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Sommaire Novembre 2005 :

  • 1er Novembre :
    • Tous les chemins mènent à Rome… celui de Pompéi aussi ! : Clic !
      • Les cheminements de Marcus Aper (Anne de Leseleuc) valent -ils ceux de Gordien (Steven Saylor) ou ceux de Metellus Junior (John Maddox Roberts) : Clic !
  • 1er Novembre :
    • Le fils de Vénus cocufié par la fille d'Isis ? : Clic !
  • 2 Novembre :
    • Les peuples de l'Empire romain : le prophète Daniel en aurait-il oublié ? : Clic !
  • 5 Novembre :
    • Quelques pistes pour Cicéron et ses Philippiques : Clic !
  • 7 Novembre :
    • Annia Faustina : une petite-fille de Marc Aurèle dans le lit surpeuplé d'Elagabal : Clic !
  • 11 Novembre :
    • Des sites Web sur Pline l'Ancien et Pline le Jeune ? : Clic !
  • 12 Novembre :
    • Une belle collection de monnaies à Conegliano : Clic !
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  • 12 Novembre :
    • GRICCA : La religion d'Eugène et d'Anthémius : Clic !
  • 14 Novembre :
    • Rendons à Ben Hur Marcel ce qui lui appartient !… : Clic !
  • 22 Novembre :
    • Néron assaisonné à la sauce Bush ? : Clic !
  • 26 Novembre :
    • Ambroise ou Symmaque : Quel think-tank pour les Iznogoud du Bas-Empire ? : Clic !
  • 27 Novembre :
    • Pertinax : un père prématuré ? : Clic !
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"EMPEREURS ROMAINS"
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1er Novembre 2005
Agnès a écrit :
 
Comment voyageait-on, sous Vespasien, de Pompéi à Rome. Par terre ? mais en empruntant quelle voie ? ou par mer de Pouzzoles jusqu'à Ostie ?
 
 
 
RÉPONSE :
 

À ce qu'il me semble, pour se rendre de Rome à Pompéi (ou à n'importe quelle station balnéaire de la baie de Naples) l'on pouvait aussi bien emprunter la voie terrestre (Via Appia jusqu'à Capoue, ou Via Latina - voir ici : Clic !) ou la voie maritime. Question rapidité, c'était à peu près la même chose… C'est du moins l'avis de Marcus Aper, le héros des (par ailleurs excellents) "romans policiers antiques" d'Anne de Leseleuc. En effet, devant se rendre d'urgence de Rome à Misène (port militaire de la baie de Naples) afin d'interroger un témoin en fuite, l'avocat gaulois aux belles bacchantes déclare : "Si les vents nous sont favorables, et si, à Ostie, un bateau rapide est en partance, nous serons plus vite à Misène par mer que par la route. En réunissant toutes les chances de notre côté, nous devrions arriver Misène demain avant la mi-journée." (Anne de LESELEUC, Les calendes de septembre, 10-10 n°2608).

D'où jouissait-on du plus beau panorama sur la ville de Rome lorsque l'on venait du Sud de la Péninsule italienne ?
Votre question se rapporte probablement à la célèbre légende de "Néron chantant sur l'incendie de Rome", tirée d'une assertion calomnieuse de l'historien latin Suétone (Vie de Néron, 38) : le jeune empereur revenant d'urgence de sa villégiature d'Antium (dans la baie de Naples) serait monté au sommet de la Tour de Mécène pour chanter la beauté des flammes qui ravageaient sa capitale.

REACTION À CE COURRIER
5 Décembre 2005
Laurent a écrit :
 

Concernant les chemins qui mènent de Rome (ou d'Ostie) à Pompéi ; à savoir quel est de la voie maritime ou de la voie terrestre la meilleure solution ? Je vous répondrais (de par le peu que j'ai pu en lire) qu'entre deux maux, il faut toujours choisir le moindre !

L'insécurité maritime ce sont les tempêtes (ou les actes de pirateries beaucoup plus rares à l'époque de Vespasien qu'à celle de l'infortuné César qui eut quelques problèmes avec eux !) la période hivernale étant pour la navigation une période morte.
À la voie terrestre (essentiellement la Via Appia en ce qui nous concerne) si elle peut être presque aussi rapide que la voie maritime mais elle n'est pas sans dangers non plus…le nombre de brigands en voulant à votre bourse étant de plus en plus élevé dès que l'on s'éloigne d'une ville…;

Puisque vous évoquez les auteurs de romans policiers "romains" permettez-moi de vous recommander sur ce sujet précis Meurtre sur la voie Appia de Steven Saylor (Collection Grands détectives, aux éditions 10/18). Toujours dans cette même édition, les romans de John Maddox Roberts ou de Daniela Comastri Montanari offrent (à mon humble avis) un intérêt "littéraire" et "historique" bien supérieur à celui d'Anne de Leseleuc…

 
 
 
RÉPONSE :
 

Vous avez parfaitement raison : voie maritime ou terrestre, les deux moyens de communication présentaient certains avantages contrebalancés par des dangers spécifiques. Je présume que le Romain "lambda" qui devait se rendre en Campanie pesait soigneusement ces qualités et défauts respectifs avant de choisir son mode de locomotion…et je pense aussi que, généralement, son premier souci n'était pas nécessairement d'arriver vite à destination, mais d'y parvenir libre et/ou d'en revenir vivant.

Les grands esprits se rencontrent, dirait-on ! Figurez-vous que, précisément ce hier matin, j'ai entamé la lecture du premier "policier antique" de John Maddox ROBERTS que, jusqu'ici, je ne connaissais pas. Quant aux bouquins de MONTANARI, je ne les connais que de réputation. En revanche, je suis déjà, depuis un certain temps, fan des aventures politico-policières du limier Gordien cher à Steven SAYLOR. Comme vous, les intrigues d'Anne de LESELEUC me branchent moins… mais, en ce qui me concerne, c'est peut-être une simple question de goût : les aventures de Marcus Aper sont souvent davantage axées sur la civilisation gallo-romaine, qui m'intéresse moins que l'arrière-plan politique spécifiquement romain des romans de Steven Saylor.

livre saylor livre roberts
 

NOTE DU WEBMASTER

JANVIER 2006 : Parution, aux éditions 10-18 (Coll. Grands détectives) du troisième violume de la série SPQR de Johh MADDOX ROBERTS :

Sacrilège à Rome.

Pour plus d'infos : Clic !

 
 
 
1er Novembre 2005
Romain a écrit :
 

J'aurais une question à vous poser selon laquelle l'enfant de Jules César et Cléopâtre VII, surnommé Césarion, serait en fait né d'une autre liaison entre la reine d'Égypte et un autre homme. Est-ce fiable ou plutôt les Romains n'acceptaient pas cet enfant et inventèrent une liaison cachée à Cléopâtre, ou bien Cléopâtre aurait-elle pu "tromper" César avec un autre (et avec qui ?) ?

Merci de me répondre.

 
 
 
RÉPONSE :
 

À vrai dire, la seule personne capable d'avoir quelque certitude quant à l'identité de Césarion, c'était évidemment sa propre mère, la jolie reine d'Egypte Cléopâtre… qui ne semble jamais avoir nourri le moindre doute à ce sujet : son fils était aussi celui du divin Jules César, descendant de Vénus et de Mars !

Naturellement, quand Octave, futur Auguste, entra en guerre contre Antoine, il s'employa à faire porter le chapeau de cette guerre civile romano-romaine à l'Étrangère, à l'Égyptienne, à la pauvre petite Cléopâtre, qu'il fit passer pour la pire dévergondée (osons le mot, la plus grande salope) que le monde eut jamais supportée. C'était de bonne guerre ! tout ce dénigrement outrancier voire ordurier, toutes ces invectives hautement testostéronisées, ce n'était que de la propagande. Et comme toute propagande, elle ne pouvait convaincre que ceux qui étaient prêts à l'être, c'est-à-dire les partisans d'Octave. Les autres Romains, qui, eux, soutenaient Antoine, se rendaient probablement compte, comme nous, qu'une femme qui avait donné au moins trois beaux enfants, aussi officiels que légitimes, à son Antoine de mari, ne pouvait que très difficilement être la débauchée nymphomane qu'Octave et ses amis décrivaient à l'envi.

Personnellement, je vois donc mal comment et pourquoi l'on remettrait en cause la paternité de Jules César. D'ailleurs, celui-ci ne paraît jamais avoir douté que cet enfant fût de ses œuvres. Et puis, même Octave, le fils adoptif du divin Jules, aurait reconnu - fût-ce implicitement - cette filiation césarienne du jeune Césarion qu'il avait pourtant eu tout intérêt à nier. N'aurait-il pas commenté ainsi l'exécution du fils de la belle Cléo : "Deux Césars, c'eût été trop pour le monde !".

cleopatre
 
 
Michel ELOY (Site PEPLUM - Images de l'Antiquité) réagit à ce courrier :
 

Tu écris (et je croyais comme toi, ayant vu le CLEOPATRE de Mankiewicz !), à propos de Césarion, que la paternité de César ne fait aucun doute. Or je découvre un paragraphe assassin dans Pierre Cosme, Auguste, Perrin, 2005, p. 30) :

"Quelques jours plus tard [après l'assassinat de Jules César], la reine d'Egypte Cléopâtre VII, que César avait logée dans une de ses propriétés sur la colline du Janicule, quitta à son tour l'Italie pour regagner son royaume. D'après une lettre de Cicéron à son ami Atticus, c'est peut-être seulement lors d'une escale en Grèce, ou en arrivant à Alexandrie, que la souveraine aurait donné naissance, vers le 20 avril, à un fils. La nouvelle parvint à Rome avant le 11 mai et les Alexandrins surnommèrent cet enfant Césarion en attribuant à César une paternité qui n'allait pas de soi, puisque le fils de la reine d'Egypte aurait été conçu pendant que le dictateur combattait les derniers Pompéiens en Hispanie (NBP : Cicéron, Lettres à Atticus, XIV, 20, 2; J. Carcopino, Passion et politique chez les Césars, Paris, 1958, p. 30-56; R. Etienne, [Jules César, Paris, 1997] op. cit., p. 64-65 et M. Chauveau, Cléopâtre : au delà du mythe, Paris, 1998, p. 52-53.)"

J'ignorais que Césarion fut : 1) un fils posthume et 2) conçu in absentia.

Une hypothèse plausible serait que si César choisit Octave pour héritier - plutôt qu'un Césarion - c'était parce qu'il était fils de citoyen et citoyenne romains. Césarion n'était qu'un métèque par sa mère, reine de surcroît, ô honte.
Avoir un pharaon pour héritier, c'était avouer bien haut que le dictateur aspirait à la royauté - ce dont il s'est toujours prémuni.

Qu'en penses-tu ?

 
 
 
RÉPONSE :
 

Je suis entièrement d'accord avec toi : l'adoption d'Octave par César ne signifie pas nécessairement que celui-ci ne reconnaissait pas le fils de la belle Cléo comme son fils. À mon avis, c'est le contraire qui aurait été étonnant : que le grand Jules proclame urbi et orbi que l'enfant, né de ses amours illégitimes (voire illégales) avec une étrangère (le fait qu'elle était reine constituant plutôt une circonstance aggravante), bref que ce bâtard, que ce métis était bien son fils et unique héritier.
Pour le coup, c'eût sans doute été se couper radicalement de toute l'opinion publique romaine, plèbe et Sénat confondus, et se précipiter sous les poignards des assassins bien avant les ides de Mars !…

Certes, s'il avait vécu, César aurait pu reconnaître Césarion comme son fils et héritier sans braquer le tout Rome contre lui. Mais il aurait d'abord fallu faire venir cet enfant à Rome, l'éloigner de sa mère, le couper de la "dépravation égyptienne", afin de l'éduquer "à la romaine" pendant une bonne quinzaine d'années, histoire de transformer ce demi-Grec, ce demi-Égyptien en authentique membre de l'illustre gens Julia.

Il n'en demeure pas moins exact que la filiation de Césarion restera toujours controversée. Elle l'était d'ailleurs déjà du temps du temps de Cléopâtre, et il n'y a aucune raison pour que cela change : les siècles qui se sont écoulés depuis les Ides de Mars n'ont apporté aucun élément susceptible de trancher cette vieille polémique, que du contraire ! Toutefois, dans son excellent livre sur Cléopâtre, Benoist-Méchin s'est livré à une petite analyse, quasi-pédagogique, du problème qui nous intéresse. Lui, il penche plutôt pour attribuer à César la paternité du fils aîné de Cléopâtre, et il force est d'avouer que son explication - à charge et à décharge - me paraît frappée au coin du bon sens.

Voici ce passage :

"Sur cet enfant royal, les historiens se sont divisés. Pour les uns, Césarion est le fils de César, sans contestation possible. Ils affirment qu'il a été conçu au palais de Lochias, que Cléopâtre l'a porté dans son sein durant le voyage d'Assouan et qu'il est né à Alexandrie au début de juillet 47, au moment où l'Imperator est parti pour Antioche. (C'est même l'attente de cet heureux événement qui l'a incité à prolonger son séjour en Égypte.) Ils fondent leur opinion sur un certain nombre de témoignages, au premier rang desquels figurent ceux de Plutarque et de Cicéron. Ce dernier, en effet, demande à son ami Atticus, dans une épître datée du 11 mai 44, « de lui donner des nouvelles de la reine et du fils de César ». Sous la plume d'un homme aussi bien renseigné, cette formule mérite d'être prise à la lettre. Les tenants de cette thèse invoquent également deux faits importants. Le premier est qu'au lendemain de l'assassinat de César, Antoine a notifié officiellement au Sénat que l'Imperator défunt « a reconnu Césarion pour son fils ». Le second est qu'Antoine et Cléopâtre célébreront la majorité de Césarion au début d'avril 30. Pour les princes de sang royal, l'accession à l'âge viril coïncidait en général avec le dix-septième anniversaire. Césarion serait donc bien né en 47, le décalage de quatre-vingts jours entre juillet et avril correspondant à l'introduction du calendrier julien.

Mais pour les autres, la naissance de Césarion se situerait non en juillet 47, mais aux alentours du 20 avril 44, c'est-à-dire postérieurement à la mort de César. Celui-ci n'aurait donc pas pu le reconnaître pour son fils. En outre, Césarion aurait été conçu non à Alexandrie, mais à Rome, à une époque où César n'était pas dans la capitale, puisqu'il était occupé à faire la guerre en Espagne. Le père de Césarion ne serait pas César, mais Antoine, qui aurait profité de l'absence de son chef pour faire une cour assidue à la reine d'Égypte. Les tenants de cette thèse s'appuient principalement sur un opuscule rédigé par Caius Oppius, un ami de César, à propos duquel Suétone nous fournit les précisions suivantes « César toléra que le fils auquel Cléopâtre donna le jour fût appelé par son nom. Quelques Grecs ont déclaré que celui-ci ressemblait à César par son allure et sa démarche. Antoine a affirmé devant le Sénat que César l'avait reconnu et que plusieurs amis de César le savaient, parmi lesquels Caius Matius et Caius Opius ; mais ce dernier, comme si le fait avait besoin d'être établi et prouvé, a publié un opuscule dont le titre était : Il n'est pas le /ils de César, celui dont parle Cléopâtre. »

Les historiens des deux camps - ceux pour qui Césarion est le fils de César et ceux pour qui il est le fils d'Antoine - ont défendu leur point de vue avec un grand luxe d'érudition. Ils ont scruté une foule de documents avec une telle minutie, qu'on reste ébloui devant l'étendue de leurs connaissances. Mais quand on a examiné l'un après l'autre tous leurs arguments, on finit par ne plus savoir à qui donner raison. À force de déplacer les dates de naissance et d'entremêler les paternités, ils ont posé plus de problèmes qu'ils n'en ont résolus. Si Césarion était vraiment le fils de César, comment se fait-il que le vainqueur de Pompée ait adopté Octave ? Et s'il était le fils d'Antoine, comment se fait-il qu'Antoine ne l'ait jamais reconnu comme tel ?

Une chose, cependant, ressort de cette dispute : ni les uns ni les autres - raisonnant in abstracto - ne semblent avoir tenu suffisamment compte de l'énormité de l'enjeu, ni des passions du moment. Pour tous les ennemis de César - et plus encore pour certains de ses amis comme Octave - il était indispensable de ruiner les prétentions de Césarion à l'héritage de l'Empire. Pour le disqualifier, tous les moyens étaient bons et, plus que tout autre, celui qui consistait à affirmer qu'il n'était pas le fils de l'Imperator. Il se peut que ceux qui contestent sa filiation aient raison. Mais force nous est aussi de constater qu'à travers deux mille ans d'histoire, le témoignage de Plutarque (du moins celui qu’il pore dans sa Vie de César [46 : 4], car dans sa Vie d’Antoine [54 : 3], il est moins affirmatif) et les déclarations d'Antoine ont pesé plus lourd dans la balance des siècles que les réticences de Suétone et le démenti d'Opius.

Quant à Cléopâtre, qui devait savoir mieux que quiconque à quoi s'en tenir et dont les relations avec Antoine auraient été grandement facilitées si elle avait pu le persuader que Césarion était son fils, elle n'en a jamais rien fait, convaincue que c'était l'âme de César qui revivait en lui. -Sur ce point, elle ne semble avoir éprouvé aucun doute.

C'est pourquoi Weigall refuse de voir en elle une créature démoniaque, embusquée au fond d'un rutilant repaire oriental et cherchant à faire triompher une odieuse imposture Elle lui apparaît bien plutôt comme « l'épouse et la veuve du puissant César, luttant courageusement pour l'enfant né de leurs amours, et s'efforçant à travers lui d'unir l'Égypte et Rome »."

livre cleopatre

(BENOIST-MECHIN, Cléopâtre ou le rêve évanoui, Perrin, 1977)

Tout cela me paraît assez logique.

 
 
 
2 Novembre 2005
Jean a écrit :
 

Dans le cadre d'une étude sur le prophète Daniel, je cherche à savoir quels sont les peuples qui composaient l'empire romain. En effet, la prophétie indique une composition de 10 royaumes, peuples… qui cohabitent sans pourtant être vraiment allies, un nouveau (on prétend que c'est le pouvoir des chrétiens, la nouvelle Rome), ce nouveau royaume prend le dessus et ce faisant réduit le nombre de ces 10 royaumes à sept.
Je reste perplexe car l'empire romain après JC peut s'entendre comme étant l'empire d'orient tout aussi bien que l'empire d'occident voire les deux.
La récupération du titre de pontife par les chrétiens et la quasi-abdication de Constantin qui ne cesse d'accorder des concessions peuvent donner à penser qu'il s'agit de l'empire d'accident.
Merci de votre avis.
J'en suis persuadé, vous connaissez la thèse de Huria Smith à ce sujet.

 
 
 
RÉPONSE :
 

Ben non, j'ai bien peur que vous ne surestimiez mon érudition car je ne connais absolument rien des thèses de ce M. Huria Smith…

Je crains aussi de ne pas pouvoir vous livrer une liste de tous les peuples qui composaient l'Empire romain. Mais en tout cas, je puis vous assurer qu'i y avait bien plus que dix ! Voyez, par exemple, la Gaule avec sa presque infinie diversité de peuples (les spécialistes récusent aujourd'hui le terme "tribu"). Vous m'objecterez peut-être que toutes ces nations gauloises pourraient être réunies sous le seul vocable de Celtes. Je vous l'accorde bien volontiers, mais alors, tournons nos regards vers l'Asie mineure (Turquie actuelle) : au temps de la conquête romaine, elle était peuplée de Mysiens, de Lydiens, de Cariens, de Lyciens, de Pamphyliens, de Pisidiens, de Phrygiens, de Paphlagoniens, de Galates, de Lycaoniens, de Cappadociens, de Ciliciens, etc…

Comme vous le voyez, établir une liste exhaustive des peuples qui composaient l'empire romain (sans omettre les Belges qui, comme de bien entendu, furent de tous les plus braves) représenterait une entreprise longue et complexe.

 
 
 
5 Novembre 2005
Daphné a écrit :
 
Je suis étudiante en rhétorique (…) en option latin. Pour ce cours, je dois réaliser un travail pointu sur la 6e Philippique de Cicéron. (…)
Malheureusement les informations, documents et pistes manquent.
Au vu de la qualité de votre site, je me suis dite que peut-être vous pourriez me venir en aide.
En vous remerciant d'avance.
 
 
 
RÉPONSE :
 

Malheureusement, j'ai bien peur de ne pas être le mieux placé pour vous renseigner sur Cicéron et sa 6e Philippique. En effet, mon site internet est surtout axé sur les biographies des empereurs romains, et comme bavard de Cicéron se trouve être, en quelque sorte, "a la périphérie" de ce sujet, je ne dispose pour ainsi dire pas de documentation le concernant.

Bien sûr, dans la notice biographique que j'ai consacrée à Octave (futur Auguste), l'allié occasionnel de Cicéron qui le laissa froidement tomber dès qu'il trouva plus opportun de se rabibocher avec son rival Antoine, j'évoque brièvement la mort du célèbre orateur (voir ici : Clic !). En outre, lors d'un échange de correspondance avec un autre sympathique internaute (voir ici : Clic !), j'ai également eu l'occasion de parler de ces fameuses proscriptions de 43 av. J.-C., fatales à l'auteur des Philippiques.
Peut-être ces brèves notations vous aideront-elles à recadrer le contexte historique et les enjeux politiques qui aboutirent, d'une part, à la mort de Cicéron, et d'autre part, à l'instauration du second Triumvirat, prélude à la main mise d'Octave sur l'État romain.

Au cas où vous ne les auriez pas déjà repérées vous-même lors de vos recherches, je me permets aussi de vous indiquer ci-dessous ces quelques pages internet plus spécifiquement dédiées par Cicéron et à son œuvre :

  • Site "Méditerranées.net" - Cicéron : Clic !
    (Voyez en particulier la Vie de Cicéron de Plutarque : Clic ! et Cicéron et ses amis de Gaston Boissier : Clic !).
  • Site "Remacle.org" - Histoire de la littérature romaine de Paul ALBERT (1871) - Cicéron : Clic !
  • Ac-Versailles - Le Musée vivant de l'Antiquité - Cicéron : Clic !
  • Site "Noctes Gallicanae" - Marcus Tullius Cicero : Clic !
  • Site perso "SOS Philosophie" - Cicéron : Clic !
cicero
 
 
 
7 Novembre 2005
Faustina a écrit :
 

(…) Je voulais simplement vous dire que je suis arrivée sur votre site tout à fait par hasard… En fait, à 29 ans et quelques mois, j'ai été soudain prise d'un désir irrépressible d'en apprendre un peu plus - oh, juste un peu - sur cette impératrice Faustina selon laquelle j'ai, paraît-il, été nommée, celle qui a un temple à son nom dans le forum romain.

En fait j'ai découvert au moins trois Faustina, la belle-sœur d'Hadrien, l'épouse d'Antonin (celle que je connaissais de nom, donc), et l'épouse de Marc-Aurèle. En fait j'ai cru voir parmi la liste des enfants de cette dernière qu'il y avait une autre impératrice qui s'appelait Quelquechose-Faustina, épouse d'Élagabal, mais je ne l'ai pas retrouvée sur la notice biographique consacrée à ce dernier (j'ai peut-être mal cherché !).

Quoi qu'il en soit, avoir été nommée par deux impératrices, et de tempérament si dissemblable (l'une célèbre par son bon cœur, l'autre d'avantage par la façon dont elle assumait ses désirs, si j'ai bien compris ?) (Je déteste le mot nymphomane, qui n'a pas d'équivalent masculin…), cela suffit largement à mon ego. {…)

 
 
 
RÉPONSE :
 

Cette troisième Faustina, épouse d'Élagabal, que vous évoquez est mentionnée dans une intervention de Gricca, l'un de mes fidèles correspondants.

Selon lui (une info qui ne se retrouve pas dans toute ma documentation, mais je fais confiance à sa vaste érudition), une certaine Annia Faustina, petite-fille de Marc Aurèle et de Faustine II la Jeune, aurait bien épousé en 221 cet allumé d'Élagabal… Enfin bien épousé, c'est façon de parler vu l'orientation sexuelle dudit Élagabal, qui préférait nettement les garçons costauds aux jeunes filles en fleur (il aurait d'ailleurs convolé en justes noces homosexuelles avec son conducteur de chars favori, Hiérocles - voir ici : Clic !).

DEUX ANNIA FAUSTINA POUR LE PRIX D'UNE ?

Voyez ici : Clic !

elagabal
 
 
 
11 Novembre 2005
Léa a écrit :
 
Connaîtriez-vous des sites sur Pline le jeune ainsi que Pline l'Ancien, agrémentés de représentations de ces deux hommes.
 
 
 
RÉPONSE :
 

J'ai donc été jeter un cop d'œil sur la Toile et j'ai sélectionné quelques sites qui me paraissent intéressants. Je vous les livre, en espérant qu'ils ne feront pas double emploi avec ceux qui vous auriez trouvés vous-même :

PLINE L'ANCIEN :

  • Encyclopédie Wikipédia - Pline l'Ancien : Clic !
  • Encyclopédie de l'Agora - Pline l'ancien : Clic !
  • Site BNF - Biographie de Pline l'Ancien : Clic !
  • Site Orbis romanum - Pline l'Ancien : Clic !
  • MEMO - Le site de l'Histoire - Pline l'Ancien : Clic !
  • Site Imago Mundi - Dictionnaire biographique - Pline l'Ancien et Pline le Jeune : Clic !
  • Site decobed.club.fr - Mort de Pline l'Ancien au Vésuve (extrait des lettres de Pline le Jeune) : Clic !
  • Site Remacle.org - l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien : Clic !
  • Site Terra Antiqua - Extraits de l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien (géographie) : Clic !
  • Site Dicocitations - Citations de Pline l'Ancien : Clic !

PLINE LE JEUNE :

  • Encyclopédie Wikipédia - Pline le Jeune : Clic !
  • Site ATRIUM - Pline le Jeune : Clic !
  • Site Imago Mundi - Dictionnaire biographique - Pline l'Ancien et Pline le Jeune : Clic !
  • Site Interna Selecta - œuvres de Pline le Jeune : Clic !
  • Site Dicocitations - Citations de Pline le Jeune : Clic !

Quant aux représentations de ces deux écrivains, c'est en en vain que farfouillé dans ma documentation à la recherche de leur portrait - même "moderne". En revanche, sur le Net, comme vous le constaterez en consultant les liens référencés co-dessus, les représentations du tonton Pline, l'amiral curieux des secrets de la nature, abondent, tandis que celles du neveu font cruellement défaut. En fait, tout ce que j'ai trouvé le concernant, c'est cette couverture d'un livre censée représenter ce littérateur ami de Trajan : www.uhb.fr (image : Clic !)

 
 
 
12 Novembre 2005
Fabio a écrit :
 

Objet : pièces romaines

Si vous allez un jour à Conegliano (près de Treviso - Italie), il y a une tour qui contient d'immenses collections de monnaies (dont une représente l'empereur Hadrien avec son ami Antinoüs)

NOTE DU WEBMASTER :

Sur le Museo civico de Conegliano : Clic ! et Clic !