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Mai 2004 (page 4/4)

Sommaire du mois de Mai : Clic !

 
25 Mai 2004
Emmanuel a écrit :
 
Pourriez-vous me dire, s'il vous plaît, si l'empereur Julius Nepos était païen ? Celui-ci étant le fils du patrice Marcellinus, païen zélé et déclaré, nous pouvons donc présager favorablement de son paganisme... Même chose pour Anthémius. Au cours de mes lectures, je suis souvent tombé sur des passages faisant allusion au "soutien scandaleux" apporté par le pantin de Ricimer au paganisme... Qu'en est-il ?
 
 
 
RÉPONSE :
 

Julius Nepos, un païen ?
Certes, il était peut-être resté, en son for intérieur, sensible aux charmes de la vieille religion traditionnelle, mais officiellement, il était certainement chrétien. À cette époque, ni l'Église, ni l'empereur d'Orient Léon, son protecteur, n'auraient toléré un païen avéré comme souverain ou collègue.
Voyez le cas d'Eugène, cet autre fantoche qui, quatre-vingts ans avant ce Julius, tenta de "règnoter" sur l'Occident romain : il s'appuya sur le parti païen pour renforcer ses positions, mais officiellement; il était chrétien (voir ici : Clic !). Dès lors, si, dès l'époque d'Eugène, il n'était plus permis à un païen de s'asseoir sur le trône de Constantin, un tel scandale eût été encore moins acceptable près ce cent ans plus tard…

Idem pour Anthémius… Si ce n'est que ses sympathies païennes se manifestaient plus ouvertement que chez Julius Nepos - enfin, peut-être, car les sympathies pro-païennes de ce Julius restent hypothétiques…
Il faut cependant noter que cette tolérance d'Anthemius envers les autres cultes ne contribua nullement à rendre cet oriental parachuté en Occident plus populaire auprès d'un peuple de Rome déjà massivement christianisé, ni - évidemment - à faciliter ses relations avec un pape aux aguets dès que le "parti païen" - ou ce qu'il en restait - faisait mine de relever la tête.

Voyez ce qu'écrit à ce propos l'excellent - quoiqu'un peu "daté" - Edward Gibbon :

"Les Grecs exaltent la foi et la piété de l'empereur (Anthémius) qu'ils donnèrent à l'Occident, et ils ont soin d'observer qu'en quittant Constantinople, Anthémius convertit son palais en un local qu'il consacra à plusieurs fondations pieuses, comme des bains, une église et un hôpital pour les vieillards. Cependant quelques apparences suspectes ternissent la réputation théologique de ce souverain : il avait puisé des maximes de tolérance dans la conversation de Philothée, moine de la secte des Macédoniens ; et les hérétiques de Rome auraient tenu impunément leurs assemblées, si la censure véhémente que le pape Hilaire prononça dans l'église de Saint-Pierre n'eût obligé le monarque d'abjurer une indulgence contraire à l'opinion. L'indifférence ou la faveur Anthémius ranimait jusqu'à l'espoir du faible reste des païens ; ils attribuèrent à un dessein secret de rétablir l'ancien culte l'amitié singulière dont il honorait le philosophe Sévère, qu'il revêtit de la dignité de consul. Les idoles renversées traînaient dans la poussière, et la mythologie, si respectée des anciens, était devenue si méprisable, que les poètes chrétiens pouvaient s'en servir sans causer de scandale et sans se rendre suspects". (Edward GIBBON, Histoire du Déclin et de la Chute de l'Empire romain, Ed. Robert Laffont, coll. Bouquins, vol. I, chap. 36).

anthemius

Selon Gibbon, les païens de Rome auraient donc vu en Anthémius un allié, l'espoir de leur parti, alors qu'il n'était sans doute que doté d'un caractère plus tolérant que la plupart de ses coreligionnaires chrétiens.
Pourquoi pas ?…

 
 

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25 Mai 2004
Danielle, puis Dominique, puis Joëlle ont écrit (en substance) ceci :
 

Je fais un concours et je bute sur une question :

C'est une construction carrée de l empereur début du IV siècle Maxence dont une des appellations est « les écuries de Caracalla », il était visible de la voie Appia et servait à réunir les apparats des jeux du cirque
Quel est l autre nom de ce monument.

 
 
 
RÉPONSE :
 

Cette question s'est avérée être une véritable colle, façon Super Glu ! J'ai eu beau chercher dans ma documentation - qui, il est vrai, est des plus réduite en matière d'architecture - ainsi que sur le Web, tant francophone qu'anglophone, je n'ai rien trouvé qui me permette d'identifier avec certitude vos sacrées écuries de Caracalla. . Apparemment, ce terme n'est utilisé que par le site Intermèdes", celui là même qui propose cette énigme à la sagacité de ses visiteurs. Il n'apparaît nulle part ailleurs sur la Toile.

Tout ce que je puis dire, c'est qu'il s'agirait probablement d'un bâtiment situé aux environs du Cirque de Maxence (voir ici : Clic !)… Mais, je n'en mettrais pas ma main au feu.

Pour la solution de cette devinertte,
Voyez ici : Clic !

 
 

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26 Mai 2004
"Aelius" a écrit :
 
Je suis actuellement en train de lire une biographie de Tibère, qui fut contraint d'épouser Julie, la fille d'Auguste. Elle fut exilée par son père.
L'auteur reste très évasif sur les raisons pour lesquelles Auguste dut prendre cette décision.
Qu'avait-elle bien pu faire de pire que ce qu'elle avait pour habitude de faire ?
J'ai dû lire quelque part qu'il ne fallait pas se contenter de lui… en promettre. Sa réputation était-elle justifiée ?
 
 
 
RÉPONSE :
 

Qu'avait fait la môme Julie pour mériter son exil ?

Si les historiens latins avaient utilisé le langage imagé et fleuri de San Antonio, ils nous auraient expliqué que la fille d'Auguste fut punie parce qu'elle avait fait, en vrac et avec un insatiable entrain, la brouette du Latium, le loto des Lotophages, le missionnaire de Mithra, la louve de Romulus et Remus, le croque-monsieur des gladiatrices, la sibylle sibylline, le grand Pompée et le triomphe de César, la libertine de Libitine, la langue de Cicéron fourrée, le poirier des Hespérides, les vigiles de Virgile, la massue d'Hercule, la carpette de Cléopâtre, le pilum enguirlandé, d'Apollon du réverbère, l'Ostie sur la langue, etc, etc…
Tacite et Suétone furent donc plus évasifs. Ils se contentèrent de rapporter que cette Julie fut exilée "à cause de ses débordements". Sans doute n'en savaient-ils guère plus que nous sur les détails de cette affaire qu'Auguste ne fut guère désireux d'ébruiter. (voir : Suétone, Vie d'Auguste, LXV - Vie de Tibère, XI ; Tacite, Annales, I, 53).

julie

Il est toutefois exact que la fille unique du premier princeps pâtit (ou bénéficia, si l'on se trouve être un tantinet pornographe) d'une solide réputation de nymphomane. Une de ses répliques est d'ailleurs restée célèbre. À une amie qui s'étonnait que, malgré son impressionnant "tableau de chasse", elle avait quand même réussi à donner à son mari des enfants qui lui ressemblaient finalement assez bien, elle aurait rétorqué : "C'est que j'agis comme un bon marin, je ne prends des passagers que lorsque les soutes sont pleines".
Une "parole historique" probablement d'authenticité aussi douteuse que beaucoup d'autres… mais on ne prête qu'aux riches, n'est-ce pas ?

"Mais alors, qu'avait-elle bien pu faire de pire que ce qu'elle avait l'habitude de faire pour que son père l'exile ?", me demandez-vous.

C'est bien là la question : si les mœurs légères de Julie étaient aussi connues que le Forum, pourquoi diantre son Auguste de père attendit-il si longtemps avant de "la retrancher de ses affections", comme on disait au Grand Siècle ?

Si vous voulez mon avis, Julie fut peut-être une dame de petite vertu (pour ne pas dire une "Marie couche-toi-là), mais elle fut aussi, certainement, une pauvre fille. Tout au long de sa chienne de vie, elle ne fut qu'un pion entre les mains cyniques de son père.

À peine sortie de l'enfance, juste nubile, à quatorze ans révolus, elle fut mariée à son cousin Marcellus. Bon ! admettons que ce mariage fut heureux même s'il était avant tout politique. Le marié n'étant que de quatre ans l'aîné de son épouse, du moins formaient-ils beau couple. Si on a l'âme romantique, on présumera que le cousin Marcellus fut le premier et l'unique amour de Julie.

Hélas, cette idylle - si tant est qu'elle existât - ne dura guère. Après seulement deux ans, Marcellus mourut (25 av. J.-C.). Et que fit papa Auguste ? Les larmes de Julie à peine séchées et son délai de viduité à ,peine écoulé, voilà-t-il pas qu'il la refile, en quatrième vitesse, à son vieux pote Agrippa.
Oubliés le teint de pêche de Marcellus et ses joues lisses d'éphèbe : son nouvel époux était un barbon - de seulement quarante-deux ans, certes, mais à l'époque, c'était déjà un âge respectable - qui avait précisément l'âge de son père. Dans ces circonstances, on peut comprendre que cette jeune femme ait cherché, à l'occasion, à aller voir ailleurs si l'herbe était plus verte et les mecs moins rugueux.
Toutefois, corps sinon âme, elle se dévoua à la République et donna une ribambelle d'enfants à son deuxième mari… et surtout fournit à son père Auguste les héritiers qui lui étaient politiquement nécessaires.

En 12 av. J.-C., Agrippa meurt à son tour. Julie, qui n'a encore que 27 ans, a déjà connu deux maris et deux veuvages. Croyez-vous pourtant que l'Auguste père va lui laisser le temps de souffler un peu, qu'il va lui permettre de penser un peu à elle ou de regarder grandir ses enfants ? Que non point ! À peine un an, montre en main, après le décès d'Agrippa Julie est refourguée à un troisième homme. Cette fois, c'est Tibère qui s'y colle ; Tibère qu'Auguste, qui ne recule vraiment devant rien, vient de forcer à divorcer de son épouse chérie, Vipsania Agrippina.

Je vous laisse imaginer l'ambiance du couple ! Comment cela aurait-il pu "coller" entre un Tibère, contraint, par pure raison d'État, afin de jouer un rôle de bouche-trou dynastique qui lui répugnait au plus haut point, de quitter la femme qu'il aimait pour épouser une femme chargée d'enfants et à la réputation assez trouble, et une Julie, transférée d'un lit à un autre sans avoir jamais droit au chapitre ? Et effectivement, cela ne "colla" pas… même si - qui sait ? - ces deux originaux-là auraient pu s'apprécier s'ils n'avaient été forcés à s'accoupler avant que de se connaître réellement (Voir Suétone, Vie de Tibère, VII). Quoi qu'il sot, un jour, Tibère, excédé du rôle (public et privé) qu'Auguste lui faisait jouer, mit la clef sous le paillasson de l'Empire augustéen, prit ses cliques et ses claques, et partit en exil, mi forcé, mi volontaire, à Rhodes (5 av. J.-C.).

On peut penser que, dès cet instant, dans l'esprit d'Auguste, le sort de Julie était scellé.
D'une part, elle n'avait plus de mari pour "couvrir" ses frasques, et surtout donner un semblant de légitimité à leurs éventuelles conséquences (car, finalement, pour le maître de Rome, peu importait que le père officiel fût seulement "putatif" si l'enfant, lui, était de son sang). Vu la nouvelle tournure des événements, Julie ne pourrait recouvrer son utilité que divorcée de Tibère puis dûment remariée à un autre gogo. Mais le hic, c'est que l'on ne pouvait dissoudre ce mariage, qui unissait la fille du Princeps et son beau-fils, comme celui d'un quelconque quidam. Pour le coup, c'est Livie, l'épouse respectée, et influente, d'Auguste et mère de Tibère, qui aurait poussé des cris d'orfraie !
D'autre part, et c'était là le plus important, Julie approchait de l'âge où elle ne pourrait plus donner naissance à d'autres enfants. Quand Tibère s'exila à Rhodes, son épouse avait en effet 34 ans… Autant dire, que, pour l'époque, et compte tenu de ses nombreuses maternités ainsi que de son présumé (arrière-)train de vie, Julie n'était plus de toute première fraîcheur. Or, son père n'avait jamais vu en elle autre chose que la mère de ses futurs héritiers. À ses yeux, Julie ne comptait guère plus qu'une "jument poulinière"… Mais si, désormais, cette jument était "sèche", stérile, à quoi pouvait-elle encore servir ? À plus grand-chose ! Et si, de surcroît, la vieille belle était objet de scandale, si elle jetait ostensiblement aux orties le froc de pudibonderie dont Auguste voulait revêtir la société romaine, elle devenait alors un danger politique majeur ! À quoi servait que le princeps chante sur tous les toits que les matrones devaient rester sagement au foyer, obéir à leur époux et filer la laine étrusque au coin de l'âtre, si, à peine ses beaux discours moraliseurs terminés, sa fille grimpait sur les mêmes toits pour hurler à l'amour comme chatte en chaleur ? Cela n'était tolérable - et même éventuellement profitable - que lorsqu'elle était encore féconde et dûment mariée à un amphitryon assez costaud pour supporter une lourde ramure et assez débonnaire pour endosser des paternités des plus douteuses. Mais maintenant qu'elle devenait vieille, son comportement ne pouvait plus trouver la moindre justification, ni morale, ni politique.
La femme de César ne pouvait être soupçonnée ; la fille d'Auguste ne pouvait l'être… inutilement.
auguste

Et le sinistre princeps - versant des larmes de crocodile, prononça d'autorité le divorce de Julie d'avecque Tibère puis envoya sa fille tenir compagnie aux moutons d'une une île désolée de la Méditerranée.
En 4 ap. J.-C., Julie fut toutefois autorisée à s'installer à Reghium où sa mère Scribonia (divorcée d'Auguste depuis 39 av. J.-C.) la rejoignit pour partager, de son plein gré (paraît-il), son exil.
Julie mourut dans les jours qui suivirent l'avènement de Tibère (en 14 ap. J.-C.). Les causes de sa mort restent obscures. Fut-elle exécutée sur ordre de Livie (veuve d'Auguste). Ou bien le nouvel empereur, son ex-époux bafoué, ordonna-t-il sa mort ? Ou enfin se laissa-t-elle mourir après avoir été informée de l'assassinat d'Agrippa Postumus, son dernier fils survivant et son ultime espoir de retrouver la liberté ?
Un autre mystère…

Voilà ce que je pense de cette triste affaire où, à mon avis, Julie se pose davantage en victime de la realpolitik d'Auguste que coupable de débordements mal éclaircis.

 
 

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30 Mai 2004
Clément a écrit :
 

Après avoir lu la bande dessinée Murena, j'ai de suite eu envie d'emmagasiner des connaissances sur l'empereur Néron. Ce qui m'a dirigé vers votre site. J'y ai appris une multitude de choses qui m'ont poussé à m'inscrire au Quitte ou Double, jeu sur RTL, animé par Jean-Pierre Foucault. J'y ai gagné 2400 €. J'aurai pu gagner le double si je ne m'étais pas arrêté avant puisque j'ai répondu à la question suivante.
À 18 ans, l'argent est important.
Merci mille fois pour toutes les infos car c'est grâce à ce site que j'ai pu gagner.

 
 
 
RÉPONSE :
 

… Et merci à vous aussi pour ce très sympathique message !

Vous voyez bien que Néron n'était pas aussi mauvais qu'on l'a dit : même mort depuis près de 2000 ans, il est encore capable, fût-ce par l'intercession de Jean-Pierre Foucault (ben oui, faut quand même pas être trop exigeant sur les voies et les moyens), d'enrichir ses fans avec autant de munificence que de son vivant !

PS. Si la BD Murena et l'empereur Néron vous intéressent encore, et au cas où vous ne connaîtriez pas encore le site Péplums - Images de l'Antiquité (un site étroitement associé à "mes" empereurs romains), je vous recommande vivement la visite de ces pages :

REACTION A CE COURRIER :

Voir ici : Clic !

 
 

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Mai 2004
Michel a écrit :
 

Nouveautés du site Archeobel :

  • J'ai complété mon site avec une pièce en céramiqueassez intéressante. C'est un fragment de poterie montrant, en relief, un personnage masculin. Selon moi et vu ses chaussures, il ne pourrait guère s'agir que d'un guerrier ou (hypothèse vers laquelle je penche) d'un athlète. Le personnage étant à 90 % complet, j'ai représenté la pièce à son échelle réelle : Clic !

Puisque vous abordez souvent le christianisme primitif sous tous ses aspects. Je crois qu'une monnaie que possède devrait vous intéresser. Il s'agit d'un sesterce d'Antonin le Pieux qui montre a son revers l'empereur avec une auréole ou nimbe.
Ceci ne démontre-t-il pas que ce genre de représentation n'est pas du tout d'origine chrétienne mais païenne. L'empereur radie comme le soleil ou, si vous préférez, comme Hélios.

antonin le peux

 

 
 
 
RÉPONSE :
 

Merci pour le scan de cette étrange monnaie d'Antonin affuble d'un nimbe radié. Je savais que cet attribut avait été utilisé au Bas-Empire, quand les empereurs romains commencèrent à calquer l'étiquette de leur cour sur celle des rois de Perse, mais j'ignorais que le bon Antonin, par ailleurs si sage et si simple en avait déjà fait usage.

J'ai finalement trouvé assez peu de renseignements sur ces "auréoles", du moins pour celles de la période qui nous intéresse, c'est-à-dire, pour l'Antiquité.
Si j'ai bien compris, ces nimbes viennent d'Orient où, prenant la forme d'une couronne radiée, elles ornaient les têtes des divinités solaires (Mithra en Perse, mais aussi les divinités solaires d'Arabie : un célèbre bas-relief de Palmyre montre une "trinité solaire" affublée de ces étranges chapeaux, pourtant peu adapté à un climat déjà torride - voyez ici : Clic !).
Il paraît que les nimbes furent également utilisés dans l'art hellénistique. En revanche, ils ne semblent guère apparaître chez les Romains avant la Tétrarchie de Dioclétien. On en voit pour la (quasi) première fois sur deux médaillons à l'effigie des premiers tétrarques. Et aussi sur une peinture du temple de Louxor représentant les quatre empereurs en compagnie d'un Jupiter, lui aussi nimbé. Le livre auquel je me réfère signale aussi l'emploi massif des nimbes sur les monnaies d'or de Constantin et de son beau-frère Licinius. Sa vieille et sainte môman Hélène, ainsi que son épouse Fausta (avant qu'il la fasse ébouillanter dans sa baignoire) eurent également droit à cet honneur lorsque l'on fit leur portrait à Trèves.
Ce n'est qu'après ce passage-éclair sur les têtes impériales que, vers le Ve siècle, le nimbe passa dans l'art chrétien… avec le succès que l'on sait !

antonin nimbe

Cela précisé, de mon côté, j'ignore si, comme semble l'affirmer l'auteur du texte dont je viens de m'inspirer - l'usage de l'auréole dans le monnayage d'Antonin constitue ou non une rareté de la numismatique romaine d'avant la Tétrarchie. À ce sujet, je m'en remets à vos lumières…

 
 
 
Conclusion de Michel :
 
Cette monnaie est assez rare puisqu'il n'y a qu'un modèle de monnaie semblable, mais frappée de 145 à 161. D'autre part, un internaute m'a fait savoir récemment que Vespasien avait déjà émis un sesterce avec quasi le même revers que celui d'Antonin (qui a donc dû copier le modèle de Vespasien). Le sesterce de Vespasien est d'une extrême rareté car il fut frappé pendant très peu de temps. La monnaie date de son 3e consulat, donc de 71.
A ma connaissance, ce sont les deux seuls empereurs des Ier et IIe siècles à avoir une représentation nimbée. On ne retrouve que la description de ces pièces que dans le livre de Cohen (voit site i-numis : Clic !).
 
 

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