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Sommaire Septembre 2004 :

  • 4 Septembre :
    • Quels pays d'Asie les Romains occupèrent-ils ? : Clic !
  • 8 Septembre :
    • La Passion de JC aux ides de Mars : une coïncidence ? : Clic !
  • 9 Septembre :
    • Jésus, roi et Dieu… ou Dieu parce que roi ? : Clic !
    • Suétone et Jésus-Mehdi : Clic !
  • 11 Septembre :
    • Quelle était la langue officielle de l'Empire d'Orient ? : Clic !
  • 12 Septembre :
    • Quelques pistes pour construire une voie romaine : Clic !
  • 13 Septembre :
    • Le fin mot des "écuries de Caracalla" : Clic !
  • 13 Septembre :
    • Nouveautés du site Archeobel : Clic !
      • Quelques intéressantes trouvailles archéologiques outre-Moerdijk  : Clic !
    • Gallien, premier empereur "invaincu" ?  : Clic !
PAGE SUIVANTE
  • 14 Septembre :
    • Nouvelles hypothèses pour l'inscription martelée de Pula : Clic !
  • 14 Septembre :
    • Sainte Clotilde descendait-elle de Théodose ? : Clic !
  • 14 Septembre :
    • Mais au fait, qui était le triumvir Lépide ? : Clic !
  • 15 Septembre :
    • Des infos sur la transmission des manuscrits antiques : Clic !
  • 18 Septembre :
    • La villa du retraité Maximien Hercule : Clic !
  • 26 Septembre :
  • 26 Septembre :
  • 29 Septembre :
    • Magnus Maximus, alias Macsen Wledig… : Clic !
 
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4 Septembre 2004
Delphine a écrit :
 
J'ai une question (c'est pour mes devoirs de latin) : Quels sont les pays d'Asie envahis par les Romains ?
Merci d'avance !
 
 
 
RÉPONSE :
 

Comme tu pourras le vérifier en consultant cette carte montrant l'empire romain à son extension géographique maximale, les Romains occupèrent - en tout ou en partie - les pays asiatiques suivants :

  • Israël (et territoires palestiniens)
  • la Jordanie
  • le Nord de l'Arabie Saoudite
  • le Liban
  • la Syrie
  • le Nord de l'Irak
  • la Turquie

Liste à laquelle on pourrait encore éventuellement ajouter l'Arménie et la Géorgie (voir ici : Clic !), deux pays qui se trouvèrent, à certains moments, dans la "sphère d'influence" de Rome, mais sans toutefois faire jamais partie intégrante de l'Empire.

Comme tu le vois, il ne s'agit là que de pays du Proche-Orient. Jamais les légions romaines ne pénétrèrent profondément en Asie, même si des commerçants "romains" s'aventurèrent jusqu'aux Indes ou en Chine (voir à ce sujet ces anciens courriers : Clic ! et Clic !). Mais ça, c'était seulement du business, pas une conquête militaire !

Lors d'une correspondance avec un autre sympathique internaute, j'ai également eu l'occasion d'évoquer la présence de descendants de soldats romains dans un village perdu de l'Ouest de la Chine (voir ici : Clic !). Ici non plus il n'est nullement question d'invasion, de conquête ou d'occupation romaines. C'est même exactement le contraire : ces braves gens n'étaient là que parce que leurs ancêtres avaient été battus par les ennemis des Romains et déportés dans ces régions aux confins du monde civilisé.

 
 

 

 
8 Septembre 2004
Michel Lévy (www.cdweb.com/ml) a écrit :
 

Je suis troublé par la coïncidence entre l'assassinat de César "aux Ides de Mars" par Brutus " tu quoque, mi filii", et la Crucifixion à la date de la Pâque juive (14-15 Nisân), puis par l'attribution du nom de Juillet au 7e mois, et d'Août au 8e (Auguste = Octave).

Avez-vous déjà lu quelque chose là-dessus ?

 
 
 
RÉPONSE :
 

Pour vous parler franchement, la "coïncidence" ne me saute pas immédiatement aux yeux… César fut assassiné aux ides de mars 44 (15 mars 44 av. J.-C.) et Jésus, lui, aurait été crucifié (selon la chronologie la plus communément retenue, mais non unanimement acceptée) le 7 avril de l'an 30 après Lui-Même.

Encore faut-il dans le cas de Jésus, tenir compte de l'aspect théologique, et non fondamentalement "historique", du récit de la Passion : afin de d'insister sur le caractère rédempteur du "sacrifice" de Jésus, on le fait mourir au moment où les agneaux pascaux sont égorgés dans le Temple. Mais cela ne s'est pas nécessairement passé comme cela. D'ailleurs, certains exégètes estiment que si, comme l'affirment les Évangiles, la mort du Christ suivit de très peu son entrée triomphale dans Jérusalem, il serait alors plus logique de situer la Passion en automne, avant cette autre grande célébration juive qu'était la fête "des Tabernacles" (Soukkot).

Je ne vois non plus rien de particulièrement troublant dans les noms des mois de juillet et d'août.

Ce serait Antoine qui aurait décidé de donner le nom de Jules César au mois de Quintilis (ainsi nommé parce que c'était le cinquième mois de l'année romaine, laquelle commençait en mars).
Pourquoi ?
Tout simplement parce que le "divin" Jules était né ce mois-là.

julius caesar

Quant au mois d'août (anciennement sextilis, sixième mois), c'est Octave Auguste qui, en toute modestie, décida de lui donner son propre nom, et ce bien qu'il fût né en septembre. Suétone explique qu'il choisit sextilis "parce que c'était dans ce mois qu'il avait obtenu son premier consulat, et qu'il avait remporté ses plus grandes victoires" (Suétone, Douze Césars, Vie d'Auguste, XXXI).

Bien sûr, il est amusant de constater que le huitième mois de notre calendrier tire son nom du titre d'un empereur dont le patronyme ("Octave") évoque le nombre huit. Mais ce n'est là, à mon humble avis qu'une coïncidence purement fortuite.

 
 

 

 
9 Septembre 2004
Michel Wienin a écrit :
 

Objet : Phrase de Suétone à propos de Jésus et... armée du Mehdi !

How (graphie moderne de notre bon vieux AVE dont la prononciation est presque conservée malgré un soupçon d’accent breton !)

Je suis tombé par hasard sur votre site remarquablement riche et d’un humour qui le fait lire comme un roman.
Chrétien et même titulaire d’une maîtrise en théologie protestante, j’ai énormément apprécié le chapitre de présentation de Jésus. J’y ai retrouvé pas mal de choses apprises en fac mais sociologiquement occultées par ceux qui ne supportent la coexistence de la foi et de la lucidité ou de la critique, qu’ils soient d’un côté ou de l’autre.
Félicitation pour votre travail de démythification.

1. Je voudrais vous proposer une piste qui me semble ne pas avoir ou du moins fort peu été utilisée, si c’est encore possible (quelques rares approches dans la tradition de Bultman). J’ai travaillé jadis un peu sur la manière dont un mythe se développe en fonction d’un contexte socioculturel et la naissance ou la filiation de Jésus ont donné lieu à une multitude d’interprétations. On a par exemple un bel exemple d’interprétation d’origine environnementale avec l’adoptianisme. Peu de gens se sont par contre penché selon cet angle sur le rapport entre la mort et la divinité de Jésus. Il existe un parallélisme frappant avec bien des souverains, rois ou empereurs, qui sont ex officio dieux et par conséquent éternels. Et on en a bien ri dans les palais avec Claude et son apocoloquintose… Alors, Jésus roi, nommé par Tibère, par Dieu, par ses fidèles… n’est-il pas tout simplement devenu dieu - et donc immortel - à sa mort comme n’importe quel empereur ? C’est en voyant ses funérailles que Jésus sut qu’il était immortel, comme aurait pu dire son contemporain Sénèque !

 
 
 
RÉPONSE :
 

Un grand merci pour ce message aussi amical que sagace. C'est un véritable plaisir - et même un honneur - pour moi que de voir mon travail de simple historien amateur, quelque peu iconoclaste, apprécié par un savant érudit, chrétien éclairé de surcroît…

Votre hypothèse "adoptianiste" d'un Jésus devenu Dieu par un genre d'apothéose "classique" est très intéressante puisqu'en substance, elle rend parfaitement compte d'une vérité historique on ne peut plus irrécusable : Jésus était un homme dont on fit un Dieu.

Ça, c'est absolument incontestable !

La question la plus ardue demeure évidemment le processus qui aboutit à la déification de l'homme Jésus. Pourquoi et quand les chrétiens, dans leur grande majorité, admirent-ils que le Christ et le Dieu de la Bible étaient en gros (n'ergotons pas sur les hypostases ou la consubstantialité) de même nature ?

À mon humble avis, dans cette affaire, la mort de Jésus et son appartenance à la "maison de David" comptèrent moins que sa Résurrection d'entre les morts. Saint Paul n'écrivit-il pas (je cite de mémoire) : "Si le Christ n'est pas ressuscité, notre foi est vaine".

Les souverains hellénistiques étaient divinisés de leur vivant. Ils n'hésitaient d'ailleurs pas à se donner le titre d'épiphane (dieu manifesté). Ils étaient dieux parce qu'ils étaient rois, et leur caractère divin était reconnu par leurs sujets. Lorsqu'au début du IVe siècle av J.-C., le roi Demetrios Poliorcète s'empara de leur ville, les sages Athéniens ne l'accueillirent-ils pas par cette petite chanson révélatrice de l'état d'esprit du temps : "Les autres dieux sont ou loin, ou sourds - Ou bien ils n'existent pas, ou bien ils ne s'occupent pas de nous - Mais toi, nous te voyons parmi nous ; tu n'es ni en bois, ni en pierre : toi, tu es réel, et nous te prions". Quant aux Romains, plus pragmatiques (ou plus prudents), ils ne divinisaient leurs bons empereurs qu'une fois dûment décédés, quand cette qualité ne pouvait plus causer nul préjudice à aucun mortel.
Rien de tel n'existait chez les anciens Juifs. Ceux-ci connurent certes des "rois-prêtres", mais aucun "roi-dieu". Ils refusèrent d'ailleurs de s'incliner devant les prétentions à la royauté divine d'Antiochos Épiphane.

Dès lors, je me demande si les modèles de divinisation hellénistique ou romain sont transposables chez les judéo-chrétiens puis chez les chrétiens.

Personnellement, j'ai des doutes… J'ai plutôt l'impression que les premiers chrétiens considérèrent que Jésus devint "roi du ciel et de la terre" parce qu'ils croyaient qu'ayant triomphé - d'une façon ou d'une autre - de la mort, il avait accédé à la divinité selon des modalités qui mirent des siècles à être définies dogmatiquement.

Bref, Jésus ne serait devenu vrai roi que parce qu'il était Dieu, et non Dieu parce qu'il était roi.

christ roi
 
 

2. On a raconté des tas de trucs sur l’ « impulsore chresto » de Suétone sans penser au sens littéral du mot !
Le grec Christos/chrestos signifie « oint » (de même origine que le terme de « saint chrême », en fait littéralement « frotté » !) et il traduit en grec de la koïné (cf. version grecque de la Bible dite des Septante) l’hébreu mashiah ailleurs simplement transcrit en grec et en latin par messias (français messie).
Au bord du Tibre ou au bord du Tigre, celui qui a été oint est roi-prêtre désigné, y compris bien entendu en Israël (cf. Samuel et Saül par exemple). Ce terme a été utilisé pour divers « libérateurs » juifs, par exemple Judas Macchabée (livres 1 et 2 des Macchabées).
On peut donc traduire très simplement « sous l’impulsion d’un messie »… pas obligatoirement nommé Jehoshua bar Jusep (en araméen).
Je pense que cette notion d’un libérateur religieux du genre Saül, David etc, n’avait pas de sens dans la culture gréco-latine, d’où l’emploi parallèle d’une simple adaptation phonétique et d’une sorte d’image se rapprochant le mieux possible du sens originel.
Quant à mon titre, l’arabe medhi a exactement le même sens et l’armée d’As Sadr se nommerait en français « armée du messie ».

 
 
 
RÉPONSE :
 

En ce qui concerne Suétone, vous mettez précisément le doigt sur le problème qui continue à m'interpeller : si nous les modernes, nous connaissons le sens très particulier et précis du mot Chrestos, le Messie des Juifs, en allait-il de même pour l'historien latin ?

Comme vous l'écrivez, cette notion d’un libérateur religieux n’avait pas de sens dans la culture gréco-latine. C'est donc, me semble-t-il, à juste titre que beaucoup de traducteurs indiquent : les Juifs se soulevaient à l'instigation "d'un certain" Chrestos, bien que ces mots "un certain" ne se trouvent pas dans le texte latin.

Quant à moi, je reste convaincu que Suétone n'a vu dans ce mot qu'un sobriquet ridicule utilisé par un agitateur qui, au début du règne de Claude, aurait poussé les Juifs de Rome à la révolte. Bizarrement - du moins pour nous, qui connaissons l'histoire du christianisme -, l'historien latin ne paraît pas faire le rapprochement ce fameux Chrestos et ces Chrétiens dont il devait pourtant avoir entendu parler (même si l'on omet - car ce passage est hautement suspect d'interpolation - la brève mention, au chapitre XVI de sa Vie de Néron, des supplices que cet empereur leur aurait fait subir).
Et ça, c'est vraiment troublant… (A ce sujet, voir ici : Clic ! et Clic !).

 
 
 
Conclusion de Michel ;
 

(…) Pour répondre à vos remarques : en ce qui concerne la personne de Jésus, on doit pouvoir parodier la célèbre phrase d’Anatole France « Dieu à fait l’homme à on image et celui-ci le lui a bien rendu » par « Jésus fut un homme dont on fit un Dieu faute d’un Dieu qui se fit homme ». Merci de votre appréciation car si l’adoptianisme historique est bien connu l’idée d’une apothéose de Jésus est bien moins classique (mais je suis un calviniste anarcho-édoniste).

Je suis parfaitement votre questionnement sur la divinité royale ou impériale parfaitement irréductible à la notion de royauté divine. Mon idée est que c’est le déphasage culturel monde juif / monde païen qui est à l’origine du passage entre messie = roi-prêtre et = roi-dieu. Et c’est d’ailleurs précisément ce que les communautés judéo-chrétiennes refusèrent dans le glissement pagano-chrétien de Saül de Tarse. On note facilement la marginalisation des judéo-chrétiens quand l’église des « gentils » devient dominante : près de 2000 ans plus tard, les premières églises sont toujours considérées comme schismatiques, voire hérétiques, par Rome ! Je subodore donc un glissement roi-prêtre (pour les Juifs) - > roi-dieu (hellénistique) -> Dieu-roi (encore plus tard) !

Pour ce qui est de Suétone, il serait facile de penser qu’il ne connaissait pas le sens du mot Chrestos mais j’ai du mal à admettre qu’un individu aussi cultivé ait pu ignorer le grec à une époque où c’était encore la grande langue de culture du bassin méditerranéen (Marc Aurèle, qui naît à peu près quand Suétone meurt, écrit encore ses pensées en grec). Il faut toutefois se souvenir que le latin qui n’utilisait ni article ni majuscules fait le sens de la phrase nous apparaît comme ambigu : il peut s’agir aussi bien d’un titre (messie) que d’une anthroponyme. Il n’y a aucun moyen de faire la différence. Rien n’exclut qu’il y ait vu un cognomen comme il y a en France des gens qui s’appellent Leroy ou Lempereur.

Il resterait encore à se poser la question de savoir sous quel nom sont connus le premiers chrétiens de Rome, peut-être sous celui de Nazaréen (avec les rapprochements possibles avec Nazir) et il me semble que de toute façon ils demeurent considérés comme une secte juive jusqu’au synode juif de Jamnia (en 99) où ils sont déclarés « minim » = hérétiques. Cette appartenance leur permettait de ne pas se plier au culte de l’empereur puisque les juifs en étaient dispensés.

Il n’y a bien entendu rien d’impossible à ce qu’un autre « messie » - « christ » se soit manifesté à Rome sous Claude. Mais rien n’empêche un soulèvement politique à l’ « instigation post-mortem » d’un héros (il y a encore des guerrillas marxistes alors que l’éponyme est mort depuis longtemps et… la France a bien un président soi-disant « gaulliste » !). J’ajouterai que Suétone possède une vision romaine du second siècle et sans doute une ignorance crasse de la réalité juive du premier.
Ça devait ressembler à l’Iraq vu par un Américain moyen…

 
 

 

 
11 Septembre 2004
Solène a écrit :
 

J'ai un devoir à faire sur la mosaïque de Ste-Sophie :
J
e voulais savoir ce qu'offrait l'empereur Constantin Ier le Grand à la vierge protectrice et pourquoi ?
Quelle est la langue officielle pendant l'empire Byzantin ?

 
 
 
RÉPONSE :
 

Ce que vous me demandez là est un peu à côté du sujet d'étude de mon site internet qui est consacré aux empereurs romains d'Occident de Rome et non à ceux d'Orient. Mais enfin, l'on peut tout aussi bien considérer Constantin le Grand comme l'un des derniers empereurs romains de Rome que comme le premier des empereurs byzantins, n'est-ce pas ?

Alors, si j'en crois cette page internet une mosaïque de l'église Sainte-Sophie montrerait Constantin offrant à la Vierge une maquette de la ville de Constantinople.
Pourquoi ?
La réponse me paraît évidente : parce que l'empereur Constantin est le fondateur de la ville qui porte son nom (Constantinople, future Istanbul, construite à l'emplacement de l'antique cité grecque de Byzance).

Si vous souhaitez davantage de renseignements sur Constantin ou sur la fondation de Constantinople, voyez ici : Clic !, Clic ! et Clic !.

La langue officielle de l'Empire byzantin ?

Je présume que la réponse qu'attend votre prof c'est : "le latin"…

constantin

Cela dit, dès l'époque de Justinien (527-565), le latin avait presque disparu de l'Empire romain d'Orient. La langue grecque s'imposait progressivement partout. Par exemple, le fameux "code Justinien" (recueils d'anciennes lois romaines rassemblées et "modernisées" à l'initiative de cet empereur) fut rédigé en latin, qui était encore la langue officielle de l'administration et de la cour impériales. Toutefois une version grecque en fut presque aussitôt établie, afin que des lois pussent être appliquées par des magistrats qui ne maîtrisaient déjà plus très ben le latin… et qu'elles pussent être comprises par des "Romains d'Orient" qui n'avaient jamais réellement assimilé le jargon barbare de leurs anciens maîtres, les Romains.

On considère généralement que le grec s'imposa définitivement comme langue officielle de l'Empire romain d'Orient à partir du règne de Tibère II (578-582) ou de celui de son successeur Maurice (582-602).

Si vous voulez donc épater votre prof et lui faire comprendre, sans avoir l'air d'y toucher (mais avec tout le respect qui lui est dû, ça va de soi) que sa question était assez mal formulée, vous lui répondrez :
1. Que pour l'époque de Justinien, il vaut mieux parler d'Empire romain d'Orient plutôt que d'Empire byzantin. D'abord, ce qualificatif byzantin est un peu méprisant. Ensuite, il sert surtout à désigner l'Empire de Constantinople d'après Justinien, lorsque - justement - il avait abandonné son vernis romain et latin pour revendiquer son caractère grec…
2. Que la langue officielle de l'Empire romain d'Orient de Justinien était le latin.
3. Qu'après Justinien le latin s'effaça totalement au profit du grec qui devint bien vite (dès le début du VIe siècle et jusqu'à la prise de Constantinople par les Turcs en 1453) la seule langue officielle de l'Empire romain d'Orient tardif (dit Empire byzantin).

 
 

 

 
12 Septembre 2004
Jacques a écrit :
 

Je recherche le mode précis de construction d'une voie romaine : Coupe indiquant les différentes couches de matériaux.

Un grand merci.

 
 
 
RÉPONSE :
 

Je ne puis hélas que vous renvoyer vers ces pages d'autres sites; où vous vous devriez toutefois trouver les renseignements que vous recherchez :
(liste vérifiée et complétée le 9 septembre 2005)

  • Wikipedia - Voie romaine : Clic !
  • MEMO, site de l'histoire - L'Histoire des routes : Clic !
  • Ac. Grenoble - Les Voies romaines : Clic !
  • Site "La Main à Rome" - La Main du terrassier, les voies romaines : Clic !
  • ARCHEOLYON - Les voies romaines antiques : Clic !
    • Site Lyon Historique - Voies romaines de Lyon : Clic !
  • Site Roma Antiqua - Les voies romaines : Clic !
  • Site Pax romana :
    • Les voies romaines : Clic !
    • Carte des voies romaines en Gaule : Clic !
  • Site perso "Une voie romaine en Tarentaise" - Voies romaines, généralités : Clic !
  • Site "Les voies romaines en Méditerranée" : Clic !
  • Site d'étude de la Via Aureliana : Clic !
  • Site perso Juillot - La Route du sel : Clic !

    En anglais :

  • Site "Roman Roads in Mediterranea" : Clic !
  • Site LacusCurtius : Viae (article - en anglais du Dictionary of Greek and Roman Antiquities de William Smith) : Clic !
 
 

 

 
13 Septembre 2004
Joëlle a écrit :
 

Le 16.06, je vous écrivais pour vous demander une réponse au jeu "Intermèdes".
Cette société donne les réponses ce jour (!!!!)
La soluc. aux "écuries de Caracalla" est = " le mausolée de Romulus"
Lustucru ! si je peux me permettre de vous tutoyer (?)
Ceci pour info !

Donc je n'ai pas gagné ce jeu - ce n'est pas grave - l'intéressant étant davantage les recherches que les prix à gagner : 1er prix : 4 jours à Gênes : j'habite à Cannes, donc je peux y aller seule… Comme le disait la baronne de Coubertin à son mari : "l'important, c'est de participer !"

 
 
 
RÉPONSE :
 

Merci d'avoir songé à m'informer de la "solution" de cette agaçante énigme.
Enfin, je mets solution entre guillemets car, à vrai dire, celle-ci me paraît aussi bizarre - je dirais même plus, aussi étrange - que la question elle-même.

J'avais évidemment suspecté ce "mausolée de Romulus", célèbre monument de la Via Appia antica, mais outre le fait qu'à ma connaissance, jamais personne - hormis le rédacteur de cette devinette - ne paraît avoir affublé cette vénérable bâtisse du sobriquet d'écuries de Caracalla, les descriptions que j'en ai trouvées ne correspondent guère avec le libellé de l'énigme.

Mais tu as raison : soyons philosophes… Et puis, de toute façon, si l'on en croit le proverbe, "à Gênes, il n'y a pas de plaisir" !…

 
 

 

 
13 Septembre 2004
Michel a écrit :
 

Nouveautés du site Archeobel :

  • Un morceau de tuile romaine, provenant d'un castellum romain du long du Rhin aux Pays-Bas près de Nimègue : Clic !
    Un morceau de tuile… Pas de quoi provoquer des hausses d'adrénaline s'il ne portait pas encore une partie du cachet. Il y est inscrit "…GERINF", autrement dit "EXGERINF" ou "Exercitus Germania Inferior" ! Cette fameuse tuile porte donc le cachet du corps d'armée de la Germanie Inférieure.

Dans la même région, on trouve aussi des morceaux de tuile avec le cachet LEGXXX VV ou Légion 30 Ulpia Victrix, la légion victorieuse du père Trajan. Celui-ci cantonna sa légion, dite "victorieuse" suite aux moult baffes qu'elle avait flanquées aux Daces et aux Thraces, sur le bord du Rhin. Elle y resta et y construisit des fortifications encore plus importantes que celles édifiées par le père Vespasien après sa victoire sur les Bataves excités !
La demi semelle de légionnaire qui figure sur mon site (Clic !) provient elle aussi d'un castellum près du Rhin, le morceau de tuile ayant été trouvé quelques castellums plus loin. Entre-temps une deuxième semelle a été trouvé près des tuiles de la légion 30.
Il semblerait également qu'il devait y avoir des potiers parmi les soldats romains affectés à la garde du Rhin, car on a retrouvé de lampes à huile avec des cachets de légions. Voici l'adresse du site néerlandais parlant d'une petite lampe trouvée à Holdeurn-Nijmegen dans un atelier de poterie militaire : www.museumkennis.nl

De nouvelles fouilles sont prévues aux Pays-Bas, près d'autres castellums le long du Rhin. On m'informera au fur et à mesure des découvertes. Cela promet encore beaucoup de choses intéressantes !

site archeobel
 
 
 
RÉPONSE :
 

Eh bien, voilà des objets fort intéressants.

Encore une fois, il faut saluer l'organisation de l'armée romaine : il est vraiment remarquable que ces gens "s'amusaient" à marquer d'un signe de propriété des objets aussi banals (même si c'est quand même de la céramique) que de vulgaires tuiles. Un peu comme l'armée belge qui faisait inscrire Armée belge - belgische leger sur le moindre objet - caleçon, chaussette ou serviette - gracieusement mis à la disposition de ses troufions à jamais reconnaissants.
Ils étaient décidément très en avance, les vainqueurs de nos glorieux ancêtres, tout braves qu'ils fussent…

Très intéressants aussi ces renseignements sur les fouilles entreprises dans les castelli de chez nos chers voisins du Nord. Si jamais vous avez connaissance de trouvailles que vous pensez susceptibles de m'intéresser, ou d'intéresser les visiteurs de mon site, n'hésitez pas à me transmettre l'information. Je suis preneur !

 
 

Autre chose :

En lisant le courrier de vos lecteurs, je suis tombé sur cette question au sujet du mot INVICTO sur un mur de temple. Cela m'a mis la puce à l'oreille… Je me suis demandé depuis quand la légende SOL INVICTO était utilisée sur le monnayage. Après avoir remué quelques bouquins et quelques sites du Net, je suis tombé sur l'empereur Gallien. Apparemment ce serait ce bougre-là qui, le premier, aurait mis ce fameux Soleil Invaincu sur le revers de ces monnaies. Cela permet de se faire une idée de la période à partir de laquelle ce temple aurait pu être construit…ou est-ce que je me trompe ?

 
 
 
RÉPONSE :
 

Merci pour ces compléments d'information sur la légende soli invicto des monnaies romaines.

En fait, la sympathique internaute qui m'a écrit le mois passé, ayant vu stèle martelée dans la ville de Pula en Istrie (Croatie), émettait l'hypothèse que l'inscription volontairement endommagée concernait un empereur "maudit" quoiqu'invaincu. Et puisque les empereurs de la dynastie flavienne avaient été généreux à l'égard de cette ville, elle pensait que l'empereur invaincu dont question aurait pu être le pire des Flaviens, c'est-à-dire Domitien.

Les infos que vous me communiquez confirment donc bien ce que je pressentais : Domitien n'a jamais été proclamé invictus, ce terme n'apparaissant que bien plus tard…. Et, par voie de conséquence, l'inscription de Pula est bien plus tardive.

Plus d'infos à ce sujet ?
Voir courrier suivant