À la même occasion, vingt éléphants furent utilisés pour des combats simulés, présentés au Cirque Maxime (voir APPIEN, Guerre civile, II, 102).
Mais les éléphants, Jules devait parfaitement savoir ce que c'était pour des bestioles puisque son propre nom, César, signifiait "éléphant" en langue punique (un de ses ancêtres en avait, paraît-il, tué un lors des guerres contre Carthage).

À l'occasion de spectacles de chasse (venatio) offerts au peuple à l'occasion de ces triomphes, Jules César aurait aussi présenté une girafe (un camélopard, écrit le traducteur de DION CASSIUS - XLIII, 23), animal qui stupéfia littéralement les Romains qui n'avaient jamais vu un animal si monstrueusement bâti. Il est toutefois probable que César, lui, avait découvert cette créature bizarroïde quelques années plus tôt, en Égypte, lorsqu'il s'accorda une croisière sur le Nil en compagnie de sa petite Cléo chérie, et qu'il "réserva" alors ce spectaculaire animal pour son triomphe à venir. On peut aussi supposer qu'à cette occasion, il put aussi admirer d'autres superbes spécimens de la faune sauvage africaine : crocodiles, hippopotames, rhinocéros, autruches, lions, guépards, léopards, etc…

Cependant, l'histoire ne dit pas si, jusqu'à cette époque, César ignorait l'existence de ces bêtes… Personnellement, je ne le pense pas : de savants auteurs grecs avaient déjà parlé de ces animaux exotiques, et l'homme hautement cultivé qu'était le Grand Jules savait donc "par cœur" tout ce qu'ils en avaient dit… c'est-à-dire beaucoup d'approximations, d'idées reçues, de légendes, bref, d'inepties.

julius caesar - elephant
 
 
 
7 Mars 2007
Olivier a écrit :
 

J'aimerais connaître votre avis sur les livres d'un écrivain, Robert Ambelain (Jésus ou le mortel secret des templiers, Les lourds secrets du Golgotha et La vie secrète de saint Paul). Cet auteur qui est assez ésotériste nous démontre avec preuves historiques à l'appui le discours messianique, voire violent, des premiers chrétiens, que l'on retrouve sur votre site.

Autre question, si je peux me permettre, je n'ai pas trouvé de renseignement sur l'emploi des hallucinogènes [chez les premiers chrétiens]. Le livre de John Allegro qui était membre de l'équipe pour la traduction des manuscrits de la mer morte, Le champignon sacré et la croix, nous démontre, et Robert Ambelain aussi; l'importance de cet usage à caractère prophétique et militaire. Donc, voilà, si vous avez du temps devant vous, j'aimerais connaître votre position sur le sujet.

 
 
 
RÉPONSE :
 

Ce que je pense des œuvres de Robert Ambelain ? Beaucoup de bien, évidemment !… Ses livres (avec ceux de Voltaire) ont, en quelque sorte, bercé mes vertes années et largement contribué à forger mon esprit critique. Il est difficile pour moi de décrire la bouffée d'oxygène que je ressentis lorsque je les lus pour la première fois, au début des "seventies", quand j'avais 16-17 ans. Une première brèche s'ouvrit alors dans la muraille de certitudes (chrétiennes) qui emprisonnait mon esprit. Mais davantage encore que les thèses développées par Robert Ambelain - lesquelles me paraissaient alors déjà assez aventurées -, c'est surtout sa méthode qui me plut, sa façon d'opposer ingénieusement ou malicieusement textes canoniques, apocryphes et "païens" pour faire surgir la vérité (enfin, plutôt la vérité de M. Ambelain).

Comme vous l'avez probablement remarqué, j'ai souvent évoqué les idées de ce grand érudit dans mon site Web. À propos, par exemple, de Judas de Gamala, père présomptif de Jésus, selon Robert Ambelain (Clic !). Ou sur Claudia Procula, la mystérieuse épouse de Ponce Pilate (Clic !). Ou sur l'empoisonnement de Néron (Clic !). Ou sur les visions de saint Paul (Clic !). .Etc……

Mais attention ! cela ne signifie pas pour autant que je partage toutes ces idées, dont la démonstration (parfois par syllogisme, s'il vous plait !) me paraît souvent assez tirée par les cheveux. D'ailleurs, dans la plupart de ces questions touchant à l'origine du christianisme, il est quasi impossible d'aboutir à la moindre certitude. Tout au plus doit-on éviter de tomber dans l'incohérence, ou de commettre trop d'anachronismes.
Néanmoins, ces hypothèses sont fécondes ! Elles incitent à vérifier, à se plonger dans les textes pour se forger une opinion pertinente, même si, elles, sont souvent fort impertinentes, dans le sens le plus positif du terme…

Pour l'usage de champignons hallucinogènes par les protagonistes des Évangiles, je ne dispose, à vrai dire, que des renseignements fournis par Robert Ambelain dans ses Lourds secrets du Golgotha. Je cite ce texte (légèrement condensé), histoire de vous épargner de fastidieuses recherches dans votre bibliothèque :

“(…) Dans l'Apocalypse, il est question de la voix de « sept tonnerres » :
« Les sept tonnerres ayant fait entendre leurs voix… » (Apocalypse, X, 4)
« Scellez les paroles des sept tonnerres… » (Op. cil. X, 5).

Nous avons démontré dans un précédent volume (Jésus, ou le mortel secret des Templiers, pp. 143-144) que ces sept tonnerres étaient sept frères [ : ] Simon-Pierre, Jude, alias Thomas, alias Didyme, alias le Jumeau (Taôma, en hébreu), Barthélemy, alias Nathanaël, Jacques le Mineur, Jean, et deux autres que l'on ne nomme pas. Pourquoi ? Mais parce qu'il s'agit certainement d'André, alias Eléazar, alias Lazare (frère de Simon), et de Jacques le Majeur (également frère de Simon-Pierre), ce qui fait bien sept. La famille est complète, et les « sept tonnerres » sont tous là. Il ne manque que Jésus, qui en serait un huitième, mais comme il est remplacé par son jumeau, Thomas, jouant le rôle du pseudo-ressuscité, nous revenons à sept.

Le terme employé pour dire « fils du tonnerre » est boanergès, et dans le seul évangile de Marc (III, 17).
Embarrassé, saint Jérôme, en sa Vulgate latine, reproduit le mot, ne lui connaissant aucune traduction possible en cette langue. Qu'est-ce à dire ? Mais simplement que ce mot est intraduisible, en grec comme en latin, en latin comme en hébreu. Alors, cherchons.
Boan est un terme grec associé à toute expression évoquant le bruit ou le retentissement de quelque chose. Anergastos désigne tout bruit désordonné, tumultueux, inharmonique. Quant à ergès, il désignerait l'idée d'activer, de stimuler, d'inspecter un ouvrage quelconque, ergon en grec. Par contre, en dialecte crétois, ergatonès ou ergaonès désignaient les ouvriers chargés d'inhumer les morts dans les campagnes.
Ainsi, avec boanergaonès, nous aurions, non un manipulateur de la foudre, mais un chanteur de psalmodies funèbres. Quant à Boanergastos, ce pléonasme pourrait, dans un argot populaire, désigner un bruit répété, comme le tonnerre roulant au loin. Mais rien ne nous démontre en tout cela que les « fils du tonnerre » possédaient le maniement occulte de la foudre globulaire, comme on voudrait nous le faire croire dans Luc, IX, 54 « Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume ?… » (…)

Toutefois, une explication aussi sensationnelle qu'inattendue vient d'être fournie par un érudit chercheur britannique, John M. Allegro, maître de conférences à l'Université de Manchester (études bibliques). Il fut le premier représentant de la Grande-Bretagne dans l'équipe internationale chargée de préparer la publication des célèbres manuscrits de la Mer Morte. En son ouvrage, traduit en huit langues, et intitulé Le Champignon sacré et la Croix (Paris, 1971 - Albin Michel édit. - Trad. d'Ida Marie), il étudie le rôle de l'Amanita muscaria dans les très anciens cultes de fécondité du Proche-Orient. Et voici ce que nous pouvons en conserver pour la présente étude.

Le terme boanergès, nous venons de le voir, ne signifie rien de ce que Jésus prétend exprimer dans sa phrase rapportée par Marc en son évangile (III, 17), du moins en grec. D'autre part, il n'est issu d'aucun des dialectes araméens connus. Or, nous l'avons déjà observé dans un précédent ouvrage, l'hébreu a conservé en son vocabulaire des mots venant de plus anciens langages : chaldéen, assyrien, accadien, et même sumérien. (…) Et John M. Allegro, familier de ces langues mortes, a découvert que boanergès venait directement du sumérien, et que ce mot n'était que la contraction d'une courte phrase en ce même dialecte : GESH-PU-AN-UR, devenue ensuite PU-A N-UR-GES, d'où ce terme, incompris par les scribes des IVe et Ve siècles : BOUAN-ER-GES, devenu boanergès, barbarisme que l'on prenait pour du grec.
Cette courte phrase en sumérien signifie simplement « fils du tonnerre », et c'était, très banalement, le nom d'un champignon hallucinogène, l'Amanita muscaria, (…) notre dangereuse « fausse oronge ». Ce nom, ou ce surnom, comme l'on voudra, dérivait de la croyance propre aux hommes de Sumer, selon laquelle il naissait de la voix même de la foudre ou du fracas du tonnerre, car on avait constaté son apparition sur le sol immédiatement après les orages.
Or, s'il est une tradition fondamentale dans l'exégèse de l'Ancien Testament, c'est celle qui qualifie le dieu d'Israël d'Élohim de l'orage, car Iaweh est en effet le dieu de la foudre. (…)
D'autre part, il est certain que, ésotériquement, ce champignon, l'Amanita muscaria, est le mystérieux fruit du Jardin d'Eden. À Plaincourault, près de Mérigny (Indre), c'est lui, démesurément agrandi et de la taille d'un arbre, qui supporte le serpent lové, flanqué de part et d'autre d'Adam et d'Ève, voilant leur sexe de leurs mains. Cette fresque est du XIIe siècle. Le rôle secret de l'amanite était donc encore connu à cette époque dans les milieux chrétiens hétérodoxes plus ou moins « initiés ».
robert ambelain

Ici nous quitterons pour un moment les révélations de John M. Allegro pour reprendre notre grammaire accadienne de M. Rutten, attachée au Musée du Louvre (Paris 1937, Adrien-Maisonneuve édit.), savoir Éléments d'accadien. (…) Dans l'accadien (…), il n'y a que quatre voyelles, à savoir a, i, u, e, lesquelles constituent le tétragramme sacré par excellence, le nom divin des Hébreux IEUA (iéouhah), en hébreu iod-hé-vaw-hé. C'est de cette tradition qu'ils le tenaient, depuis la captivité de Babylone seulement.
Conséquence immédiate de cela, c'est que le champignon qui apparaît après l'orage, sans que rien ne justifie sa sortie du sol, est évidemment, pour un primitif, le « fils du tonnerre », son sceau et le témoignage matériel du dieu de la foudre.
Conséquence secondaire, en utilisant ses propriétés hallucinogènes, on s'imprègne de sa nature, on se divinise. Et les phénomènes de l'intoxication psychique apparaissent alors. Une heure environ après l'absorption de l'Amanita muscaria, le sujet est l'objet de tiraillements nerveux, de tremblements de tous les membres des secousses tendineuses suivent. Au début, il demeure conscient ; l'humeur est bonne intérieurement et psychiquement. Puis commencent les hallucinations, les rêves éveillés, les visions. Le sujet devient pâle, il a les yeux vitreux. Des gestes volontaires et conscients sont encore possibles, puis viennent une tristesse ou une joie extrêmes. Parfois, le sujet paraît ivre, il danse ou sautille sur place. Il éprouve aussi le besoin de se confesser publiquement, de se vider littéralement de tous ses secrets. C'est une véritable libération, un défoulement. Nous empruntons ces données au grand spécialiste L. Lewin en son ouvrage Phantastica (op. cit. chapitre IV).

Cela ne vous rappelle-t-il rien, lecteur ? Reprenons. les évangiles au passage où il est dit que Jésus passait pour fou :
« Ce que ses proches ayant appris, ils vinrent pour se saisir de lui, car, disaient-ils, il a perdu l'esprit… » (Marc, III, 21).
Saint Jérôme, en sa Vulgate latine, texte officiel de l'Église catholique, traduit par furorem versus, soit fou furieux. Et dans les Actes de Jean, apocryphe du IVe siècle, rédigé en grec, on nous montre Jésus dansant avant sa capture devant ses disciples, et leur en fournissant le pourquoi en un court discours, parfaitement incohérent « Qui ne danse pas ne sait pas ce qui va venir !… Toi qui danses, vois-toi en moi qui parle, et voyant, participant, fais silence sur mes mystères… » (Actes de Jean, XCIV).

Ainsi donc et pour résumer, nos mystiques extrémistes, chefs du courant zélote, étaient des drogués. D'où les « visions » prophétiques. Et en qualifiant Jacques et Jean de « fils du tonnerre » (boanergès), Jésus leur donne simplement le nom de leur drogue, il les y assimile, un peu comme l'on qualifierait un ivrogne invétéré de « vinasse », un mangeur de viandes saignantes de « rosbif ». Et c'est très certainement là tout le mystère des prétendus « manieurs, de foudre »”

(Robert AMBELAIN, Les Lourds secrets du Golgotha, Robert Laffont, 1974)

Sept frères de Jésus, tous accros à un champignon hallucinogène, et ce champignon lui-même n'étant autre que "l'arbre du Bien et du Mal" de la Genèse, le tout agrémenté d'intéressantes digressions sur les linguistiques comparées de Sumer, d'Akkad et de l'aire araméenne !… Qu'est-ce que je vous disais ? Tout Robert Ambelain est là : de judicieuses et fécondes hypothèses, mais qui ne parviennent pas nécessairement à emporter ma totale adhésion…

En l'occurrence, ici, c'est l'accumulation des hypothèses qui me tracasse un peu :
SI Jésus avait sept frères, SI ces sept frères étaient surnommés boanergès, SI ce mot signifiait "Fils du tonnerre", SI ce nom "fils du tonnerre" désignait aussi un champignon hallucinogène, SI les propriétés hallucinogènes de ce champignon étaient connues des Anciens, ALORS, PEUT-ÊTRE, lesdits frères de Jésus (et Jésus lui-même) utilisèrent-ils ce champignon à des fins ésotériques !…

Et arrivé à ce point, quel est l'intérêt de cette "révélation" ? Ce qui est important là-dedans, c'est surtout l'hypothèse d'un Jésus aîné d'une fratrie de sept mâles. Ensuite, "révéler" que ces jeunes gens entraient en extase en ingurgitant des champignons, en fumant des joints, en sniffant de la colle, en regardant leur nombril façon yogis ou en tournicotant sur eux-mêmes à la mode des soufis, cela me semble un fifrelin secondaire et anecdotique..

 
 
 
8 Mars 2007
Gricca a écrit :
 

Problèmes au sujet de Silbannacus : Clic !

RUBRIQUE LIVRES D’HISTOIRE :
(les commentaires sont ceux donnés au dos des ouvrages, sauf pour le premier titre)
Il ne s’agit pas ici d’une liste exhaustive de toutes les parutions ayant trait à l’empire romain mais uniquement d’ouvrages en français ayant rejoint ma bibliothèque.

  • Antiquité proche-orientale, des peuples, des cultes par Annette PIOCHE - Editions Connaissances et Savoirs 2006, pour les deux dernières sections en rapport avec l’empire romain : Un peuple méconnu, les Nabatéens et Impact de deux cultes orientaux sur le christianisme : 1re partie Mithra et le mithriacisme - 2e partie Cybèle et Attys.
  • Les chrétientés d’Afrique, des origines à la conquête arabe par Anne BERNET - Editions de Paris 2006
  • Entre la fin du IIe siècle et les invasions arabes du VIIe siècle, l’Afrique du Nord vit naître, croître, prospérer et disparaître l’une des plus belles et des plus fécondes chrétientés antiques. Née dans le sang des martyrs de Madaure et de Carthage, la catholicité africaine s’imposa autant par l’héroïsme de ses témoins que par la puissance de ses penseurs et de ses théologiens, Tertullien, Cyprien, Arnobe, Lactance et Augustin, dont l’enseignement allait s’imposer à l’ensemble de l’Eglise. Pourtant, cette vitalité eut une contrepartie cruelle. Peu de communautés furent plus durement déchirées par les reniements, les trahisons, les apostasies, les schismes et les hérésies. Epuisée par les luttes, la catholicité africaine fut fragilisée face aux menaces extérieures, des barbares vandales, de Constantinople et de l’Islam. Elle devait pourtant survivre près de cinq siècles sous la persécution musulmane, avant de disparaître. Spécialiste de la primitive Eglise, Anne Bernet raconte cette épopée mal connue, les grandeurs et les faiblesses d’hommes et de femmes parmi les plus remarquables de l’histoire de l’Occident et de la chrétienté, alternant portraits et analyses au long d’une de ces fresques dont elle a le secret.

  • Lyon monnaies romaines - collection Daniel Compas par Daniel COMPAS, Nicolas PARISOT, Michel PRIEUR, Laurent SCHMITT, Editions les Chevau-légers Paris 2006
  • Lyon, antique « capitale des Gaules » abrite un grand atelier monétaire de l’Empire romain. Les portraits d’empereurs et d’impératrices de la collection Daniel Compas sortent des mains de graveurs gallo-romains, peut être locaux … Les monnaies de Lugdunum circulent de Gibraltar à la Mésopotamie et, seules de tous les objets de cette époque, elles sont toujours accessibles aujourd’hui pour l’amateur. Et elles racontent l’Histoire…

  • L’architecture de la Gaule romaine - les fortifications militaires sous la direction générale de Pierre AUPERT- Collectif - Collection DAF Editions de la Maison des sciences de l’homme/Ausonius Editions 2006
  • 70 ans après le tome 1 du Manuel d’archéologie gallo-romaine d’Albert GRENIER, Michel REDDÉ, Raymond BRULET, Rudolf FELLMANN, Jan KEES HAALEBOS et Siegmar von SCHNURBEIN proposent une nouvelle synthèse sur l’architecture militaire romaine dans les provinces des Gaules et des Germanies. La première partie analyse les différents types de construction et de techniques observées dans les camps militaires, en replaçant l’évolution de cette architecture dans son contexte historique, de la conquête de la Gaule au milieu du Ve siècle ap. J.-C.. La seconde partie est un catalogue qui, sans prétendre à l'exhaustivité, présente les sites incontournables et d'autres moins connus, notamment en France. Chaque notice, bien documentée et toujours illustrée, est assortie d'une bibliographie. Cet ouvrage est le fruit d'une collaboration internationale à laquelle plus de cinquante auteurs ont été associés. Il s'adresse à des étudiants et à des chercheurs non spécialisés, qui y trouveront des informations commodes, à jour, rassemblées pour la première fois.

  • Tacite, ses vérités sont les nôtres par Xavier DARCOS - Plon 2007
  • Vers la fin du Ier siècle, l’historien latin Tacite s’interroge sur le destin du monde. Il fait la revue des mœurs collectives et des caractères privés, révèle les calculs et les manœuvres des acteurs politiques, décrit la folie contagieuse, provoquée par la volonté de puissance, tout en se souvenant d’une cause déjà perdue : l’idéal républicain. Les lettrés, les propriétaires terriens et les militaires désintéressés, qui formaient l’élite romaine, ont cédé la place à des courtisans, à des technocrates, à des nouveaux riches. J’ai pris le parti de considérer que la pensée de Tacite a valeur universelle et qu’il s’adresse encore à notre temps. Certes, il évoque une période cruelle où les princes étaient surtout des tueurs ou des scélérats. Il montre comment le pouvoir peut dégénérer en despotisme de palais, en servilité, en affairisme et en bureaucratie. Nos manières sont plus policées. Mais ses formules, étincelantes d’intelligence et de pénétration, semblent subitement viser une actualité permanente. Sonnent-elles plus juste à nos oreilles parce qu’elles concernaient une forme de décadence ou de déclin ? Je laisse à chacun le soin d’en juger et de lire entre les lignes.

  • Les persécutions dans l’Antiquité - Victimes, héros, martyrs par Marie-France BASLEZ - Fayard 2007
  • Considérer l’histoire des persécutions dans l’ensemble du monde gréco-romain, fût-ce en concentrant son regard sur des figures et des événements remarquables ou exceptionnels, oblige à faire tomber bien des préjugés. Les persécutions ne résultent pas d’un choc de civilisations, créé par l'introduction de monothéismes exclusifs, juif et chrétien, dans le système religieux, polythéiste et politique, de la cité et des empires antiques. D’abord, on ne persécute pas une doctrine, ni une idéologie, mais des personnes dans une situation donnée. Socrate est mis à mort, mais son école de pensée subsiste et se développe. Les Eglises sont décapitées à plusieurs reprises, plutôt que le christianisme n’est réellement éradiqué. En effet, la cité ne se définit pas comme une communauté de croyance, ni même d'opinion, mais comme une communauté de participation, où tout se joue dans l'apparaître et la pratique collective publique, même sur le plan religieux. On persécute donc le professeur plus que l’idéologue, celui qui se met à part ou qui est absent des grandes cérémonies plutôt que l'autre dans sa différence essentielle. Les Juifs et les chrétiens constituent bien, quant à eux, une communauté de croyance, fondée sur une Écriture révélée, mais les pouvoirs publics n’ont pas su ou pas voulu pendant longtemps le prendre en compte, en traitant ces groupes religieux selon le droit commun, celui des personnes et celui des associations, et en s’efforçant de réduire leurs croyances au plus large commun dénominateur.

  • L’Algérie des origines. De la préhistoire à l’avènement de l’islam par Gilbert MEYNIER - Editions La Découverte, Paris 2007
  • Les Algériens d’aujourd’hui, dans leur culture et leur organisation sociale, sont les héritiers d’une riche histoire millénaire, qui ne se réduit pas aux siècles écoulés depuis l’avènement de l’islam et aux 132 ans de la domination coloniale française. C’est à la découverte de cet héritage antéislamique de l’Algérie, trop méconnu, qu’invite Gilbert Meynier dans ce livre accessible à tous, synthétisant les acquis des recherches archéologiques qui montrent que le territoire de l’actuelle Algérie fut l’un des premiers berceaux de l’humanité, il retrace l’histoire, à partir des IVe-IIIe siècles avant l’ère chrétienne, des Etats qui s’y constituèrent alors. Ils étaient en relation - commerciales, techniques et culturelles - avec le Proche-Orient et, plus largement, avec les pays qui bordent la Méditerranée : l’influence punique, puis l’influence romaine, seront déterminantes pour modeler l’organisation politique et économique, la culture et les orientations religieuses des ancêtres des Algériens, même s’ils restaient largement tributaires du vieux substrat libyco-berbère. Analysant avec finesse l’étonnante permanence de certains de ces traits ancestraux, sans pour autant négliger l’impact des multiples ruptures historiques précédant l’arrivée des conquérants arabes et de l’islam, Gilbert Meynier offre ici les clés nécessaires pour comprendre les racines de l’Algérie d’aujourd’hui. Une lecture indispensable pour dépasser, en France comme en Algérie, les simplifications et les stéréotypes fabriqués aussi bien par la colonisation que par l’histoire officielle de l’Algérie indépendante.

  • La femme romaine au début de l’empire par François GILBERT et Danielle CHASTENET - Collection « Histoire vivante » éditions Errance Paris 2007
  • A la fin de la République, idéalement austère et vertueuse, veillant sur le foyer, la femme romaine est tout entière consacrée à son devoir d’engendrer et d’éduquer des générations de citoyens. Puis, au début de l’Empire, sans atteindre l’égalité des sexes, elle s’émancipe de la toute-puissance masculine. De plus en plus, elle gère son patrimoine, se lance dans les affaires, s’intéresse à la politique, influence les hommes… Elle ose à présent sortir de chez elle ! Le voile qui devait au-dehors la couvrir presque entièrement, pour préserver sa pudeur, l’entoure désormais de mystère …Elle devient séductrice ! A travers ses costumes et ses parures, la femme romaine nous apparaît aujourd’hui dans toute sa diversité, de la jeune fille à la matrone, de la prostituée à la prêtresse, de l’esclave à l’impératrice.

  • La Rome antique, de la fondation de Rome au déclin de l’empire romain par Philippe VALODE - Editions De Vecchi - Paris 2007
  • La Rome antique est le cadre de la naissance, de l’avènement et de la disparition de la civilisation romaine antique. Elle a vu son histoire se confondre avec celle du monde méditerranéen jusqu’à la fin de l’Antiquité. De sa fondation (-753) jusqu’à son déclin, en passant par l’instauration de la République, la formidable histoire de Rome nous est retracée étape par étape. La collection « Focus de l’histoire » propose de petits guides construits autour de grands thèmes ou de grands moments du passé. Sous forme de fiches illustrées, ils permettent de découvrir ou se remémorer les événements essentiels, les dates à retenir, les grandes figures, les épisodes marquants …

  • Quand notre monde est devenu chrétien (312-394) par Paul VEYNE - Bibliothèque Albin Michel Idées - Paris 2007
  • C’est le livre de bonne foi d’un incroyant qui cherche à comprendre comment le christianisme, ce chef-d’œuvre de création religieuse, a pu, entre 300 et 400, s’imposer à tout l’Occident. A sa manière inimitable, érudite et impertinente, Paul Veyne retient trois raisons - Un empereur romain, Constantin, maître de cet Occident, converti sincèrement au christianisme, veut christianiser le monde pour le sauver. - Il s’est converti parce qu’à ce grand empereur il fallait une grande religion. Or, face aux dieux païens, le christianisme, bien que secte très minoritaire, était la religion d’avant-garde qui ne ressemblait à rien de connu. - Constantin s’est borné à aider les chrétiens à mettre en place leur Eglise, ce réseau d’évêchés tissé sur l’immense empire romain. Lentement, avec docilité, les foules païennes se sont fait un christianisme à elles. Cette christianisation de cent millions de personnes n’a pas fait de martyrs. Au passage, Paul Veyne évoque d’autres questions : D’où vient le monothéisme ? Faut-il parler ici d’idéologies ? La religion a-t-elle des racines psychologiques ? Avons-nous des origines chrétiennes ?.

  • La révolution de la croix, Néron et les chrétiens par Alain DECAUX - Perrin 2007
  • Le Ier siècle de notre ère fut le cadre d’une révolution invisible. Elle a concerné deux civilisations sans que nul en prît conscience. Jésus de Nazareth et Néron ne se sont jamais rencontrés : le premier mort en 30, le second né en 37. Or c’est sous le règne de Néron que la Révolution de la Croix a pris son élan. Au-delà de bien d’autres, deux villes sont en cause, l’une en Occident, l’autre en Orient. A Rome, Néron règne sur le plus vaste et plus puissant empire qui ait, jusque-là existé. Ses crimes d’Etat et ses crimes privés lui ont forgé une réputation qui, aujourd’hui encore, entache sa mémoire. A Jérusalem, au lendemain de la crucifixion de Jésus, une poignée de juifs inconnus se prépare à obéir à l’ordre reçu de lui d’aller enseigner les nations. L’homme de Rome est tout, ceux de Jérusalem ne sont rien. Croire à un face-à-face entre une religion aux racines plusieurs fois séculaires et une autre qui n’existe pas encore ne présente apparemment aucun sens. Pourquoi y ai-je songé si souvent ? Pourquoi ai-je interrogé sans relâche la littérature inégale - abondante chez les Latins, fragmentaire chez les chrétiens - propre à éclairer le siècle de Néron qui est aussi celui de saint Pierre ?. Le présent livre est né de cette obsession.

  • Etrangers dans la cité romaine « Habiter une autre patrie » : des incolae de la République aux peuples fédérés du Bas-Empire sous la direction de Rita COMPATANGELO-SOUSSIGNAN et Christian-Georges SCHWENTZEL - Presses Universitaires de Rennes 2007
  • Dans les cités du monde romain, le phénomène de la coexistence entre populations d’origine allogène a pris diverses formes. Quels sont les critères qui régissent la définition des statuts des individus et des communautés par rapport à celui, dominant, des citoyens de la cité ? Comment se concrétise, au quotidien, la coexistence infra-communautaire dans le vécu des relations sociales ? Quelles sont les évidences qui permettent d’identifier et reconnaître les différents groupes sur le terrain ? Cet ouvrage, qui reproduit les Actes du colloque qui a eu lieu à Valenciennes en octobre 2005, essaie d’apporter des réponses à ces questions, en mettant plus particulièrement l’accent sur les aspects normatifs, la dimension religieuse ainsi que les perspectives ouvertes par des découvertes archéologiques récentes en Gaule du Nord. D’un extrême à l’autre d’une échelle chronologique très étendue, des incolae de l’Italie républicaine aux lètes et fédérés barbares de la Gaule du Nord et des Germanies au Bas-Empire, l’attention des auteurs des contributions se porte surtout sur l’Occident, sans exclure, pour autant, dans une approche comparative, certaines réalités assez significatives de l’Orient méditerranéen.

  • Les christianismes disparus - La bataille pour les Ecritures : apocryphes, faux et censures par Bart EHRMAN - Bayard - Paris 2007

    Il y avait, aux origines, plusieurs versions possibles du christianisme. Lesquelles ont disparu ? Pourquoi ? Comment ? Dans la grande diversité des textes sacrés, certains furent incorporés au Nouveau Testament, d’autres furent rejetés, attaqués, interdits et détruits. Bart Ehrman nous entraîne dans une enquête palpitante à la recherche à la recherche de ces christianismes disparus. Nous assistons à une lutte de plusieurs siècles pour l’orthodoxie, qui se transforma en guerre des textes, avec la création d’une multitude de faux, d’apocryphes, d’ajouts, de censures … Nous découvrons d’anciennes interprétations, d’anciennes croyances perdues, comme l’incroyable culte de Thècle, aujourd’hui totalement oublié, et qui, jusqu’au Ve siècle, dépasse celui de Marie en notoriété. Notre histoire religieuse ne se limite pas aux croyances et aux pratiques sorties victorieuses des conflits du passé. Elle s’éclaire, pour nous aujourd’hui, de celles qui ont été vaincues et qui ont finalement disparues.

CHOIX DE ROMANS HISTORIQUES LUS RECEMMENT : (Pour éviter les commentaires personnels trop fastidieux, je renvoie aux sites internet)

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