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Sommaire Décembre 2002 :

  • 1er Décembre :
  • 2 Décembre :
    • Sur les traces d'un gladiateur… thrace : Clic !
  • 3 Décembre :
    • Quel rôle jouait le Sénat dans l'apothéose impériale : Clic !
  • 4 Décembre :
    • Recherche d'infos sur les marbres du Panthéon : Clic !
  • 4 Décembre :
    • Le tragique destin de Crispus, fils aîné de Constantin : Clic !
  • 6 Décembre :
    • Des inscriptions romaines idéchiffrables ? : Clic !
    • Le mystère de la langue étrusque - Quelques liens sur l'étruscologie : Clic ! 
  • 10 Décembre :
    • Formule magique pour empêcher le Triomphateur d'attraper la "grosse tête" : Clic !
  • 10 Décembre :
    • L'Église des premiers siècles : un club assez privé ? : Clic !
  • 11 Décembre :
    • On recherche des renseignements très personnels sur le Griffon : Clic !
  • 11 Décembre :
    • QUOI ? Pas d'info sur Spartacus ?? : Clic ! 

PAGE SUIVANTE

  • 12 Décembre :
    • Et les impératrices romaines ? Où trouver des infos sur elles ? : Clic ! 
  • 12 Décembre :
    • Qui était Publilius Syrus ? : Clic ! 
  • 13 Décembre :
    • Où trouver des infos sur les origines de Rome ? : Clic !
  • 15 Décembre :
  • 17 Décembre :
    • Qui était Munatius Plancus ? : Clic !
    • Cléopâtre était-elle réellement accro au vinaigre perlé ? : Clic ! 
  • 17 Décembre :
    • Les éparchies de Dioclétien et l'adoption par l'Église chrétienne des divisions territoriales romaines : Clic !
  • 17 Décembre :
    • Les Bouchayer, de Grenoble, descendent du beau-père de Septime Sévère : Clic !
  • 20 Décembre :
    • Une monnaie à identifier ? S'agit-il de Philippe l'Arabe ? : Clic !
  • 21 Décembre :
    • À la recherche de la série I Claudius ("Moi, Claude) en VO : Clic !
  • 24 Décembre :
    • L'Édit de Milan en traduction française, cela existe ! : Clic !
  • 25 Décembre :
    • Pourquoi les Germains sont-ils les grands oubliés de l'Histoire ? : Clic !
  • 25 Décembre :
    • Philon de Byzance aurait fait souche dans le Cher (famille Phellion de Nérondes… Qui pourrait fournir des infos sur cette filiation ? : Clic !

3e PAGE

  • 25 Décembre :
    • Bertrand pose la question de l'utilité d'un combat contre le christianisme et des tas d'autres sur la Crise de l'Empire romain au IIIe siècle : Clic !
      • Est-il réellement bien utile de combattre le christianisme : Clic !
      • Que sait-on des impératrices du IIIe siècle : Clic !
      • Que sait-on d'Ulpius Crinitus et de sa fille (?) l'impératrice Séverine : Clic !
      • Quel fut le sort des descendants des empereurs du IIIe siècle : Clic !
      • Annia Faustina était-elle liée aux Antonins ? : Clic !
      • Les filles de Marc Aurèle : Clic !
      • Qui était l'usurpateur Silbannacus : Clic !
      • L'usurpateur Sponsianus a-t-il existé ? : Clic !
      • Pourquoi Gallien est-il mal aimé ? : Clic !
      • Philippe l'Arabe, un crypto-chrétien ? Quelles preuves ? : Clic !
      • Les Perses persécutèrent-ils les Chrétiens en même temps que les Romains ? : Clic !
      • Sources utilisées pour la période dite de l'Anarchie militaire : Clic !
  • 30 Décembre :
    • Contexte historique du Titus Andronicus de William Shakespeare ? : Clic !
    • Enfin ! Des traductions françaises de la Guerre des Gaules de César : Clic !
    • Pax hominibus bonae voluntatis… : Clic ! 
  • Décembre :
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"EMPEREURS ROMAINS"
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1er Décembre 2002

Christophe a écrit : 

Vous trouverez une bibliographie sur Hadrien à l'adresse suivante :

Je vous avertirais des futures bibliographies impériales qui suivront sur ce site.

site BSA

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2 Décembre 2002

DNGOME a écrit : 

Ma fille doit faire un exposé sur les gladiateurs… Nous n'arrivons pas à trouver un gladiateur "THRACE"… Auriez vous quelque doc à ce sujet ?

RÉPONSE :

Mille excuses à cette charmante correspondante si, comme je le crains, la réponse qui suit ne lui est pas parvenue. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé… mais, malgré de nombreuses tentatives d'envoi, ce mail m'a été constamment réexpédié avec mention "adresse inconnue" - Désolé !

Voici deux adresses de pages Internet où figure une représentation de gladiateur "Thrace" :

Comme je ne connais pas l'état d'avancement des recherches de votre fille, je me permets également, au risque d'enfoncer des portes ouvertes, de vous renseigner ces sites où elle devrait trouver de nombreuses infos intéressantes sur les jeux du cirque :

  • J. Honoré - Divertissements dans la Rome Antique : Clic !
  • Noctes Galicanae : Clic !
  • Ac. Versailles - Musée vivant de l'Antiquité : Clic !
  • arena-stadium.eu.org : Clic !

D'autres sites qui traitent de ce sujet sont également mentionnés dans cette page "Courrier" de mon propre site : Clic !

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3 Décembre 2002

Hélène a écrit : 

Étudiante faisant des recherches sur le culte impérial, j'aurais voulu savoir quel rôle jouait le Sénat dans la déification de l'empereur.

Merci !

RÉPONSE :

Mille excuses à cette charmante correspondante si, comme je le crains, la réponse qui suit ne lui est pas parvenue. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé… mais, malgré de nombreuses tentatives d'envoi, ce mail m'a été constamment réexpédié avec mention "adresse inconnue" - Désolé !

Le rôle du Sénat dans l'apothéose d'un empereur était des plus importants. En théorie, c'était lui qui décidait si le César décédé devait ou non être mis au rang des dieux… Et ce n'était pas automatique ! seul celui qui avait été, aux yeux du Sénat, "bon" empereur, c'est-à-dire qui avait ménagé l'orgueil des Sénateurs et respecté leurs prérogatives, pouvait recevoir cet honneur posthume. Parmi les premiers empereurs, seuls Auguste, Claude, Vespasien et Titus répondirent aux critères de sélection sénatoriaux. Les autres (Tibère, Caligula, Néron, Domitien) s'étant montré méprisants, arrogants, voire hostiles ou agressifs à l'égard du Sénat, ne reçurent jamais l'apothéose ; certains même furent frappés de la damnatio memoriae (= condamnation de la mémoire) qui jetait littéralement leur personne et leurs actes aux oubliettes de l'Histoire.

Naturellement, si l'apothéose de son prédécesseur lui était politiquement nécessaire, le nouvel empereur avait les moyens d'influer sur la décision Pères conscrits. Mais, là non plus, ce n'était pas gagné d'avance ! Par exemple, à la mort d'Hadrien, on vit son successeur Antonin faire des pieds et des mains pour que les Sénateurs, fort rancuniers, admettent son prédécesseur et père adoptif parmi les divinités. Cette piété filiale valut d'ailleurs à cet Antonin le surnom grâce auquel il est passé à la postérité : "le Pieux" !

Pour info, j'ai déjà eu l'occasion de parler de l'apothéose à l'occasion d'une correspondance avec une autre sympathique internaute (voir ici : Clic !). Peut-être trouverez-vous à cette page des infos supplémentaires susceptibles de vous intéresser.

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4 Décembre 2002

Francis a écrit : 

Afin de préparer notre prochain voyage scolaire à Rome, nous devons effectuer des recherches sur le Panthéon, principalement sur les différentes sortes de marbre dont il est constitué, à l'intérieur comme à l'extérieur, car nous avons vu de superbes marbres et nous aimerions avoir plus d'informations. Nous avons débuté ce projet dans les carrières de Marbre de Marquise qui se trouvent dans notre région, le Pas-de-Calais et nous finirons à Rome.

RÉPONSE :

Les infos architecturales très ciblées que vous recherchez n'ont qu'un rapport très lointain avec la vie des empereurs romains, sujet de prédilection de mes pages internet. Aussi, tout ce que j'ai pu glaner à propos des matériaux de construction du Panthéon se résume à bien peu de chose ! Après avoir farfouillé un peu partout, tout ce que j'ai pu apprendre c'est que le pavement du Panthéon (constitué de granit, de porphyre et de marbre), fut restauré en 1873 selon le dessin original. Ce qui, naturellement, ne nous dit rien de l'origine de ce marbre…

Faute de documentation spécialisée, je me vois donc contraint de vous renvoyer vers d'autres sites ; par exemple, les pages (en anglais) que l'excellent site LacusCurtius consacre au Panthéon :

  • The Pantheon - Hadrian's Temple : Clic !
  • Pantheon (Article du Topographical Dictionary of Ancient Rome de Platner et Ashby) : Clic !
  • 58 liens sur le Panthéon : Clic !

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4 Décembre 2002

Isabelle a écrit : 

J'ai une pièce romaine d'un certain Crispus. Le connaissez vous ? Qui est cet homme aux cheveux frisés ? Merci d'avance pour votre réponse.

RÉPONSE :

Même si vous ne m'avez pas envoyé la photo de votre beau brun aux cheveux frisés (en Belgique, on parle plutôt de cheveux crollés), et malgré le faible niveau de mes connaissances numismatiques, je crois avoir identifié votre Crispus (à vrai dire, je n'en connais qu'un !). Voici donc quelques infos sur le fabuleux - et surtout tragique - destin de ce personnage.

Crispus (de son vrai nom latin complet Flavius Julius Crispus) n'était autre que le fils aîné de Constantin le Grand, le premier empereur chrétien. Sa mère s'appelait Minervina et n'était sans doute pas officiellement mariée avec son Constantin. Quoi qu'il en soit, qu'elle fût son épouse légale ou non, cette brave femme disparut de l'histoire en 307, quand cet arriviste cynique qu'était Constantin l'abandonna afin de convoler en justes noces avec Fausta, la fille de l'empereur Maximien Hercule. On peut donc en déduire que notre Crispus naquit avant 307, probablement vers 305, et sans doute dans la partie orientale de l'Empire romain (à cette époque Constantin était retenu, hôte ou otage, à la cour du vieil empereur Dioclétien qui résidait le plus souvent à Nicomédie - auj. Izmit en Turquie).

crispus

Après 307, Crispus rejoignit sans doute son père en Gaule. Preuve indéniable des faveurs (sans doute intéressée) dont Constantin comblait le parti chrétien, son éducation fut confiée au célèbre écrivain chrétien Lactance - un polémiste à la dent dure et à la rancune tenace. Ce Lactance s'acquitta de sa tâche pédagogique jusqu'aux environs de 317, l'année où son impérial élève débuta sa carrière officielle.

Le 1er mars 317 à Serdica (auj. Sofia, en Bulgarie) Crispus fut en effet nommé César (= empereur -adjoint) par son père. Par la suite, le consulat lui fut attribué à trois reprises (en 318, 321 et 324). Envoyé en Gaule défendre la frontière du Rhin, il s'acquitta fort bien de cette tâche (vu son jeune âge, sans doute avec l'aide d'un mentor) : en 320 et 324 des incursions de Francs et d'Alamans furent repoussées sans dommages. Entre-temps Crispus avait épousé une jeune fille du nom d'Hélène (ne pas confondre avec sainte Hélène, la mère de Constantin), qui, en octobre 322, lui donna un enfant. Bien qu'il manifestât par la suite (nous le verrons) une curieuse conception de "l'art d'être grand-père", il paraît que cette naissance réjouit fort le grand Constantin…

En 324, lors de la seconde guerre entre Constantin et son rival Licinius, Crispus se distingua comme commandant de la flotte, contribuant grandement à la victoire finale de son père. Crispus était alors à l'apogée de sa gloire… Mais sa chute fut rapide, brutale et cruelle : en 326, Constantin ordonna son exécution.

Le jeune Crispus fut mis à mort à Pola, en Istrie (auj. Pula, en Croatie).

Bien sûr, il va de soi qu'un père ne peut ordonner la mort d'un de ses fils sans bonnes raisons… Cependant, nous ne savons rien des motifs de l'exécution de Crispus. Évidemment, le fait que, cette même année 326, le doux empereur saint Constantin fit également assassiner son épouse Fausta (ébouillantée dans son bain), donne à penser qu'une intrigue s'était peut-être nouée entre elle et son beau-fils Crispus… S'agissait-il d'une triviale histoire de fesses, comme le rapportent, non sans quelque sourde médisance, les historiens byzantins Zosime (VIe siècle) et Zonaras (XIIe siècle), ou d'une affaire politique, d'un complot contre Constantin, comme l'affirme l'historien franc Grégoire de Tours (VIe siècle) ? Nous n'en savons rien.

Faut-il également croire que Constantin, proche de la mort, fut dévoré par le remords, et que c'est parce que seuls des prêtres chrétiens pouvaient lui promettre l'absolution pour ces crimes abominables, qu'il se décida enfin à se convertir officiellement au christianisme ? Les avis sont partagés…

Nous ignorons tout du sort que Constantin réserva à l'épouse de Crispus et à son (ou à ses) enfants(s)… Mais le fait qu'ils disparaissent totalement de l'Histoire après 326 n'est guère rassurant. Ce tragique silence des textes antiques ne porte pas à croire qu'en l'occurrence, le bon saint Constantin resplendit d'une magnanimité assortie à l'éclat de son auréole !

(Source : Site DIR - De Imperatoribus romanis - Crispus Cæsar)

N. B. : Si vous souhaitez admirer des représentations d'autres pièces à l'effigie de Crispus, vous en trouverez toute une flopée ici : Clic !

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6 Décembre 2002

Bidzina a écrit : 

J'ai appris qu'il a eu plusieurs inscriptions lapidaires pendant la période de l'Empire Romain qui ne sont pas déchiffrées.

Pourriez-vous me communiquer les sites Internet concernant ce sujet?

RÉPONSE :

Connaissez-vous la plaisanterie (authentique) qu'au début du siècle passé, un facétieux personnage fit à un savant latiniste de ses amis ? Un beau jour, il lui apporta la copie d'une mystérieuse inscription gravée sur une plaque de bronze trouvée, prétendait-il, au fond de son jardin. Elle était constituée de ces quatre simples lignes :

inscript

Après s'être gratté le crâne pendant quelques jours, et avoir consulté de volumineux bouquins, le savant épigraphiste crut enfin avoir déchiffré cette énigme. Il fit venir son copain, l'heureux inventeur de la prétendue trouvaille archéologique, et lui révéla tout glorieux, qu'il s'agissait d'une plaque de dédicace d'un monument destiné à l'adduction d'eau ! En effet, cette inscription abrégée devait être lue comme suit : "RES(publica) ER(igere) VO(luit ad) IR(iriganionem)", c'est-à-dire, en bon français : "la République a souhaité construire (cet édifice) pour l'irrigation".

Naturellement, le plaisantin s'esclaffa et lui répondit que, sans chercher midi à quatorze heures ni avoir fait d'études supérieures, le fontainier municipal était parvenu sensiblement à la même conclusion que lui, puisqu'il avait déchiffré sans peine le mot "réservoir" !

Blague à part, je ne me souviens pas d'avoir d'entendu parler d'inscriptions lapidaires romaines indéchiffrables. La langue latine étant parfaitement connue (même au stade archaïque), seul le mauvais état du support pourrait éventuellement entraver la compréhension de documents épigraphiques relatifs à l'empire romain. C'est du moins ce que je pense, peut-être naïvement…

En ce qui concerne l'Italie ancienne, ce ne sont pas les inscriptions latines qui posent problème, mais plutôt celles rédigées en langue étrusque. En effet, les Étrusques, qui furent longtemps (en gros, du XIIe au IVe siècle av. J.-C.) les maîtres incontestés du Nord et du centre de l'Italie (Rome comprise), parlaient une langue pré-indo-européenne qui est encore loin d'avoir livré tous ses secrets. On sait lire l'étrusque, mais on ne comprend pas tout, loin de là ! Des quelque 10 000 inscriptions qui sont parvenues jusqu'à nous, la plupart, courtes et stéréotypées, ne nous livrent que le nom d'un défunt, avec certaines précisions que l'on peut dont on peut deviner le sens ("fils de", "fille de", "épouse de" ou "est mort à tant d'années"). D'autres inscriptions sont des marques de propriété (un objet est censé dire : "j'appartiens à untel") ou des marques de don ("untel m'a donné à untel") dont le libellé répétitif peut s'interpréter sans difficulté. Au-delà de ces notions de base, induites des inscriptions les plus simples (et les plus nombreuse), notre connaissance de l'étrusque reste lacunaire, tant à cause de la rareté des textes longs que de la difficulté intrinsèque d'une langue qui ne ressemble à aucune autre. À noter qu'un texte en langue étrusque un peu long a été récemment mis au jour : la "table de Cortone" (voir ici : Clic !). Mais la "pierre de Rosette" de la langue étrusque reste encore à découvrir…

Si l'étruscologie vous intéresse, voici quelques sites relatifs à ce sujet :

  • Rasenna, site consacré à l'étruscologie : Clic !
  • Etruscan on the Web : Clic !
  • UCL - ARKE / Arka - Étruscologie et antiquité italiques : Clic !
  • Etruscology : Clic !
  • Écriture étrusque, carte d'identité : Clic !

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10 Décembre 2002

Henri a écrit : 

Je tombe sur votre site en recherchant la phrase dont j'ai lu quelque part qu'elle était prononcée à l'attention de l'empereur au moment du triomphe et qui est : "Souviens-toi que tu es mortel (ou poussière ?)" en latin ?

Merci de votre aide, s'il y a lieu…

RÉPONSE :

Si j'en crois cette page d'un site d'Université catholique de Louvain (Clic !), la phrase que vous recherchez, celle qu'un esclave susurrait à l'oreille du général victorieux afin de lui rappeler sa "condition humaine" se prononçait en latin : "Memento te hominem esse" ("Souviens-toi que tu n'es qu'un homme"). Certains pages internet donnent cette variante : "Respice post te, hominem te esse memento", soit : "Regarde autour de toi, et souviens toi que tu n'es qu'un homme" ; ce qui revient au même.

Cependant, je suis loin d'être certain que cette phrase était la seule à être utilisée en cette circonstance, qu'il s'agissait de mots imposés par le rituel du Triomphe. C'est d'ailleurs ce que sous-entend mon petit Dictionnaire de l'Antiquité (Université d'Oxford - Éditions robert Laffont, Coll. Bouquins). Voici ce qu'on peut y lire : "le triomphateur, richement vêtu et couronné de lauriers, traversait la ville, monté sur un char attelé de quatre chevaux blancs, un esclave à ses côtés lui murmurant des phrases telles « rappelle-toi que tu es mortel » afin de conjurer les conséquences négatives qu'un tel succès pouvait entraîner". Il me semble d'ailleurs avoir lu quelque part que c'était cette autre fameuse phrase : Souviens-toi que le Capitole (le Temple de Jupiter capitolin où il offrirait sa couronne de laurier aux dieux) est proche de la Roche Tarpéienne (falaise d'où étaient précipités les condamnés à mort) qui était murmurée au triomphateur.

Quant à cette autre formule que vous évoquez ("Souviens-toi, homme, tu es poussière et que tu retourneras à la poussière" - en latin : "Memento, homo, quia pulvis es et in pulverem reverteris"), elle n'a absolument rien à voir avec les triomphes romains. Ce sont là les paroles que prononcent les prêtres catholiques lors de l'imposition des cendres à l'office du Mercredi des Cendres (au début du Carême, le lendemain du Mardi-Gras). Elles rappellent la malédiction d'Adam, quand il fut chassé par Dieu du Paradis terrestre : "Tu mangeras ton pain à la sueur de front jusqu'à ce tu retournes à la terre d'où tu as été tiré, car tu es poussière et tu retourneras en poussière" (Genèse, 3 : 19).

Tout ça pour avoir croqué la pomme ! Doux Seigneur…

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10 Décembre 2002

Bidzina a écrit : 

Nous savons que, du IIe au IVe siècle, les Chrétiens interdisaient l'entrée à l'Église pour la protéger des païens.

Est-ce que vous connaissez quelques ouvrages pour approfondir nos connaissances à ce sujet ?

RÉPONSE :

Effectivement, en vertu du célèbre adage du Christ : "Ne jetez pas les perles aux pourceaux", les non-initiés, les impies, les idolâtres, bref, les "païens" ne pouvaient en aucun cas assister aux "mystères chrétiens". Ce qui, par parenthèse, ne fit que renforcer la suspicion des autorités romaines envers cette secte dont les membres se réunissaient nuitamment, secrètement et privément dans des endroits mal fréquentés (cimetières, catacombes) pour célébrer en catimini dieu sait quels rites abominables !

Dans les premiers siècles du christianisme, seuls des chrétiens pur jus pouvaient donc participer aux cérémonies chrétiennes. Enfin, j'ai écrit "pur jus", mais je devrais plutôt employer l'expression publicitaire "plus blanc que blanc" car, en réalité, si tous les Chrétiens pouvaient assister à ces messes primitives, seuls ceux qui avaient reçu le baptême avaient le droit de participer aux agapes et de toucher aux nourritures consacrées. Ceux qui n'étaient pas encore baptisés, c'est-à-dire les catéchumènes (= les candidats au baptême, qui devaient encore faire leurs preuves avant d'être admis dans la communauté chrétienne), eux, devaient se contenter d'assister au repas, sans "communier" (au sens liturgique moderne du terme)

Vous trouverez des renseignements sur la liturgie des premiers siècles de l'Église, dans

  • L'Histoire du Christianisme - Vol. 1 : Le Nouveau Peuple (des origines à 250), sous la direction de J.-M. Mayeur, Ch. et L. Pietri, A. Vauchez et M. Vernard - Éditions Desclée, 2000 - Voyez en particulier : Partie II, Chapitre IV : Culte et Liturgie, par Victor Saxer.

Et éventuellement, ce petit livre de bonne vulgarisation, que j'aime beaucoup, et où vous trouverez sûrement un grand nombre de renseignements utiles à vos recherches :

  • Jean DANIÉLOU, l'Église des premiers temps, Des origines à la fin du IIIe siècle, Édition Points, Histoire, 1985.

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11 Décembre 2002

Noémie a écrit : 

Je dois faire un exposé sur le griffon (l'animal fabuleux) mais malheureusement il me manque beaucoup de renseignements, pourrais-tu m'aider ?

Il me faut

  • son "habitat"
  • sa taille
  • son poids
  • ses pouvoirs, activités
  • sa reproduction
  • son alimentation
  • une légende

Merci beaucoup si tu peux m'aider, même si tu n'as pas tout ce que je demande, car il y en a vraiment beaucoup !

RÉPONSE :

Tout ce que je sais au sujet du griffon se trouve déjà dans ces pages "Courrier" de mon site : Clic ! et Clic !.

Comme tu le constateras, ce n'est pas grand-chose ! Malheureusement…

J'ai cependant repéré sur le Web quelques sites qui pourraient sans doute t'intéresser :

(Liste vérifiée et complétée le 16 mars 2006)

  • wikipedia.org - Griffon (mythologie) : Clic !
  • corumcle.edres74.ac-grenoble.fr - Monstres de la mythologie, interviews insolites : Clic !
    • Interview du griffon (dossier PDF a télécharger) : Clic !
  • corumcle.edres74.ac-grenoble.fr - Un dossier d'élèves sur le Griffon : Clic !
  • cercledelalune.freesurf.fr - Le Griffon (Europe) : Clic !
  • russievirtuelle.com - Personnages mythologiques, le Griffon : Clic !
  • the.griffin.free.fr - Belles photos de Griffons de toutes tailles, de toutes formes et de toutes couleurs : Clic !
  • expositions.bnf.fr - Bestiaire du Moyen Age, le Griffon : Clic !
  • pages.videotron.com - Châteaux celtes et chimères - le Griffon : Clic !
  • hermaphrodiable.free.fr - Les créatures mythiques, les monstres nés de la terre : Clic !
  • avalonfantastique.ifrance.com - Créatures fantastiques : Clic !

Cela étant, puisque le Griffon est un animal fabuleux, qui n'a jamais existé sauf dans l'imagination de vieux rêveurs, à mon avis, tu peux toi aussi imaginer ce qu'il te plait à son sujet : sa taille, son poids, son mode de reproduction etc… Par exemple, de quoi pourrait bien se nourrir un Griffon du XXIe siècle ? Du foie de Prométhée ou d'un hamburger de chez MacDo ? Un griffon intelligent ne serait-il pas tenté aujourd'hui d'aller habiter la Côte d'Azur plutôt que de se les geler vers le Pôle Nord, dans son Hyperborée natale ? etc…

Qui oserait te contredire ? qui aurait le culot de t'accuser de n'avoir pas respecté la vérité ? Je suis d'ailleurs à peu près sûr que jamais personne ne s'est posé de questions aussi précises sur le comportement de cette étrange bestiole !

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11 Décembre 2002

Jean a écrit : 

Bonjour, je suis venu dans votre site en ayant l'idée clair de trouver de l'information sur Spartacus… et qu'est-ce qu'il a fait exactement pour etre reconnue ainsi. Je voie bien que votre site n'est pas grand-chose si vous n'ete pas capable trouver une information aussi simple… mon prof d'histoire, elle aumoin, elle aurais la reponse et elle, aumoin, elle aurait asser d'information pour crée un vrai site et qui a du bon sens voyez-vous… aller donc prendre vos cours d'histoire avant de vous embarquer dans quelques choses qui n'est pas votre style… dsl pour tout mais pour moi ses tres important de dire mon avis a quelqu'un qui en a besoin…

Bonne chance.

RÉPONSE :

Là, je dois bien avouer que vous avez raison à 100 %, ou presque… Si votre prof d'histoire avait le temps de réaliser un site internet et si ce site traitait de la Rome antique, nul doute qu'il serait bien plus intelligent, plus riche d'infos, plus pertinent, plus documenté que le mien. Et si ma tante en avait, elle porterait les pantalons de mon oncle et fumerait sa pipe !
Avec des si…

Vous avez aussi raison quand vous écrivez (en substance) qu'un site Internet qui se prétend consacré à l'histoire romaine et qui n'évoque pas Spartacus, c'est comme un jour sans pain, comme un plat chinois sans sauce soja, comme un hamburger sans ketchup, comme un repas sans fromage, comme une bière sans mousse, comme le Canada sans Céline Dion et la Belgique sans frites… Bref, qu'il lui manque quelque chose d'essentiel !

D'accord, mais, comme son nom l'indique, mon site Empereurs romains n'est pas consacré à l'histoire romaine en général, mais seulement à la période impériale (en gros, de 48 av. J.-C. à 476 ap. J.-C.), et plus particulièrement encore aux faits et gestes des empereurs romains. Or, si ne m'abuse, votre grand copain Spartacus, auquel vous vous intéressez tant, n'a strictement aucun rapport avec mes chers "empereurs romains" ! En effet, sa révolte servile ravagea le Sud de l'Italie de 73 av. J.-C. à 71 av. J.-C., c'est-à-dire près d'un demi-siècle avant qu'Auguste, le premier empereur, ne prenne définitivement le pouvoir à Rome (en 27 av. J.-C.)

QUELQUES INFOS SUR SPARTACUS ?

Clic !

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