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Tibère

(Suite et fin)
 

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 QUELQUES PETITES REMARQUES SUR JÉSUS, SA VIE, SON TEMPS…

À propos de "perles aux pourceaux", il me semble impossible de quitter Tibère sans évoquer l'inventeur de cette puissante métaphore, ce Jésus "le Nazaréen" qui exerça son "ministère public" sous le règne de cet empereur.
Naturellement, je ne puis, dans le cadre de ces brèves notices, me livrer à une étude exhaustive de la vie (réelle ou supposée) et des actions (factuelles ou interprétées) de cet Homme qui devint Dieu, pour reprendre l'expression de Gérald Messadié. Je me contenterai donc d'aborder, sans m'attarder outre mesure, quelques aspects du "Dossier Jésus", de vous faire part de quelques-unes de mes réflexions, et d'émettre quelques hypothèses peut-être parfois hasardeuses, j'en conviens...

1. L'historicité - l'existence réelle - dans l'espace palestinien au début du Ier siècle d'un homme nommé Jésus ne soulève plus guère d'objections de nos jours.
Un fait n'en reste pas moins gênant : nous ne pouvons appréhender la réalité historique du personnage que par des textes chrétiens (Évangiles, Actes, Épîtres, apocryphes divers). Les auteurs "païens" contemporains, eux, n'ont dit mot de Jésus ! Les rares passages qui nous ont été conservés chez Tacite, Suétone et Flavius Josèphe ont été si visiblement "chipotés", interpolés, expurgés, réécrits ou tronqués qu'il est illusoire d'y rechercher la moindre information valable.

On a souvent coutume de justifier ce silence étrange en prétendant que les grands historiens latins ne se souciaient guère de ce qui se passait dans cette Palestine si éloignée de Rome, ce "petit canton de l'Empire".

Cet argument m'étonnera toujours ! C'est un peu comme si l'on prétendait aujourd'hui que les États-Unis ne s'intéresseraient pas à ce qui se passe au Panama, dans le Golfe persique ou au Groenland !

Le couloir syro-palestinien en général et le royaume des Juifs en particulier revêtait, aux yeux des Romains, une importance stratégique considérable, voire vitale. Cette mince bande de terre entre désert et Méditerranée, qui reliait la vallée du Nil à celle de l'Euphrate, constituait l'un des points sensibles de l'Empire. Si l'ennemi (entre autres les Parthes tout proches) s'emparait de ces territoires, les communications terrestres entre les parties orientales et occidentales de l'Empire seraient interrompues. Dans cette hypothèse, Rome ne pourrait pas rester longtemps en possession de l'Égypte, ce grenier à céréales, l'équivalent antique de ce que représente aujourd'hui l'Arabie Saoudite pour les pays industrialisés.

Ce n'est donc pas au nom d'une quelconque "tolérance religieuse", au demeurant fort anachronique, que les Romains, tout en gardant à l'œil ce "peuple à la nuque raide" et en réprimant sévèrement les fréquentes révoltes nationalistes, respectaient le particularisme des Juifs et ménageaient leurs susceptibilités religieuses… Dame ! en les opprimant plus que de raison, ils les auraient jeté dans les bras de l'ennemi héréditaire mésopotamien !

Tout cela pour dire qu'il est fort peu probable que des historiens du genre de Tacite n'aient pas parlé de Jésus. Si ces textes ont été remaniés en profondeur ou ont été détruits, c'est sans doute parce que l'image qu'ils proposaient du Christ paraissait choquante aux premiers copistes chrétiens, ou pouvait nuire à l'image de marque de la toute jeune religion.

Reste à savoir pourquoi ce portrait pouvait choquer les premiers Chrétiens ou irriter les autorités romaines...

2. Les Évangiles (les synoptiques surtout) décrivent un Jésus polymorphe, un personnage composite : parfois moraliste souvent paradoxal, parfois thaumaturge doué et réputé, parfois réformateur religieux ambigu, parfois prophète de malheur, parfois magicien-prestigitateur...
Deux facettes de sa personnalité sont cependant moins présentes dans les Saintes Écritures : son activité politique messianique en tant que fils de David et son rôle mystique de Fils de Dieu. Précisément, celle qui marqua sans doute le plus ses contemporains et celle que retiendra le plus les générations futures !

Le plus souvent Jésus se nomme "Fils de l'Homme". Je sais bien qu'il s'agissait là d'un terme biblique désignant le Messie annoncé par les Prophètes, mais il n'en reste pas moins que de "Fils de l'homme" à "Fils de Dieu", il y a un fameux pas ! Tellement immense que Jésus semble d'ailleurs s'être toujours refusé de franchir explicitement. Il est vrai aussi que s'il avait tenté d'initier les savants "Docteurs de la Loi" à toutes les finesses du futur dogme chrétien qu'enseigne le catéchisme, avec Lui-Même dans le rôle d'un Fils d'un Dieu unique en trois personnes distinctes douées d'une seule volonté, ces respectables Pharisiens l'auraient sans nul doute envoyé illico presto au cabanon.

Les Évangiles sont un peu moins discrets quant au rôle politique de Jésus. Passons sur son entourage compromettant, avec ce Simon "le Zélote" et/ou Simon Képhas c'est-à-dire "Le Roc", "la Pierre", voire "Cœur de Pierre" ; sur des paroles du style : "Je ne suis pas venu vous apporter la paix, mais le glaive" (instinct prémonitoire aigu) ; ou encore sur cette entrée à Jérusalem, quand Jésus fut accueilli aux cris de "Hosanna !", ce qui veut dire "Libère-nous !" (Libérer les Juifs de qui, sinon des Romains ?)…
Tout cela n'est qu'allusif !

Ce qui est plus explicite ce sont les prétentions de Jésus à la royauté terrestre d'Israël.

À titre d'exemple, un étonnant dialogue entre Jésus et Simon que relate saint Matthieu (17 : 23...) : "Lorsqu'ils furent arrivés à Capharnaüm, ceux qui percevaient l'impôt des deux drachmes s'avancèrent vers Pierre : " Ton maître le paye-t-il pas les deux drachmes ? " - " Si fait, dit Pierre, il les paie ". Mais quand ils furent entrés à la maison, Jésus le devança et dit : "Que t'en semble-t-il, Simon ? De qui les Rois de la terre perçoivent-ils l'impôt, de leurs fils ou des étrangers ? " Pierre répondit : " Des étrangers. " - " Les fils, reprit Jésus, en sont donc exempts !…"

Vous avouerez que, dans la bouche d'un fils de simple charpentier, ces propos manquent singulièrement de modestie !
Quoi qu'il en soit, ici encore, entre un fils des Rois de la Terre et un fils de Dieu dont le Royaume n'est pas de ce monde, il y a de la marge.

Il ne faut pas non plus perdre de vue que l'une des rares choses sur laquelle tous les Évangiles (aussi bien les synoptiques que celui de Jean) s'accordent, c'est le motif de l'exécution de Jésus : il fut crucifié comme roi des Juifs. "Donc tu es roi des Juifs ?" lui demande Pilate Jésus de répondre en substance "Tu l'as dit bouffi, je suis roi !"

christ

L'évangéliste Jean (19 : 17...) enfonce encore un peu plus le clou (si j'ose dire) : "Pilate avait fait faire un écriteau qu'on fixa au-dessus de la croix ; il y était écrit : " Jésus le Nazaréen, roi des Juifs". (…) Les pontifes des Juifs dirent donc à Pilate : " N'écris pas : le roi des Juifs ; mais écris plutôt : Cet homme se prétend le roi des Juifs. " Et Pilate répondit : " Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit ! "
C'est qu'ils auraient voulu lui faire commettre un faux, les curetons juifs !

3. De nos jours, certains écrivains inventifs profitent des années obscures de la jeunesse de Jésus, dont on ne connaît rien, pour le faire voyager un peu partout. Ils vont même jusqu'à le faire aller au Tibet... Comme Tintin ! Alors, ne pourrait-on pas envisager, nous aussi, de le faire voyager jusqu'à Rome, ou jusque Capri, et le faire rencontrer le vieil empereur Tibère. Ceci expliquerait au moins pourquoi l'apologiste chrétien Tertullien se fera l'écho d'un ragot prétendant que ce brave misanthrope de Tibère aurait demandé au Sénat de reconnaître Jésus comme Dieu.

Comme Dieu, je ne sais pas... Mais comme roi des Juifs, c'est possible...

Je m'explique. Comme je l'ai signalé plus haut, ce que les Romains désiraient avant tout c'est que la Palestine, "région sensible" et surpeuplée, reste calme. Or, la dynastie qu'ils avaient mise en place, celle d'Hérode, était (doux euphémisme) loin d'être populaire. En fait, l'écrasante majorité des Juifs, élite et petit peuple confondus, haïssaient cordialement les Hérodiens, ces incirconcis, ces roitelets iduméens imposés par Rome ! Il n'est donc pas impossible que, pour rétablir le calme dans ces contrées, Tibère ait envisagé un moment de remplacer la dynastie iduméenne, étrangère et haïe, par la dynastie davidienne, nationale et populaire.

"Des preuves ?" me demandez-vous.

Disons deux ou trois indices.

Personnellement, et quoique je sois loin d'être rétif au merveilleux, j'ai toujours été tenté de voir dans ce qu'il est convenu d'appeler "la Tentation du Christ" (celle des Évangiles, pas celle de Kazantzakis), une proposition romaine.
Rappelez-vous, Satan emmène Jésus sur une colline (ou sur le parvis du Temple) et lui fait une étrange proposition, qui, si on la prend au pied de la lettre, fleure bon l'hérésie manichéenne : "Je te donnerai toute cette puissance et la gloire de ces royaumes, car elle m'a été donnée, et je la donne à qui je veux. Si tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi !" (Luc, 4 : 6). Un empereur romain (Tibère par exemple) se serait-il exprimé différemment pour proposer un royaume vassal à un souverain potentiel ?

Et puis il y a cette bizarre Parabole des talents (Mat, 25 14-30 et Luc 19 11- 27) à la morale si paradoxalement amorale ("à celui qui a, on donnera ; mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a"). Jésus s'y identifie à un "personnage de haute naissance" qui s'en va "dans un pays lointain (Rome ?) pour y être investi de la royauté".

Et enfin, un fait paradoxal : Même si Pilate fait crucifier Jésus comme "Roi des Juifs", il ne semble pas penser que Jésus usurpe cette qualité. En effet, dans l'Évangile selon Luc (23 : 3-4), le préfet romain interroge Jésus : "Es-tu le roi des Juifs ?". Jésus répond affirmativement. Pilate, alors, se tourne vers les chefs des prêtres et s'exclame benoîtement : "Je ne trouve rien de criminel chez cet homme ! "
Ah bon !?

4. Pour terminer, une petite parenthèse historico-théologique.

Les Évangiles, tout à leur délire antisémite, présentent les Juifs comme seuls et uniques responsables de la mort de Jésus. "Pilate leur livra Jésus pour être crucifié", disent-ils à l'unisson, étant bien entendu que le mot "leur" désigne les Juifs, ces déicides !

Une falsification (parmi d'autres) qui a fait couler des flots de sang innocent.

Aujourd'hui, à peu près tout le monde admet que Jésus a subi un supplice romain, ordonné par un magistrat romain ; les Juifs ont donc été lavés de la terrible accusation qui pesait sur eux, et c'est très bien ainsi. Mieux vaut tard que jamais !

Cependant, ce qui est "amusant" dans cette histoire, c'est que les autorités chrétiennes restent à la surface du problème. Sans examiner la question sous son aspect doctrinal, ils se contentent d'expliquer l'antisémitisme des Écritures par des raisons historiques : il fallait que le Christianisme naissant coupe son cordon ombilical, se libère de ses attaches juives, et, en même temps, qu'il ménage la toute-puissante autorité romaine. Alors les évangélistes ont un peu forcé le trait, il ont un peu noirci l'âme de ces braves Juifs qui, finalement, n'avaient pas grand-chose à se reprocher !

Tout cela est évidemment exact... Mais pour éviter qu'à nouveau, de fâcheuses interprétations des textes évangéliques provoquent de nouveaux bains de sang, il aurait peut-être mieux valu que les Églises chrétiennes mettent une bonne fois pour toutes les pendules théologiques à l'heure ; qu'elles expliquent clairement et définitivement aux croyants (et aux autres) que Jésus s'est sacrifié volontairement "pour les péchés de tous les hommes". Sans crucifixion, point de Rédemption !

Qu'importe dès lors la nationalité de ceux qui rivèrent Jésus sur sa croix ! Quels qu'ils soient, ils ont bien fait ! Sans eux, nous ne serions pas rachetés de la faute originelle ! Et de toute façon, Romains ou Juifs, les bourreaux de Jésus n'étaient que les exécutants, indispensables et zélés, de la Volonté divine. La mort du Christ n'était pas une exécution, mais un sacrifice librement consenti, une étape nécessaire du plan divin. Ce n'était pas un déicide, mais un "sui-déicide" !

Comme le chante Brassens, en l'occurrence plus orthodoxe que bien des théologiens :

"Bien sûr autour du front, la couronne d'épines,
L'éponge trempée dans Dieu sait quelle bibine,
Et les clous enfoncés dans les pieds et les mains,
C'est très inconfortable et ça vous tarabuste,
Même si l'on est brave et si l'on est robuste,
Et si le paradis est au bout du chemin.

Bien sûr, mais il devait défendre son prestige,
Car il était le fils du ciel, l'enfant prodige,
Il était le Messie et ne l'ignorait pas.
Entre son père et lui, c'était l'accord tacite :
Tu montes sur la croix et je te ressuscite !
On meurt de confiance avec un tel papa
(....)
Cela dit je ne suis pas l"antéchrist de service
".

(G. Brassens, L'Antéchrist)

Tibère sur la Toile :
(Liens vérifiés et complétés le 13 septembre 2007)
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Mediterrranées.net :

Noctes Gallicanae : Abrégé d'Histoire romaine :

Wikipedia (FR) :

De Imperatoribus romanis :

The Roman Empire ; Tiberius

Tiberius 13 : Principat de Tibère :

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Tacite :

Velleius Paterculus :

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Site Histoire antique des pays et des hommes de la Méditerranée :

Catholic Encyclopedia : Tiberius

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